Paracha Vayéchev

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Paracha Vayéchev / Chabbat Mévaré’him

23-24 décembre 2016 / 24 Kislev 5777

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Chabbat des jeunes : A l’occasion du Chabbat des jeunes, la lecture de la Paracha et les offices seront assurés par les jeunes de la communauté.

Les Horaires :

Vendredi soir :
16h35 : Allumage des bougies (début de Chabbat à 16h39)
16h45 : Min’ha suivi d’un cours sur les Halakhot de ‘Hanoukka, puis de Chir Hachirim
18h00 : Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rabbin Mickael MOUYAL

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Rabbin Mickael MOUYAL
L’office sera suivi d’un Kiddouch communautaire.

Samedi après-midi :
16h00 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
16h15 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit .
D’var Thora par le Rabbin Mickael MOUYAL
16h54 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
17h53 : Arvit, suivi de l’allumage de la 1ère bougie de ‘Hanouka, puis la Havdala et dégustation de beignets.

A partir de ce Motsaé Chabbat, cours mixte durant une heure après la Havdala. Le Rabbin Mickael MOUYAL vous offrent la possibilité d’étudier le livre « Alé Chour » afin de construire sa personnalité.
Le Alé Chour est un véritable classique de la philosophie rabbinique rédigé par le Rav Chlomo WOLBE, récemment décédé. Publiée il y a environ 50 ans, cette œuvre est devenue depuis lors une référence en la matière.
En méditant sur les paroles du Talmud, le Rav Chlomo WOLBE aborde les questionnements fondamentaux qui jalonnent l’existence, de l’adolescence jusqu’au terme de la vie. Les idées développées sont à la fois subtiles et puissantes.

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit


‘Hanouka :

‘Hanouka commence ce samedi soir 24 décembre (allumage de la première bougie) jusqu’au samedi soir 31 décembre 2016 (allumage de la dernière bougie).


Roch ‘Hodech Tevet :

Roch ‘Hodech Tevet aura lieu vendredi 30 décembre (à partir de jeudi 29 décembre au soir).


La Grande fête de Hanouka :

La grande fête de ‘Hanoucah de la Communauté juive de Boulogne aura lieu :

Samedi soir 24 décembre – 25 Kislev
Allumage de la première bougie de Hanoucah
de 19h à 21h (début du concert à 19h précises)

Nous aurons le plaisir de recevoir les Pirchei Yerouchalaim venus spécialement de Jérusalem pour un concert exceptionnel à Boulogne.

La soirée sera suivie de consommation de beignets de ‘Hanoucah. Comme chaque année, chaque enfant recevra un cadeau !

Venez nombreux, emmenez vos amis.

Espace Communautaire Alfred Zemmour de la Synagoge de Boulogne, 43 rue de Abondances, 92100 Boulogne Billancourt.

Entrée libre et gratuite !


Allumage Public de ‘Hanouca :

Le Beth Loubavitch de Boulogne, avec la participation de la Communauté Juive de Boulogne, a le plaisir de vous inviter à l’Allumage Public de Hanouca sur Ménora géante :

MARDI 27 DECEMBRE à 19h15 à la maison MARIE WALEWSKA, 7 rue de Montmorency, 92100 Boulogne Billancourt.

Au programme, aussi, à partir de 18h30 :

Jongleur – distribution de cadeaux aux enfants – barbe à papa et pop-corn – dégustation de beignets et boissons chaudes.

Il est essentiel que toute la communauté, hommes, femmes et enfants soient présents, tous ensemble !!


Conférence :

Venez nombreuses et nombreux assister à la conférence du Rav Avraham DRAY sur l’éducation :

  • Semer pour s’aimer
  • Motiver un enfant
  • Rétablir la communication
  • Construire une image positive
  • Crise d’ado : passage obligé ?

samedi 14 janvier 2017 à 20h30 à l’ACJBB Sud, 134bis rue du Point du Jour.


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir de 20h à 21h à la Synagogue.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.

Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous ! Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.
Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

Le puits était vide, il n’y avait pas d’eau :

Nos Sages enseignent que ce puits où les frères ont jeté Yosseph ne contenait pas d’eau, mais contenait des serpents et des scorpions. L’eau fait allusion à la Thora, comparée à l’eau. Une personne qui n’a pas de Thora ne doit pas penser qu’il est simplement vide de Thora, mais qu’il peut par ailleurs avoir d’innombrables qualités. En fait, quand il n’y a pas de Thora, se développent des défauts et des vices. S’il n’y a pas d’eau, de Thora, il y a naturellement des serpents et des scorpions, des défauts et des vices.
(Gaon de Vilna)

Réouven entendit et il le sauva de leurs mains :

Pourquoi est-ce que c’est particulièrement Reouven qui a décidé de sauver Yosseph ?
En fait, suite à la faute qu’il a commise avec Bilhaa (qui est décrite dans la Paracha de Vayichla’h), Réouven pensait qu’il a été exclu des tribus. Mais quand Yosseph, dans son rêve, a vu 11 étoiles qui se prosternaient devant lui, Réouven en déduisit que Yosseph, à travers son rêve, le considère comme une étoile parmi toutes les étoiles des autres tribus. Ce qui signifie que Yosseph ne l’a pas exclu. Il se sentait redevable vis à vis de Yosseph qui le comptait encore parmi les tribus. C’est pourquoi, pris par ce sentiment de gratitude, il se devait de le sauver.
(Midrash)

Et elle (Tamar) dit : « Reconnais-tu de grâce (הכר נא) à qui appartient ce sceau, ce cordon et ce bâton » :

Yéhouda a entendu de Tamar cette parole mesure pour mesure pour avoir dit à son père : « Reconnais-tu de grâce (הכר נא) est-ce la tunique de ton fils ». Hachem a tourné les choses pour que Yéhouda entende ces mêmes mots et qu’il prenne conscience de sa faute et s’en repente.
En effet, Hachem montre à l’homme ses fautes à travers le principe de « mesure pour mesure » pour que l’homme puisse reconnaître ses fautes. Cela permet d’expliquer le rapport entre l’histoire de la vente de Yosseph et l’histoire de Yéhouda avec Tamar. Car on y voit comment Hachem a permit à Yéhouda de reconnaître sa faute, par le fait qu’il ait entendu de Tamar les mots de « נא הכר (reconnais-tu de grâce) ».
(Midrash rapporté et expliqué dans le Si’hot Moussar)

Comment puis-je faire ce grand mal, je fauterai vis à vis d’Hachem :

On peut se demander pourquoi Yosseph a-t-il dit à la femme de Potifar que « Je fauterai » ! La femme de Potifar aussi allait fauter. Il aurait donc dû dire : « Nous fauterons » !
En fait, Yosseph voulait tellement s’éloigner de cette femme pour ne pas fauter avec elle qu’il s’efforça de ne pas s’inclure avec elle même par la parole. Il ne souhaitait donc pas « s’isoler » avec elle même par des mots, en disant « Nous fauterons ». C’est pourquoi, il se sépara d’elle radicalement et dit « Je fauterai », moi seul, car je suis séparé de toi. Même par la parole, il ne voulait pas s’associer à elle.
(Rabbi Bounam de Pchis’ha)

Le coin Halakha

Les femmes également doivent réciter les Birkot HaThora, puisqu’elles sont tenues d’étudier les Mitsvot qui les concernent pour savoir comment les accomplir.
Même les convertis doivent dire (dans les Birkot HaThora) les mots : « Acher Ba’har Banou Mikol Haamim (Qui nous a choisis parmi toutes les nations) » puisque les Néchamot (âmes) des convertis également se sont tenues au Mont Sinaï au moment du don de la Thora. Un futur converti qui se trempe au Mikvé pour finaliser sa conversion et qui aurait, le matin, récité les Birkot HaThora avant son immersion, comme il n’était pas encore Juif, il devra donc recommencer et redire les Birkot HaThora lorsqu’il en deviendra tenu, après son Mikvé.
Lorsqu’un jeune homme devient Bar Mitsva, il commence à être tenu des Mitsvot la nuit qui précède ses treize ans révolus (la journée commençant la veille). Ainsi, se pose la question de savoir comment il pourra étudier la Thora cette nuit où il devient Bar Mitsva. En effet, les Birkot HaThora qu’il a récité le matin, alors qu’il n’était pas encore tenu des Mitsvot, ne peuvent pas l’acquitter pour pouvoir étudier cette nuit-là où il devient tenu des Mitsvot. Ainsi, certains lui préconise de prier Arvit à la nuit (et non après le coucher du soleil) et de penser à acquitter l’étude qu’il fera cette nuit en récitant la bénédiction de « Ahavat Olam » de Arvit, puisqu’il devient alors tenu des Mitsvot. Mais d’autres disent que cela n’est pas nécessaire puisqu’ils pensent que les Birkot HaThora qu’il récitera le lendemain matin pourront l’acquitter rétroactivement pour son étude de la nuit qui précède.
(voir les responsae Erets Tsvi chap. 18).

Le coin discours

Sur le verset : « Ce fut comme ce jour-ci, Yosseph vint pour faire son travail et il n’y avait aucun homme de la maison », nos Sages enseignent qu’après toutes les démarches de la femme de Potifar pour faire fauter Yosseph, finalement Yosseph fut sur le point de céder lorsque, comme le dit Rachi, « le visage de son père lui est apparut », ce qui le sauva. Mais pourquoi est-ce que c’est précisément le visage de son père qui lui apparut alors pour le sauver ?
En fait, Rabbi Méir de Primichlane explique que le terme « lui est apparut » ne signifie pas qu’il vit avec ses yeux le visage de son père, mais signifie que l’image de son père lui parut bonne. En effet, Yosseph avait l’habitude de s’arranger physiquement, il se coiffait bien… C’est que Yosseph pensait qu’il faut cacher sa profondeur de sainteté par une extériorité « profane ». Pour Yosseph, il ne faut pas montrer sa spiritualité, il faut plutôt la dissimuler. En revanche Yaacov pensait que l’homme doit même montrer sa sainteté. Il ne faut pas la cacher. Ainsi, Yosseph remarqua que sa positon lui entraîna l’épreuve avec la femme de Potifar. Quand elle le vit élégant, bien coiffé et bien vêtu, elle s’intéressa à lui. C’est ainsi que la Thora dit qu’« elle l’attrapa par son vêtement », c’est à dire par son extériorité. C’est parce qu’il revêtait une apparence profane qu’elle voulait « l’attraper ». Ainsi, à ce moment critique, Yosseph vit que l’image de son père, qui tenait qu’il fallait montrer même en apparence sa profondeur, était bonne, car elle lui aurait évité cette lourde épreuve avec la femme de Potifar.
Mais d’autres commentateurs explique que Yosseph vit vraiment l’image de son père. Ainsi, le Rabbi de Loubavitch rapporte un enseignement de nos Sages qui disent que la beauté de Yaacov était comparable à la beauté de Adam, le premier homme. Cela signifie que par ses actions, Yaacov finit de réparer, à son échelle personnelle, la faute originelle d’Adam. Lorsque Yosseph vit son père, il se rappela de la grandeur de son père qui répara la faute originelle. C’est ce qui le sauva, car il ne voulait pas, par sa transgression, porter atteinte à la réparation de cette faute. En voyant la réparation, il se garda de la faute, pour ne pas porter atteinte au travail extraordinaire de son père. Ainsi lorsqu’un homme voit l’ampleur du désastre causé par une faute, cela peut lui donner la force de surmonter l’épreuve.
D’autres commentateurs (voir notamment Rabbi Tsadok Hacohen) se basent sur un enseignement de nos Sages qui dit que la femme de Potifar avait une bonne intention. En effet, elle vit dans les astres qu’elle devait avoir un enfant avec Yosseph. Pour elle, il relevait d’une nécessité d’ordre spirituelle d’avoir un enfant avec lui. De même, Yosseph également avait vu la même chose que la femme de Potifar, par une vision éclairée. C’est en cela que l’épreuve était difficile. Yosseph ne savait pas quoi faire. D’un côté, cela paraissait comme une grave faute d’adultère. D’autre part, cela était peut-être la Volonté Divine, qui souhaitait exceptionnellement, cette union. Yosseph résidait dans un doute infernal et ne savait pas quoi faire. La Vérité lui était occultée. Quand il faillit céder, c’est à dire qu’il allait trancher qu’il devait avoir cette union, le visage de son père lui apparut. En effet, son père Yaacov incarne la Vérité, comme il est dit : « Tu donne la Vérité à Yaacov ». Et c’est en voyant son père que la Vérité sur cette affaire put s’éclaircir. Il comprit qu’en réalité cette union était une faute. Et,comme l’expliquent nos Sages, la Volonté Divine n’était non pas que Yosseph s’unisse à la femme de Potifar, mais plutôt à sa fille Asnat, qui s’est effectivement mariée avec Yosseph plus tard. Telle était la Vérité des choses et c’est en voyant l’image de son père incarnant la Vérité, que Yosseph put être sauvé.
D’autres commentateurs (notamment le Bené Issakhar) expliquent que Yosseph pensait qu’avant le don de la Thora, les Hébreux avaient un statut de Ben Noa’h (fils de Noa’h, tels que les non juifs) et non d’Israël. Or un Ben Noa’h ne doit pas se laisser tuer pour ne pas commettre l’adultère, contrairement à un Israël. Ainsi, Yosseph comprit qu’à force de refuser de s’unir à la femme de Potifar, il prenait un risque pour sa vie. Etant la femme du premier ministre de l’Egypte, elle pouvait attenter à sa vie si Yosseph se refuse à elle. C’est pour cela que Yosseph décida de lui céder. Cela, car en tant que Ben Noa’h, il n’a pas le droit de mettre sa vie en péril, même s’il doit pour cela commettre l’adultère. C’est là que Yosseph vit le visage de son père, Yaacov, qui lui, pensait que les Hébreux avait un statut d’Israël même avant le don de la Thora. En voyant son père, Yosseph décida de lui donner raison, à savoir qu’il avait un statut d’Israël et non de Ben Noa’h, et en tant que tel, il doit être prêt à se laisser tuer plutôt que de transgresser l’adultère. C’est ainsi qu’il résista et ne fauta pas, malgré le danger. (Les commentateurs comme le Parachat Derakhim expliquent comment Yosseph pensait avoir un statut de Ben Noa’h alors que Yaacov pensait avoir un statut d’Israël, mais ce n’est pas le lieu ici de s’étendre sur ces preuves).
Dans l’ordre de l’allusion, le Yalkout Réouvéni explique que la valeur numérique de Yosseph est de 156 alors que celle de Yaacov est de 182, c’est à dire 26 de plus. Lorsque Yosseph devait surmonter cette épreuve avec la femme de Potifar, Hachem lui accorda Son aide. Or le Nom de Hachem a justement la valeur numérique de 26. Ainsi, Yosseph (156) aidé par Hachem (26), parvint à la valeur numérique de Yaacov (182). C’est cela que signifie qu’il vit l’image de son père.
Enfin, le Ohr Ha’Haim apprend de là que lorsqu’un homme est en proie de son mauvais penchant qui le hante par des pensées de faute, il est bon qu’il se représente mentalement l’image de son père, cela l’aidera pour vaincre son penchant, à l’instar de Yosseph.

Le coin histoire

Rabbi Mordekhay Yaffé, l’auteur du Levouch, s’est trouvé, dans sa jeunesse, devant une grande épreuve.
Une fois, il s’est rendu chez une duchesse pour une affaire commerciale. Mais, à cause de sa beauté physique, la duchesse s’est intéressée à lui et a cherché à le faire fauter. Cependant, il n’avait aucun endroit où il pouvait s’échapper. La maison était fermée et verrouillée. Le seul endroit qu’il trouva était un endroit sale et nauséabond, à savoir les toilettes. A l’époque, les toilettes étaient très sales. De plus, on pouvait, en forçant un peu, y pénétrer et sortir dans la rue.
Ainsi, il repoussa tout d’abord ses avances en disant qu’il devait juste avant aller aux toilettes pour un instant. C’est alors qu’il a forcé pour pénétrer à l’intérieur de ce lieu ignoble pour sortir. Mais à cause de cela, il a sali tous ses habits. C’est ainsi qu’il s’est échappé de cette épreuve. Alors, il a levé les mains au ciel pour prier et il a demandé que les dix générations qui sortiront de lui devront être des personnes laides pour ne pas attirer la tentation et en arriver à une épreuve similaire à la sienne.
Ensuite, on lui a montré en rêve que par le mérite d’avoir surmonté une telle épreuve, il méritera de nouveaux éclairages dans la compréhension de la Thora. C’est ce qui se passa. A partir de ce jour, il ressentit un esprit saint reposé sur lui et il commença à rédiger de nombreux livres qu’il nomma « les Levouchim (vêtements) » en rapport avec ses vêtements qui se sont salis pour échapper à la tentation. Ces ouvrages furent acceptés dans le monde entier.
Cette histoire nous apprend que l’on doit savoir que quand on s’efforce à échapper aux incitations du mauvais penchants, on acquière un grand mérite spirituel qui nous permet alors de mieux comprendre la Thora. Les portes de la Sagesse s’ouvrent à soi.


Le coin Hanouka :

par le Rav Mikaël Mouyal

Enseignements

La fête de ‘Hannouka vient célébrer la victoire des Juifs contre les grecques. Ces derniers ont placé l’accent sur l’assimilation. Ils ne voulaient pas particulièrement faire du mal aux Juifs, mais ils souhaitaient leur enlever la Thora et les Mitsvot, c’est à dire les dépouiller de toute sainteté. Ils désiraient les priver de leur Néchama (âme qui aspire à se rapprocher d’Hachem).
En hébreux, la Grèce se dit Yavan (יון). Dans ce terme on peut constater une progression vers le bas. Le Youd (י), qui symbolise la sainteté, va en descendant, d’abord à travers le Vav (ו), mais encore plus bas avec le Noun (ן) qui descend au plus bas. C’est que les grecques voulaient prendre la sainteté et la spiritualité du peuple Juif et le faire chuter et descendre au plus bas.
C’est ainsi que les grecques ont souillé toutes les huiles du Temple, car leur but étaient d’éteindre cette lumière de la Néchama.
Mais, les Juifs ont emporté la victoire et ont fini par trouver une petite fiole d’huile, symbolisant la petite étincelle qui brille coûte que coûte et que personne ni rien au monde ne pourra supprimer. Cette petite « flamme » au fond du Juif n’est pas limitée et dépasse la nature. Elle brûle donc huit jours miraculeusement. Car le chiffre huit dépasse le sept, symbole du naturel (comme les sept jours de la semaine, c’est à dire de la création du monde naturel).
La leçon de ‘Hannouka est que même si le Juif se trouve au plus bas spirituellement, qu’il se trouve dans les ténèbres spirituels les plus profonds et qu’il ne lui reste quasiment plus rien de Juif, ce qui correspond à l’impureté de la Grèce, comme on l’a expliqué. Même là, se trouve encore et toujours au fond de lui une « petite fiole », une étincelle spirituelle, qui brille en lui. La lumière de ‘Hannouka est donc bien cette lumière qui descend même au plus profond des abîmes pour venir éclairer le Juif qui s’y trouve et même s’il est le plus éloigné de la sainteté de la Thora et des Mitsvot, de la lumière du judaïsme.
On retrouve cette notion même dans les lois de ‘Hannouka :
1) La bougie de ‘Hannouka doit, à priori, être placée à moins de 10 Tefa’him (environ 80 cm) du sol, c’est à dire près du sol, car cette lumière vient éclairer au plus bas les Juifs qui sont tombés spirituellement parlant.
2) On doit allumer les bougies de ‘Hannouka à partir de la nuit, lorsque l’obscurité commence à tomber, justement pour éclairer les endroits obscurs, et même les Juifs qui sont dans les ténèbres spirituels les plus profonds. Même quand un Juif à l’impression qu’il a coupé court complètement avec le Judaïsme, malgré tout vient la lumière de ‘Hannouka pour l’éclairer.
3) Il convient pour le mieux, de placer la ‘Hannoukia à la porte de la maison, du côté extérieur. Ceci, pour rapprocher et illuminer les Juifs qui sont sortis de la Thora et qui se trouvent à l’extérieur.
4) De plus, la ‘Hannoukia doit être posée du côté gauche de la porte, face à la Mezouza. Le côté gauche c’est le côté le plus faible. Car cette lumière vient apporter de la force même aux Juifs qui se sont le plus affaiblis spirituellement.
5) On allume les bougies en augmentant : 1 bougie le premier jour, 2 le deuxième jour, jusqu’à en allumer 8 le dernier jour. Car cette lumière vient chercher les Juifs qui n’ont plus rien de saint pour les faire remonter progressivement.
6) Le Chabbat, on allume d’abord les bougies de ‘Hannouka et ensuite les bougies de Chabbat. En effet les bougies de Chabbat viennent élever le monde. Ainsi, il convient d’abord d’allumer les bougies de ‘Hannouka, pour faire descendre la lumière au plus bas et au plus sombre, pour ensuite élever et faire monter tout cela au plus haut grâce aux bougies de Chabbat. C’est ainsi que l’on peut en conclure que la sainteté du Chabbat de ‘Hannouka est plus grande encore que celle d’un Chabbat ordinaire, car grâce aux bougies de ‘Hannouka, ce Chabbat fait monter même des Juifs qui sont très bas et que d’ordinaire ne peuvent pas monter par la simple bougie d’un Chabbat habituel.
7) C’est ainsi que la Halakha enseigne que les huiles et les flammes qui sont disqualifiées pour l’allumage des bougies de Chabbat, sont néanmoins valables pour allumer les bougies de ‘Hannouka. Cela signifie que même les âmes des Juifs que le Chabbat ne peut pas éclairer, malgré sa grande sainteté, néanmoins la lumière de ‘Hannouka peut les atteindre et les faire « s’allumer » et briller. Cette grande leçon nous permet aussi de comprendre la particularité du miracle de ‘Hannouka. En effet, certes la petite fiole d’huile a duré huit jours au lieu d’un seul jour, mais ce genre de miracle n’est pas si impressionnant que cela. Rapportons l’histoire du Talmud où Rabbi ‘Hanina Ben Dossa a allumé les bougies de Chabbat avec du vinaigre, et cette flamme a brûlé jusqu’à la sortie du Chabbat !
C’est qu’en fait lorsqu’un grand Juste comme Rabbi ‘Hanina Ben Dossa réalise un tel miracle, cela n’est pas tellement remarquable. Sa sainteté lui permettait de réaliser un tel miracle. Mais, à l’époque de ‘Hannouka, les bougies de la Menora (chandelier à sept branches du Temple) devaient appartenir à la collectivité d’Israël. Le miracle de ‘Hannouka devait donc se produire par le mérite de tous les Juifs. Or, beaucoup d’entre eux étaient tellement assimilés par la culture Grecque qu’ils n’avaient pas le mérite de produire un tel miracle. De ce fait, pour réaliser ce miracle, Hachem a du élever tous les Juifs à un rang spirituel très élevé, pour pouvoir réaliser ce miracle par leur mérite. Ceci montre encore que la lumière de ‘Hannouka permet d’élever tous les Juifs même les plus éloignés.
Chaque année, lorsque arrive ‘Hannouka, au moment où on allume les bougies, se dévoile de nouveau dans le monde cette lumière si puissante qui peut atteindre tous les Juifs, même les plus éloignés et les plus bas, pour les éclairer et leur permettre de se rapprocher de la Thora et des Mitsvot et de revenir vers Hachem. Aucun Juif n’est désespéré et n’est perdu. Même lorsque l’impureté Grecque agit et porte atteinte à la sainteté et la spiritualité des Juifs pour les faire descendre au plus bas et s’assimiler à la culture de l’obscurité, c’est alors que vient briller la lumière de ‘Hannouka pour les faire sortir de ces ténèbres et les rapprocher de nouveau de leur Créateur.
(Cette étude est inspirée des enseignements du ‘Hidouché Harim)

Histoire

Il était un Juif qui, après la Choah et toutes les souffrances qu’il a endurées, s’est affaibli dans sa foi. Il a décidé de commencer un nouveau mode de vie où il oublierait son origine, pour vivre comme toutes les nations du monde.
Il alla habiter dans un pays éloigné, se maria et changea son nom pour porter un nom étranger. Il s’installa dans un lieu où aucun Juif n’habitait pour ne pas que ses enfants ne puissent imaginer qu’il existent des Juifs dans le monde.
Avec le temps, il eut des enfants qui grandirent dans un entourage de non Juifs et se comportèrent comme eux.
Arriva le jour où l’un de ses enfants eut treize ans. Le père l’appela et lui dit qu’il voulait sortir avec lui pour aller au centre ville et qu’il désirait lui acheter tout ce qu’il voudrait, et même quelque chose de très cher.
C’est ainsi qu’ils se rendirent au marché central et ils cherchèrent un cadeau qui lui ferait le plus grand plaisir.
Ils finirent par passer devant un magasin d’antiquité. Le fils dit à son père qu’il souhaitait entrer particulièrement dans ce magasin. Malgré le fait que son père lui proposa d’autres endroits, le fils insista. C’est là qu’il voulait entrer !
Finalement, ils pénétrèrent dans ce magasin et parmi tous les objets antiques qui s’y trouvaient, il y avait une ‘Hannoukia qui était posée sur une étagère. Le fils dit à son père que c’était ce chandelier qu’il voulait acquérir. Le père trembla en voyant que son fils s’intéressait au judaïsme malgré la peur qu’il en éprouvait. Bien que l’enfant ne connaissait rien au judaïsme ni à ce que représentait ce chandelier, malgré tout c’est cet objet qu’il désirait.
Le père essaya de l’en dissuader en lui expliquant que cet objet ne lui servira à rien et qu’un autre instrument lui sera plus utile.
Le fils lui rappela qu’il lui avait promis de lui acheter tout ce qu’il voudrait et que c’est cet objet qu’il souhaitait.
Quand le père vit qu’il n’avait pas le choix, il demanda au vendeur le prix de la ‘Hannoukia. Le vendeur lui expliqua qu’elle n’était pas à vendre. En effet, pendant la Shoah, vivait un Juif dans le Ghetto qui, à l’approche de ‘Hannouka, construisit ce candélabre avec abnégation, en prenant plusieurs morceaux de bois.
« Un tel chandelier, je ne peux pas le mettre en vente », déclara le vendeur.
Mais le fils ne renonça pas et insista pour l’acheter. Le père, qui souhaitait lui faire plaisir, monta le prix de plus en plus, jusqu’à atteindre un montant si élevé que le marchand accepta de le lui vendre. C’est ainsi que le fils acquit ce cadeau qu’il désirait tant.
Arrivé à la maison, l’enfant se mit à jouer avec la ‘Hannoukia. Il ne savait pas trop quoi en faire de sorte qu’il la tourna dans tous les sens jusqu’à ce qu’elle finisse par tomber et se cassa en petits morceaux.
Quand le père entra dans la chambre de son fils, il vit le chandelier cassé. Il se mit à le gronder : « Qu’as-tu fait ? Cet objet qui me coûta tant, tu l’as brisé dès le premier jour ! Je t’avais bien dit d’acheter autre chose qui te servirais plus ! »
Puis le père dit à son fils que puisque le chandelier est en morceaux, il serait bon d’essayer de le reconstruire. La personne qui l’a monté a pu le faire en rassemblant ces morceaux. Ainsi il serait encore possible de le remonter.
En essayant de ré-assembler les morceaux du candélabre, un bout de papier tomba d’une de ses fentes.
Le père lut le texte qui y était inscrit et soudain, il se mit à pleurer terriblement jusqu’à s’évanouir. On fit dépêcher un médecin qui tenta de le réveiller mais là encore il s’évanouit de nouveau. Finalement, le père retrouva ses esprits.
C’est alors qu’on lui demanda une explication pourquoi s’était-il évanouit.
Il répondit : « Lorsque j’ai pris ce morceau de papier, j’ai vu qu’un Juif y a écrit qu’il a construit cette ‘Hannoukia sans être sûr de mériter de pouvoir l’allumer même cette année. Et même s’il l’allumait le premier soir, il ne savais pas s’il l’allumerait le deuxième soir.
Ce Juif demande, dans ce message, à celui qui récupérerait ce chandelier, de savoir qu’il l’a fabriqué avec un total don de soi. Il demande à cette personne qui l’aurait, de lire des Michnayot (enseignements de la Thora orale) pour l’élévation de son âme et de ceux de sa famille et de faire ce qu’il faudra pour le bien de leurs âme ».
« C’est là, conclut notre homme, que j’ai lu la signature. Ce message était signé au nom de … mon père.
Quand j’ai vu tout cela, j’en fus terrifié jusqu’au très profond de mon âme. Je perçus la puissance de la Providence Divine qui se dévoila à mon sujet. Mon père a écrit ce mot, le cacha dans la ‘Hannoukia qu’il construisit et la Providence d’Hachem ordonna les événements pour qu’elle en vienne entre mes mains, qu’elle se casse pour que je
découvre ce mot !»
Suite à tout cela, le père comprit que d’En-haut, on lui envoya le message qu’il était temps de se repentir et de revenir à la Thora. Cet homme finit par devenir un grand Sage en Thora, un pieux et un Juste.
Cette histoire nous apprend la grandeur de la fête de ‘Hannouka qui nous enseigne qu’aucun Juif n’est perdu. La Sainteté de ‘Hannouka éclaire le cœur des plus éloignés pour les rapprocher de leur Père Qui est aux Cieux.
Et si ‘Hannouka a la force de rapprocher des Juifs éloignés, encore plus que cette fête aura la force de rapprocher des personnes qui sont déjà investies dans la Thora et qui cherchent à améliorer encore plus leurs comportements et leur lien avec Hachem.


Chabbat Chalom et ‘Hanouka Saméa’h !!

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