Jan 05

Chabbat Vayigach

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Paracha Vayigach / פרשה וַיִּגַּשׁ

6-7 janvier 2017 – 9 Tevet 5777 / ט’ טבת תשע’ז

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Les Horaires :

Vendredi soir :
16h50 : Allumage des bougies de Chabbat (début de Chabbat à 16h52)
16h50 : Min’ha suivi d’un cours sur les Halakhot, puis de Chir Hachirim
18h00 : Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rav Michael MOUYAL

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Rav Michael MOUYAL
L’office sera suivi d’un Kiddouch communautaire.

Samedi après-midi :
16h15 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
16h30 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit .
D’var Thora par Albert AIDAN
17h11 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
18h05 : Arvit, suivi de la Havdala.

18h20 : Cours mixte durant une heure après la Havdala. Le Rabbin Mickael MOUYAL vous offre la possibilité d’étudier le livre « Alé Chour » afin de construire sa personnalité.
Le Alé Chour est un véritable classique de la philosophie rabbinique rédigé par le Rav Chlomo WOLBE.

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit (jeûne du 10 Tevet)
Dimanche après-midi :
16h30 : Minha (jeûne du 10 Tevet)


Jeûne du 10 Tevet :

Le jeûne du 10 Tevet tombera ce dimanche 8 janvier 2017, il commencera à 07h00 et se terminera à 17h57.


Birkat Ha-Levana (prière pour la lune) :

La Birkat Ha-Levana peut être faite jusqu’à la nuit du 13 janvier.


Carnet de familles :

Naissance
Nous avons la joie d’annoncer la naissance d’une petite fille chez nos amis Annick et Benjamin TROJMAN vendredi dernier. Nous souhaitons un grand Mazal Tov aux parents et à toute la famille.
Nous souhaitons également un grand Mazal Tov à nos amis Yohan et Aurélie NIDDAM pour la naissance de leur petite fille Ellie Sarah. Nous souhaitons un grand Mazal Tov aux familles NIDDAM, ATTIAS et ISRAEL.


Conférence :

Venez nombreuses et nombreux assister à la conférence du Rav Avraham DRAY sur l’éducation :

  • Semer pour s’aimer
  • Motiver un enfant
  • Rétablir la communication
  • Construire une image positive
  • Crise d’ado : passage obligé ?

samedi 14 janvier 2017 à 20h30 à l’ACJBB Sud, 134bis rue du Point du Jour.


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir de 20h à 21h à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

« Comment pourrais-je remonter chez mon père et que le jeune homme ne soit pas avec moi ? » :

Cette parole de Yehouda à Yosseph concernant Binyamin est interprétée dans les Saints Ecrits de façon allusive. En effet, chaque Juif doit se dire cela : « Comment pourrais-je, après ma vie sur terre, remonter chez Mon Père (Qui est aux Cieux) et que le jeune homme, à savoir mes années de jeunesse, ne soit pas avec moi ?!» Car il faut être très vigilent de ne pas perdre ses années de jeunesse en les gaspillant pour des futilités. Au contraire, il convient de bien les utiliser pour le Service d’Hachem.
De même, chaque père de famille doit se dire : « Comment pourrais-je remonter chez Mon Père (Qui est aux Cieux) et que le jeune homme, à savoir tous les jeunes enfants que j’ai eu le mérite d’avoir, ne soit pas avec moi, car je ne les ai pas assez éduqués dans le chemin de la Thora ?! »

« Yosseph ne pouvait plus se contenir » :

La raison pour laquelle Yosseph a porté une accusation envers Binyamin le condamnant à rester esclave en Egypte, c’était pour voir si ses frères avaient, à présent réparé la haine et la jalousie qu’ils avaient eues envers lui, qui était le fils de Ra’hel. Ainsi, lorsqu’il constata que Yéhouda était prêt à tout pour sauver Binyamin, le deuxième fils de Ra’hel, et même à faire la guerre contre l’Egypte, il en conclut que cette haine entre frères et particulièrement envers les fils de Ra’hel, était réparée. A présent, les frères sont prêts à tout pour sauver Binyamin. Ainsi, maintenant Yosseph n’avait plus de raison de se cacher devant eux. C’est ainsi qu’il ne pouvait plus alors se contenir et il se dévoila devant eux.
(Rav Wolbe)

« Israël voyagea avec tout ce qui était à lui » :

Nos Sages enseignent que Yaacov aurait dû descendre en Egypte avec des chaînes, pour commencer l’exil d’Egypte. Mais, finalement Hachem a eu pitié et Il a envoyé Yosseph en préalable et Yaacov descendit pour le rejoindre. Mais que signifie cela ?
En fait, pour en venir à vivre en Egypte, Yaacov devait « descendre » (moralement) progressivement, niveau après niveau , à l’image d’une chaîne (d’un enchaînement), jusqu’à pouvoir en venir à vivre en Egypte, pays extrêmement bas. Mais Hachem a ordonné les événements de sorte que par la venue préalable de Yosseph en Egypte, celui-ci a préparé spirituellement ce pays pour que Yaacov puisse y venir tel qu’il était, sans aucune descente morale.
(‘Hidouché Harim)

« Hachem parla à Israël dans une vision nocturne et Il lui dit : Yaacov Yaacov… » :

Rachi explique que cette redondance du nom de Yaacov exprime une affection particulière. Mais pourquoi exprimer une telle affection à ce moment précis ?
En fait, Hachem voulait, par cette révélation, montrer à Yaacov que maintenant, Sa Providence sera encore plus grande envers sa famille. En effet, à présent va commencer à peser l’obscurité de l’exil d’Egypte. Yaacov va descendre dans ce pays de grande impureté. Il était désormais nécessaire qu’Hachem soit encore plus proche de Yaacov et ses enfants pour les protéger de l’impureté.
C’est pourquoi, Hachem se révéla à lui dans la nuit, allusion à l’obscurité de l’Egypte. Et c’est alors qu’Il l’appela « Yaacov Yaacov », ce qui exprime une affection particulière. Car désormais, il était encore plus nécessaire d’avoir la Proximité Divine.
(Pir’hé Aharon)

Le coin Halakha

Avant d’avoir récité les Birkot HaThora, il est même interdit d’écrire des enseignements de Thora si l’on comprend ce qu’on écrit et ce, même si on ne les prononce pas avec la bouche. Cependant, s’il veut seulement écrire des paroles de Thora, il ne pourra pas pour cela réciter les Birkot HaThora, car il ne fait que penser à la Thora. Ainsi, il devra prononcer des versets tels que le Birkat Cohanim, après avoir récité les Birkot HaThora.
Mais, s’il écrit ou recopie des paroles de Thora sans chercher à comprendre ce qu’il écrit, pour cela il n’est pas nécessaire de réciter les Birkot HaThora. Et cela, encore plus s’il écrit une lettre profane et qu’il cite dans cette lettre un verset de Thora pour l’enjoliver. En effet, dans ce cas, il n’écrit pas ce verset dans l’intention d’une étude.
Si quelqu’un pose à son prochain une question de Halakha avant que ce dernier n’aie réciter les Birkot HaThora, il existe à ce sujet une discussion entre les décisionnaires s’il pourra lui répondre de façon même laconique, sans lui donner d’explications. Le Gaon de Vilna interdit. Cependant, le Choul’han Aroukh permet de le faire.

Le coin discours

Notre Paracha relate les retrouvailles entre Yosseph et sa famille. Quand Yaacov descend en Egypte pour revoir son fils, la Thora rapporte que : « Il (Yosseph) tomba sur son cou (de Yaacov) et il pleura sur son cou ». Rachi, au nom du Midrash commente : « Mais Yaacov, quant à lui, n’est pas tombé au cou de son fils et ne l’a pas embrassé. Nos Sages expliquent qu’il lisait le Chéma ».
Les commentateurs s’interrogent pour savoir pourquoi, à ce moment si émouvant, Yaacov ne trouva bon à faire que de lire le Chéma.
De plus, pourquoi Yosseph, lui aussi, ne lisait pas le Chéma ?
Le Rabbi ‘Haïm de Brisk explique que c’était pour des raisons Halakhiques. C’était, pour Yaacov, le moment de lire le Chéma. Alors pourquoi Yosseph ne lisait pas le Chéma ? Il explique que le moment de lire le Chéma débuta un peu plus tôt. Yosseph l’avait donc déjà lu. Seulement, Yaacov ne pouvait pas le faire car Hachem lui avait donné l’ordre de descendre en Egypte. Il était donc occupé à accomplir cette Mitsva. De la sorte, il était dispensé des autres Mitsvot telle que la lecture du Chema selon le principe que « celui qui s’occupe d’une Mitsva est dispensé des autres Mitsvot ». Dès qu’il arriva en Egypte, il venait alors d’achever cette Mitsva de descendre en Egypte. Il put alors accomplir cette autre Mitsva de lire le Chéma. C’est donc bien ce qu’il fit.
Mais les autres commentateurs expliquent cela en rapport avec la signification de cette rencontre et de cet événement.
Le Rabbi de Kotsk notamment explique qu’en voyant Yosseph, un grand amour pour son fils si chéri s’éveilla dans son cœur. Yaacov, en tant que fidèle serviteur d’Hachem, prit ce grand amour et décida de l’investir et de le placer pour Hachem, par la lecture du Chema, où on destine tout son amour pour Hachem. Yosseph a retiré l’amour qu’il ressentit pour son fils et a saisi cette occasion pour offrir cet amour à Hachem. D’après cela, le Yéhoudi Hakadosh de Pchis’ha explique que Yosseph n’avait pas besoin de lire le Chema, même si lui aussi a ressenti un grand amour pour son père, car il a pu destiné ce sentiment puissant pour accomplir la Mitsva du respect des parents. Pour lui, le fait d’aimer son père était déjà une grande Mitsva.
En parallèle, le Maharil Diskine rapporte que nos Sages disent que lorsqu’on lit le Chéma, il faut penser à donner sa vie et à être prêt à mourir pour sanctifier le Nom d’Hachem. Mais Yaacov craignait la mort car après avoir perdu son fils Yosseph, il pensait qu’il allait sombrer en enfer (voir Rachi Vayechev 37, 35). Ainsi, quand il lisait le Chema, il ne pouvait pas avoir toute l’intention d’être prêt à mourir pour Hachem. Mais à présent, dès qu’il vit Yosseph, il fut rassuré, car il conclut qu’il n’allait pas aller en enfer. Il put alors lire sereinement le Chéma, avec toute la ferveur et la pensée d’être prêt à mourir pour sanctifier le Nom d’Hachem.
Le Maharil Diskin rapporte aussi l’explication de Rabbi Yits’hak Yérou’ham selon laquelle certains hérétiques pensent qu’il existe deux puissances, une qui crée le bien et une qui crée le mal et que celui qui fait le bien ne fait pas le mal, D.ieu préserve. Bien sûr, nous réfutons une telle théorie. Hachem fait tout, le bien et son contraire. Lorsque Yaacov vit Yosseph, il tira de là un argument supplémentaire pour réfuter cette fausse théorie. En effet, Yosseph souffrit énormément du fait que ses frères l’aient vendu, qu’il se soit retrouvé seul en tant qu’esclave en Egypte, puis en prison pendant douze ans… Mais tout ce mal déboucha sur le grand bien et bonheur qu’il connaissait à présent. Son terrible malheur précisément causa et entraîna le meilleur bien. Il est bien sûr impossible qu’il existe une force indépendante qui crée le mal, opposé au bien, et que ce mal soit la propre cause d’un objectif de bonheur. Cela prouve l’Unicité d’Hachem, Qui est Seul à être l’Auteur de tout ce qui arrive dans le monde. En voyant cela, Yaacov récita le Chéma, qui proclame l’Unicité d’Hachem.
Le Rabbi de Tchortekov quant à lui, appuie son commentaire sur une Guemara qui dit que celui qui est menacé par le mauvais penchant devra étudier la Thora. Si cela ne suffit pas, il devra lire le Chéma, si cela ne suffit pas il devra penser au jour de la mort. Quand Yaacov arriva en Egypte, le giron de l’impureté, il a eu très peur de la force du mauvais penchant. Ainsi, il devança et réalisa ces trois conseils.
Tout d’abord, il prépara un endroit pour étudier la Thora, comme il est dit : « Il envoya Yéhouda devant lui pour étudier », Rachi explique « pour y établir un lieu d’étude ». Puis, il lut le Chéma, comme on le voit de notre étude. Enfin, il dit : « A présent, je peux mourir », pour penser au jour de la mort.
Enfin, le Ketav Sofer explique que toute royauté terrestre ne tire son existence que de la Royauté d’En Haut. C’est Hachem, le Roi des rois, qui dispense la royauté à tout roi. Lorsque Yaacov vit Yosseph en tant que roi d’Egypte, il lut le Chema, expression de la royauté d’Hachem. Il souhaitait montrer à Yosseph qu’il l’honore en tant que roi. Il lut le Chema pour lui indiquer que toute sa gloire émane de la Royauté d’Hachem Qui lui a conféré le prestige et non pas parce qu’il a été choisi par Pharaon. C’est Hachem Qui l’a élevé et nul autre !
Quant à la question de savoir pourquoi Yosseph n’a pas lu le Chéma, le ‘Hidouché Harim l’expliqua en disant que Yosseph était capable d’unifier le Nom d’Hachem même en s’occupant d’actions physiques et matérielles. Pour preuve, il était vice roi d’Egypte et s’occupa de toute l’économie de ce pays. Mais en même temps, il resta attaché à Hachem. Ainsi, Yosseph était capable d’embrasser son père et de pleurer à son cou tout en restant lié à Hachem et en unifiant Son Nom. Yosseph pouvait réaliser le sens du Chema par des actions physiques. Mais Yaacov, qui était détaché du monde naturel et physique, devait lire le Chema. Il ne pouvait pas cumuler des actes naturels et physiques avec l’accomplissement de la lecture du Chéma.

Le coin histoire

Lorsque l’élection du Grand Rav de Yérouchalaïm devait avoir lieu, on se tourna vers Rav ‘Haïm Yaacov Lévin, le fils de Rav Aryé Lévin, pour lui demander de poser sa candidature. Le Rav Lévin, qui était alors le Rav du Mochav Pardess ‘Hanna, chercha alors à savoir qui étaient les autres candidats. Lorsqu’il apprit que le Rav Betsalel Zoulti en faisait partie, il fit savoir qu’il ne postulera aucunement à ce poste.
Et malgré toutes les insistances, il refusa. Puis il expliqua son refus par ce récit :
« Mon père, Rabbi Aryé, nous a raconté qu’en marchant dans les rues de Yérouchalaïm, il vit une femme assise en train de coudre des chaussettes à la lueur d’une petite lumière. Il lui demanda pourquoi elle faisait cela. Alors, elle lui répondit qu’elle était veuve et qu’elle recevait une petite somme pour ce travail et qu’avec cet argent, elle pouvait payer le salaire pour que son fils puisse aller étudier. Et en disant cela, une larme coula sur sa joue et tomba sur une chaussette. »
« Savez-vous, poursuivit Rav Lévin, qui était cette veuve ? C’était la mère de Rav Betsalel Zoulti ! Maintenant, est-ce qu’on peut se mesurer à une larme d’une femme veuve ?! C’est à lui, c’est à Rav Betsalel Zoulti que revient le droit de siéger en tant que Rav de Yerouchalaïm. Il a poussé sur un champ arrosé par des larmes d’une femme veuve. »
Cette histoire nous apprend la force d’une larme qui peut avoir une influence énorme sur tous les mondes. Et surtout une larme d’une femme veuve. Les Rabbanim, tel que Rav Lévin dans ce récit, sont eux capables d’évaluer la force d’une larme !


Pourimland :

Venez assister à l’avant-première du film « Un sac de billes » dimanche 15 janvier 2017 à 19h30 au cinéma Pathé Boulogne, 26 rue le Corbusier.
Tarif : 30 € par adultes et 20 € pour les enfants et étudiants (avec CERFA).
Réservation au 07.58.88.84.80 / Nombre de places limité !


Chabbat Chalom !!

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