Nov 24

Paracha ‘Hayé-Sarah

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Paracha ‘Hayé-Sarah / Chabbat Mévaré’him

15-26 novembre 2016 / 25 ‘Hechvan 5777

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Chabbat des jeunes : A l’occasion du Chabbat des jeunes, la lecture de la Paracha et les offices seront assurés par les jeunes de la communauté.

Les Horaires :

Vendredi soir :
16h40 : Allumage des bougies (début de Chabbat à 16h42)
16h45 : Min’ha suivi d’un cours sur les Halakhot de ‘Hanoukka, puis de Chir Hachirim
18h00 : Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rabbin Mickael MOUYAL

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Rabbin Mickael MOUYAL
L’office sera suivi d’un kiddouch offert par la Famille ETYNGIER à l’occasion du mariage de Patrick ETYNGIER avec Myriam SAMOUN. Nous leur souhaitons un grand Mazal-Tov !

Samedi après-midi :
16h00 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit offerte par la Famille ETYNGIER à l’occasion du mariage de Patrick ETYNGIER avec Myriam SAMOUN. Nous leur souhaitons un grand Mazal-Tov !
D’var Thora par le Rabbin Didier KASSABI
16h59 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
17h51 : Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit


Roch ‘Hodech Kislev :

Roch ‘Hodech Kislev aura lieu jeudi 1er décembre (à partir de mercredi 30 novembre au soir).


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir de 20h à 21h à la Synagogue.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.

Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous ! Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.
Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

Hachem le D.ieu du ciel Qui m’a pris de la maison de mon père :

Sur ce verset, Rachi explique que Avraham n’a pas ajouté ici « et le D.ieu de la terre », comme il l’a dit plus haut : « Je vais te faire jurer par Hachem le D.ieu du ciel et le D.ieu de la terre ». La raison est qu’à présent, grâce à Avraham, Hachem est aussi le D.ieu de la terre, car Avraham l’a aussi fait connaître sur terre. Mais, quand D.ieu l’a pris de la maison de son père, Il n’était que le D.ieu du ciel et non de la terre, car les gens vivants sur terre ne le connaissaient pas encore.
Mais on peut se demander. Peut-on imaginer que Hachem n’était pas le D.ieu de la terre ?!
On apprend de là, que la divinité se dévoile dans un endroit que si on la reconnaît. Si on reconnaît D.ieu dans un endroit, alors Il s’y révélera et Il sera le D.ieu de cet endroit. Mais si on ne Le reconnaît pas, alors Il se retirera et se voilera dans ce lieu. La Emouna (foi) en Hachem entraîne le dévoilement de Sa Présence. Plus on connaît Hachem et plus il se révèle. (Rav Volbé).

Le serviteur prit dix chameaux :

Pourquoi Eliezer prit des chameaux pour se rendre à Aram Naharaïm trouver une femme pour Yits’hak ? Il aurait pu prendre des chevaux ou encore des ânes !
En fait, la Providence Divine a voulu qu’il prenne des chameaux car cet animal a un signe pur (il rumine) et un signe impur (il n’a pas de sabots fendus). Ainsi, cela devait indiquer que du mariage entre Yits’hak et Rivka devait sortir deux jumeaux : un pur (Yaacov) et un impur (Essav). (Midrash).

Le serviteur courut vers elle :

Quand Rivka sortit vers le puits, Eliezer courut vers elle. Rachi explique que Eliezer remarqua que l’eau du puits sortit vers elle. A la vue de ce miracle, Eliezer vit en elle une femme pieuse et c’est pourquoi il courut vers elle.
Mais on peut s’interroger. En effet, un peu plus tard, quand Rivka souhaitait donner à boire à Eliezer et ses chameaux, il est dit : « Elle courut vers le puits pour puiser de l’eau et elle puisa pour tous ses chameaux ». Ainsi, pourquoi à ce moment là, le miracle ne se reproduisit pas et elle dut puiser de l’eau, ce qui laisse entendre que l’eau ne sortit pas vers elle ?
En fait, au départ, lorsqu’elle voulut puiser de l’eau pour elle-même, l’eau sortit vers elle pour ne pas qu’elle se fatigue pour puiser. Mais après, quand elle voulut donner de l’eau pour Eliezer et ses chameaux, là cela constituait une Mitsva de bonté et charité. Là, le Ciel souhaitait qu’elle investisse des efforts pour la Mitsva et qu’elle fasse d’elle-même toutes ses étapes. Ainsi, elle dut puiser par elle-même et l’eau ne sortit pas à son encontre. On voit de là que les efforts que l’homme investit pour accomplir une Mitsva sont très importants aux yeux d’Hachem. (Rabbi Levi Yits’hak de Berditchev)

Le coin Halakha

Quelqu’un qui a procédé aux ablutions du matin mais ne s’est pas encore essuyé les mains, même s’il touche un aliment avec ses mains mouillées, cela ne pose aucun problème. Et même si certains pensent que le mauvais esprit de la nuit ne s’en va complètement qu’après s’être essuyé les mains, malgré tout, l’essentiel de ce mauvais esprit se retire après les ablutions. Pour faire encore mieux, le Gaon de Vilna préconise que l’on verse quatre fois de l’eau et non trois fois, la quatrième fois servirait à enlever le mauvais esprit de l’eau qui a été en contact avec lui.
Tout le problème de toucher un aliment avant les ablutions du matin, c’est uniquement pour toucher l’aliment lui-même. En revanche, il n’y a aucun problème de toucher l’ustensile qui contient l’aliment. On ne va pas dire que l’impureté va se poser sur l’ustensile qui va ensuite se transmettre à l’aliment qui y est posé. C’est pourquoi, on pourra donner à un enfant une bouteille pour boire même s’il n’a pas fait Netilat Yadaïm (les ablutions), car il ne va toucher que l’ustensile et non la boisson. Cependant, on ne devra pas toucher un tonneau contenant de l’alcool, car dans ce cas là précis, l’impureté va se poser sur l’alcool même s’il n’a touché que l’ustensile.

Le coin discours

Lorsque Eliezer se rend dans le pays natal de Avraham pour trouver une femme pour Yits’hak, il se met à récapituler devant eux tout ce qui lui est arrivé depuis le début. Entre autre, il leur raconte la discussion qu’il a eu avec Avraham. C’est là qu’il leur déclare : « Alors j’ai dit à mon maître (Avraham) : Peut-être (אולי) que la femme ne viendra pas avec moi ». Le terme אולי qui signifie « peut-être » est inscrit dans la Thora sans le Vav, c’est à dire אלי ,qui signifie aussi « vers moi ». Rachi explique cela en disant que Eliezer avait une fille qu’il cherchait à marier à Yits’hak. Alors Avraham lui dit : « mon fils est béni alors que toi (qui descend de ‘Ham) tu es maudit et le maudit ne peut pas se lier avec le béni ». C’est cela l’allusion de (אלי) vers moi, car Eliezer cherchait à ce que finalement Avraham se tourne vers lui.
Seulement au démarrage, lorsque Eliezer parla à Avraham, Eliezer lui dit alors : « peut-être la femme ne voudra pas venir avec moi » et là le terme « peut-être » est écrit אולי, avec le Vav.
Pourquoi cette différence ?
Le Sifté ‘Hakhamim explique que lorsque Eliezer arriva à Aram Naharaïm, Lavan lui dit : Vient béni de Hachem ». Alors, Eliezer comprit qu’à présent il est devenu béni. A présent, il pourrait donc marier sa fille à Yits’hak et il put alors leur en faire allusion par le terme אלי.
Mais plus profondément, le Rabbi de Kotsk explique que lorsqu’un homme à un intérêt personnel, il est aveuglé par cet intérêt et il ne peut même pas se rendre compte de celui-ci. Mais quand l’intérêt s’en va, il peut alors en prendre conscience. C’est pourquoi, c’est seulement après que Eliezer a trouvé Rivka pour Yits’hak et que son intérêt de lui donner sa fille s’en alla, qu’il put alors prendre conscience de son intérêt. Seulement alors il put leur dire אלי et leur faire ainsi allusion à son intérêt. Mais au départ, quand il parla avec Avraham et qu’il était encore sous l’emprise de son intérêt, il ne pouvait pas encore en prendre conscience. C’est pourquoi, il dit אולי, sans allusion à son intérêt.
De son côté, le Imré Emet explique que tant que Eliezer était auprès de Avraham, il était tellement influencé par sa sainteté qu’il n’avait alors aucun intérêt personnel étranger. Mais quand il se trouva dans la famille de Lavan, avec des impies, là alors s’éveilla son intérêt personnel qu’il leur fit savoir par le terme de אלי.
Le Maharal de Prague explique que Eliezer n’osait pas évoquer son intérêt de marier sa fille à Yits’hak devant Avraham. Il trouvait que cela ne se faisait pas. Mais devant Lavan, il trouva bon de le lui en faire allusion parce que par ce biais, il lui fit savoir que Yitshak est béni. Eliezer souhaitait ainsi qu’il s’empresse de marier leur fille à Yits’hak du fait que celui-ci est béni.
Le Keli Yakar quant à lui, explique que Eliezer ne pouvait pas dire אלי) vers moi) devant Avraham, car alors cela aurait pu signifier « A cause de moi », c’est à dire que Eliezer aurait voulu lui dire : « Peut-être que c’est à cause de moi que la femme ne voudra pas me suivre, parce que je suis un simple esclave ». Mais devant la famille de Rivka, Eliezer ne pouvait pas leur faire part de cet intention, car il ne va pas se dégrader devant eux, risquant ainsi de compromettre sa mission. Ainsi, le terme אלי ne pouvant plus alors signifier « A cause de moi », ce terme pourra alors signifier  »vers moi » faisant ainsi uniquement allusion à son intérêt de marier sa fille à Yitshak.
Sur un autre ordre, le Pardess Yosseph explique qu’au départ, quand Eliezer était encore auprès de Avraham, il pensait que la famille de Avraham était des gens honorables, il lui était donc évident que Avraham n’allait pas marier sa fille, qui était servante, à Yits’hak, alors qu’il pouvait la marier à une femme d’une noble famille. Mais quand Eliezer arriva à Aram Naharaïm et qu’il découvrit que la famille de Avraham était constituée de gens de peu de valeur, comme Lavan, qui était un impie, c’est alors que s’éveilla en lui l’espoir de marier sa fille à Yits’hak, car il n’était pas moins bien qu’eux. C’est donc devant eux qu’il dit אלי.
Enfin, Rabbi Noa’h de Piassetsné explique qu’au départ, Eliezer pensait que si la femme ne voulait pas venir, alors il serait possible de faire venir Yits’hak dans son pays. Alors, dans cet configuration là, il n’y aurait pas d’espoir que Eliezer marie sa fille à Yits’hak. Mais lorsque Avraham lui dit qu’en aucun cas Yits’hak n’irait dans le pays de la femme, alors Eliezer espéra que celle-ci ne veuille pas le suivre pour se rendre dans le pays de Yit’s’hak. Alors Yits’hak resterait sans femme puisque aucune femme ne voudrait aller chez lui. C’est alors que s’éveilla en lui cet intérêt de lui donner sa fille, en désespoir de cause. C’est pourquoi, une fois que Eliezer se trouva dans la famille de Rivka et qu’à présent il savait que Avraham ne voulait pas que Yits’hak se rende dans ce pays, c’est alors que Eliezer exprima son espoir de lui donner sa fille (puisque peut-être qu’aucune femme ne voudrait se rendre chez Yits’hak). C’est donc là qu’il dit אלי .

Le coin histoire

Un père était très inquiet pour son fils, car il n’avait pas d’argent pour le marier. Il prit conseil auprès de son Rav qui lui dit de faire ce qui relève de ses possibilités puis de prier et le reste, c’est Hachem qui le fera.
Le père écouta le conseil : il fiança son fils et plaça sa confiance dans le Créateur.
Quelques jours plus tard, il arriva, tout heureux, à la maison du Rav, avec un récit frappant à lui raconter. Quelques années auparavant, ce père a subi un certain accident suite à quoi il a demandé une grosse somme d’argent aux responsables. Malheureusement, à l’époque, la plainte n’avait pas été acceptée, et il en sortit les mains vides.
C’est là que le Maître du monde Tout-Puissant, entraîna que lorsqu’à présent, notre homme devait marier son fils, l’avocat relança l’affaire et représenta la plainte au tribunal. Et, de façon extraordinaire, les juges acceptèrent cette fois-ci la plainte. Le père reçut suite à cela une grande somme d’argent qui suffirent pour marier son fils mais aussi tous les enfants qui suivirent. Cette histoire nous apprend qu’une personne prête à se marier ne doit pas repousser le mariage en disant qu’il n’a pas assez d’argent. Qu’il place sa confiance en Hachem et c’est Lui qui fera tout le reste !


Chabbat Chalom !!

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