Mar 22

Paracha Tsav – Chabbat haGadol

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Paracha Tsav / פרשה צו

Chabbat haGadol / שבת הגדול

23/24 mars 2018 – 8 Nissan 5778 / ח’ ניסן ה-תשע’ח

Début : 18h49 – Fin : 19h57

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Les Horaires :

Vendredi soir :
18h45 : Allumage des bougies de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 18h49)
18h45 : Min’ha suivi de Chir haChirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
La Haftarah de Chabbat haGadol sera lu bh’ par le jeune Liam BENSIMON.
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.
L’office sera suivi d’un kiddouch offert par Annaelle et Oriel Lubotsky, à l’occasion de la naissance de la petite Eden. Nous souhaitons un grand Mazal tov aux parents, aux grands-parents nos amis Chantal et David Lévy et Brigitte Lubotsky et à toute la famille.

Samedi après-midi :
17h00 : Cours mixte sur la Paracha par le Rav Mikaël MOUYAL
18h00 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
18h15 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit.
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.
19h08 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
19h57 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Attention, changement d’heure dans la nuit de samedi à dimanche.

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit
09h00 : Cours de Guémara sur la Massehet Berahot par Samuel Sibony.

Nous souhaitons un grand Mazal Tov à Samuel SIBONY qui va faire son Aliyah la semaine prochaine. Nous le remercions pour son investissement dans la communauté et lui souhaitons beaucoup de hatsla’ha, avec une réussite spirituelle et matérielle.


Réfouah Chéléma :

La Maman du Rabbin Kassabi a été hospitalisée en urgence dans un état difficile. Nous vous invitons à lire des Téhilims pour la Refouah Chelema de ‘Haya ‘Hava bat Ida.


Birkat ha-Lévana :

La Birkat ha-Lévana (prière pour le renouvellement de la lune) pourra être récitée entre le samedi 24 mars au soir et le jeudi 29 mars 2018 au soir, lorsque la lune est visible.


Pessa’h 5778 :

Pessa’h aura lieu du vendredi 30 mars au soir, au samedi 7 avril au soir.

Voici un petit mémo du Consistoire avec les date clés :

Vous trouverez sur cette page le pouvoir de vente, la liste des produits autorisés, ainsi que toutes les informations nécessaires pour bien préparer votre fête et passer un bon Pessa’h.


Paniers de Pessa’h :

Comme chaque année, nous vous invitons à nous mobiliser à l’approche de Pessa’h pour que ceux qui ont des difficultés financières pour préparer Pessa’h puissent le faire sereinement grâce à chacun d’entre nous.

Avec les paniers de Pessa’h collectés par Tsedek, nous aidons les nécessiteux de notre communauté, ainsi que des familles en Région parisienne et en Israel qui sont dans le besoin.

Les paniers de Pessa’h sont à 52€.
Merci d’avance pour votre générosité.

Paiement sécurisé en ligne, ou par chèque adressé à ACJBB Tsedek à Synagogue de Boulogne – 43 rue des Abondances – 92100 Boulogne-Billancourt


Faites nettoyer votre voiture pour Pessa’h :

Suite au succès rencontré les 4 années passées, notre équipe efficace et dynamique vous propose de nettoyer minutieusement votre voiture pour Pessa’h !!

Si vous souhaiter prendre rendez-vous, 3 dates sont disponibles :

  • dimanche 25 mars
  • mercredi 28 mars
  • jeudi 29 mars

Contacter Eliav (06.27.11.75.55) ou Elie (06.46.52.59.26) au plus vite afin de réserver le créneau horaire qui vous convient.


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h00 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
Dimanche 19h-21h
Lundi au jeudi 20h-22h
Vendredi soir : sur rendez vous auprès de Mme Yaël Kassabi au 0622761504 (merci d’envoyer un SMS )
Samedi soir : 1h après Shabbat pendant 2h.

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kelim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Tefila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Nous avons reçu 5 offres qui sont en cours d’analyse et de mise en forme chez l’architecte.

Nous avons reçu cette semaine le troisième des candidats. Les auditions continueront au cours des prochaines semaines.

Nous continuerons de vous aviser ici de l’état d’avancement d’opération.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Si vous avez des question, envoyez-nous un message !

Je participe à la collecte pour la construction


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Un feu continuel sera allumé sur l’autel » (6, 6) :

Rachi explique que ce verset nous apprend que le feu des bougies de la Ménorah (chandelier), qui est appelé “bougie continuelle” sera allumé à partir du feu de l’autel des sacrifices. Que vient nous enseigner cela ?
En fait, les bougies de la Ménorah représentent la lumière de la Thora. Cette étude doit se faire avec amour, joie et enthousiasme.
Seulement, tous ces sentiments doivent imprégner l’homme surtout avant d’étudier, quand on prend conscience de la grande Mitsva qu’on va accomplir. Mais l’étude à proprement dite doit se faire avec beaucoup de calme et de sérénité, et pas avec des sentiments d’ardeur, qui risqueraient de mener l’homme à des erreurs de raisonnement. Ainsi, le feu de la Ménorah, qui symbolise le feu de l’étude, doit être allumé à partir de l’autel des sacrifices, qui se situe à l’extérieur du Michkan (Tabernacle) et plus tard, du Temple.
Car cette ardeur doit surtout exister avant de pénétrer à même l’étude, quand on est encore un peu à l’extérieur. (Darach Moché)

« Moché dit à l’assemblée : “Ceci est la chose qu’Hachem a ordonné de faire” » (8, 5) :

Moché a senti le besoin de faire cette introduction, car il allait juste après laver Aharon et ses enfants et les habiller. Or, Moché était comme un roi pour le peuple Juif. Or ce qu’il allait faire était humiliant, et même un esclave ne ferait pas cela pour son maître. Ainsi, il y a lieu d’être choqué : comment un roi a-t-il le droit de se rabaisser de la sorte ?! C’est pour éviter cet étonnement que Moché introduisit en disant que c’est Hachem qui le lui a ordonné. Et de même que c’est Hachem Qui a établi l’honneur du roi, c’est Lui aussi Qui a demandé à Moché de faire cela. Il n’y a donc pas lieu d’en être perturbé. De là nous voyons qu’il n’y a rien de fixer dans l’absolu. Ce qui est bien ou mal ne dépend que de la Volonté Divine. C’est Lui Qui fixe le bien et le mal. Et s’Il le souhaite, Il peut décider que ce qui nous semble bon peut ne plus l’être, et inversement. Rien n’est fixé de façon intrinsèque. (Selon le Ohr Ha’Haïm)

« Vous résiderez jour et nuit à la porte de la tente d’assignation pendant sept jours » (8, 35) :

Ces 7 jours représentent les 70 ans qui composent la vie moyenne d’un homme, comme le dit le Livre des Psaumes. Ainsi, ce verset fait allusion que pendant toute sa vie, l’homme ne doit pas perdre de vue l’idée qu’il réside et qu’il se trouve « à la porte de la tente d’assignation », qui fait allusion à la demeure de l’homme après sa vie sur terre. Comme le dit le Talmud : « Repens-toi un jour avant ta mort », et comme personne ne connaît son heure, alors il faut se repentir chaque jour, car peut-être que c’est celui-ci le dernier. En vivant toujours dans cet esprit, l’homme sera dans une tendance de repentir tous les jours de sa vie. (‘Hatam Sofer)

Chabbat HaGuadol :

De très nombreuses raisons ont été apportées pour expliquer pourquoi ce Chabbat s’appelle Chabbat Haguadol (grand Chabbat).
L’une d’entre elles est que dans la Thora, deux raisons sont données pour expliquer le sens du Chabbat. Dans les premières Tables de la loi, il est dit que le Chabbat vient rappeler la création du monde. Et dans les secondes, il est dit que le Chabbat vient rappeler la sortie d’Egypte. Ainsi, au départ, avant la sortie d’Egypte, le Chabbat n’avait que la première raison : rappeler la création. Mais, le Chabbat de la semaine de la libération, qui a introduit la sortie d’Egypte, où les Juifs furent sur le point de sortir, la deuxième raison apparut : rappeler la sortie d’Egypte qu’on était en train de vivre. Ce Chabbat est donc devenu un Chabbat plus grand, car dès lors, il fut agrandi par cette deuxième raison de rappeler la sortie d’Egypte, qui n’était pas encore à propos jusqu’à lors. (Sefat Emet)

Le coin Halakha (lois de Pessa’h)

Le plateau du Seder doit contenir : le Maror (herbes amers), le ‘Harosset, le Karpass, le bras (d’agneau), un oeuf et la ‘Hazeret (il s’agit du Maror réservé au Korekh). On a l’habitude de poser l’eau salée (ou le vinaigre) sur la table, en dehors du plateau.
Selon le Ari Zal, on dispose le plateau ainsi : le bras à droite, l’oeuf à gauche, le Maror en dessous au milieu, puis encore en dessous, le ‘Harosset à droite (sous le bras), le Karpass à gauche (sous l’oeuf), et la ‘Hazeret un peu en dessous, au milieu (sous le Maror). Les 3 Matsot sont placées sur un autre plateau, à côté du plateau du Seder. Il convient que le plateau du Seder soit particulièrement beau.
Il est bon de préparer le plateau avant la nuit, pour ne pas avoir à retarder le Seder par sa préparation. Pendant la lecture de la Haguada, le plateau reste découvert. A chaque fois qu’on soulève le verre de vin (Kiddouch, Véhi Chéamda…), on couvre les Matsot.
Puis après avoir reposé le verre, on les redécouvre. Il est bon que même après avoir consommé les aliments du plateau (Maror, ‘Harosset…), que le plateau continue à contenir encore un peu de chaque élément, jusqu’à la fin complète du Seder.

Le coin histoire

Une nuit de Pessa’h, pendant la Shoah, dans un Ghetto, un enfant se tenait près de son père. Ils récitaient la Haggada, dans de terribles conditions. Alors, le fils dit à son père : « En plus des 4 questions traditionnelles, je voudrais t’en poser une autre : Peux-tu m’assurer que l’année prochaine, je pourrais encore être assis avec toi et te poser ces 4 questions ? »
Le père répondit : « Mon cher enfant, je ne suis pas prophète et je ne sais même pas ce qui va se passer dans une minute, alors comment saurais-je ce qui se passera l’année prochaine ?! Seulement, il y a une chose que je sais de la façon la plus certaine, et que je peux même te promettre. C’est que l’année prochaine également, sur toute la surface de la Terre, des milliers et des milliers de Juifs s’accouderont de nouveau dans leurs maisons la nuit du Seder, et les enfants poseront ces 4 questions à leurs parents, et il en sera ainsi pour toujours. Car nous avons reçu l’Assurance Divine que la Thora ne sera jamais oubliée du peuple Juif ».

Le coin étude

un remerciement rétroactif

Parmi les différents sacrifices qui sont développés dans notre Paracha, on trouve le sacrifice de Toda (de remerciement). A propos de ce sacrifice, nos Sages enseignent que dans les Temps futurs (dans le monde futur – après la résurrection des morts), tous les sacrifices disparaîtront, excepté le sacrifice de remerciement. Cela mérite une explication. D’autant que d’ordinaire, le remerciement est un sentiment de gratitude envers quelqu’un qui nous a fait une bonté particulière. Dans les Temps futurs, le mal disparaîtra. Il n’y aura plus de guerres, de famines, de pauvretés, de dangers… Ainsi, on peut se demander quelles seront les occasions pour lesquelles il nous faudra remercier ? Sur quels événements allons-nous remercier si toutes les occasions de remercier disparaîtront ?!
En fait, effectivement, nous ne remercierons pas pour ce que nous vivrons dans le présent, puisque nous n’en aurons pas l’occasion.
Mais, nous ne nous arrêterons pas de remercier pour le passé, pour toutes les bontés que nous avons reçu dans ce monde. Car alors, la Gloire Divine se révélera au grand jour, et alors les secrets de la Direction du monde par Hachem deviendront clairs. C’est à dire que toutes les situations qui nous sont apparues comme des malheurs et des souffrances dans notre vie dans ce monde, se révéleront avoir été en réalité un très grand bien. L’homme comprendra alors que tous les événements ont été organisés par Hachem pour son bien, et que toutes les pertes et les dégâts qu’il a vécus dans ce monde lui sont en réalité arrivés que pour son bien. Alors, nous comprendrons que si nous avons ressenti du mal et des souffrances, cela n’a été dû qu’au fait que nous avions une vision étroite et limitée de la réalité. Et en même temps que nous nous plaignions, Hachem était en train de préparer notre réussite et notre bonheur.
Dans la Bible il est rapporté que Chaoul a perdu son chemin en cherchant ses ânesses, et c’est dans cette détresse qu’il était en train de vivre, qu’il a rencontré le prophète Chemouël sur sa route qui l’a alors oint en tant que roi. Certes il a perdu son chemin, mais c’est ainsi qu’il a trouvé sa royauté. Et tous les événements difficiles que l’homme vit dans ce monde, sont construits sur le même mode.
Dans ce contexte-là où la réalité apparaîtra avec clarté, nous nous rendrons compte de l’aveuglement dont nous avons été victimes dans ce monde, et alors notre coeur se remplira de joie et d’enthousiasme, et notre bouche se remplira de remerciements pour remercier Hachem sur tous ces événements pour lesquels nous nous sommes peinés et nous sommes plaints en les vivant comme du mal, quand ils nous arrivèrent. Effectivement, le monde futur sera le monde du remerciement par excellence, pour tout ce que nous avons vu comme des malheurs et que nous verront alors comme de très grands bienfaits.
Tout cela est en allusion dans l’enseignement de nos Sages qui dit que dans notre monde, pour le bien nous récitons la bénédiction : « Il est Bon et fait le bien », et pour le mal, nous disons : « Il est le Juge de Vérité ». Mais dans le monde futur, nous dirons pour le bien et pour le mal la même bénédiction de : « Il est Bon et fait le bien ». Seulement, puisque alors le mal disparaîtra, que signifie que “pour le mal” aussi nous réciterons la même bénédiction que pour le bien ? Pour quel mal ?
C’est qu’en fait, nous réciterons la bénédiction du bien pour tout le mal que nous avons vécu dans ce monde et où nous avions récité la bénédiction de : « Il est le Juge de Vérité ». Car alors nous percevrons rétroactivement tous ces événements comme le meilleur bien et nous exprimerons notre gratitude à Hachem pour tout cela et le remercierons exactement comme pour le bien.
En Egypte, les Hébreux furent réduits à des souffrances innommables. Mais, à Pessa’h, lors de la sortie d’Egypte, et encore avec plus d’intensité lors de la traversée de la mer des Joncs, nos ancêtres comprirent et virent le bien contenu dans toutes leurs détresses.
Lors du Seder, lorsque nous récitons la Haguada, nos Sages nous recommandent de commencer par le récit du mal et de la souffrance pour terminer par le bien et la délivrance. Cela est étonnant ! Pessa’h célèbre le bonheur de la délivrance. Pourquoi donc rappeler le négatif ? Il aurait été plus approprié de ne commémorer que la joie et ne pas l’assombrir par le rappel du mal !
Seulement, pour réellement nous réjouir de notre liberté, nous devons méditer et réfléchir à notre Histoire avec une vision authentique. Et alors, même les grandes souffrances de l’esclavage et la grande peine vécue en Egypte nous apparaîtrons comme de grands bienfaits. Car comme le disent nos Maîtres, la dureté de l’esclavage a permis d’accélérer la Délivrance. Bien plus, ces souffrances ont raffiné les Hébreux pour les préparer à recevoir la Thora et à devenir le Peuple d’Hachem. Certes nous avons souffert et l’esclavage était difficile. Nous ne devons pas le nier. Mais malgré tout, en même temps, Hachem était en train de préparer notre bien. Il convient donc de commencer par le négatif, car ce mal lui-même s’intègre à la délivrance, et il est impossible de rappeler complètement notre liberté sans y inclure nos épreuves. Car elles aussi se révélèrent faire partie intégrante de notre délivrance.
C’est aussi dans ce sens que nous pouvons expliquer l’ordre des trois Mitsvot que nous devons mentionner lors du Séder : le sacrifice de Pessa’h, la Matsa et le Maror (les herbes amères), dans cet ordre-là. Le sacrifice et la Matsa expriment la liberté. Mais le Maror évoque l’amertume de l’esclavage. Ainsi, le Maror aurait dû venir avant le sacrifice et la Matsa, car la peine a précédé la délivrance !
Seulement, à Pessa’h où nous réalisons la nécessité des souffrances de l’esclavage et nous y voyons un grand bien, nous comprenons alors que le Maror aussi s’intègre dans la délivrance et en est même quelque part le sommet. Il est alors normal de placer le Maror à la fin, car nous le percevons comme étant l’aboutissement de l’expression de notre libération, encore plus que le sacrifice et la Matsa.
Après la traversée de la mer, les Juifs entonnèrent le chant de “Az Yachir”, c’est à dire “alors chantera”, au futur. Nos Sages s’en étonnent, car on aurait dû plutôt utiliser le passé, « Ils chantèrent ». Et ils répondent que ce futur fait allusion au monde futur, après la résurrection des morts, où là encore nous chanterons. Mais, si cette allusion apparaît lors de la traversée de la mer, c’est qu’alors les Juifs vécurent en quelque sorte un avant goût du monde futur. Ils comprirent alors tout le bien qui se cachait dans leurs souffrances et remercièrent Hachem pour cela. C’est ainsi qu’ils introduisirent leur chant par le terme “Az (alors)”, qui fait écho, selon le Midrash, à un autre Az. En effet, quand Pharaon a endurci l’esclavage suite à l’intervention de Moché, celui-ci “se plaignit” à Hachem : « Depuis lors (MéAz) que j’ai été chez Pharaon, il a fait du mal à ce peuple ». Car, lors de la traversée de la mer, les Hébreux comprirent que le “Az” de la souffrance, était en réalité un grand Bien envoyé par Hachem, et ils remercièrent même Hachem pour cela et choisirent justement ce même terme “Az” en préambule de leur chant à Hachem. (Inspiré de plusieurs ouvrages avec pour base le Ohr ‘Hadash)

Le coin ‘Hizouk

Le Midrash rapporte que le terme : “Vé’ata (ועתה)”, c’est à dire : “Et maintenant”, qui apparaît dans la Thora, évoque la Téchouva (repentir).
En effet, le mauvais penchant décourage l’homme de la Techouva en lui rappelant qu’il est plein de fautes et n’a donc plus d’espoir. Alors, il faut lui répondre : « Certes j’ai commis plein de fautes. Mais c’est du passé ! Et maintenant, je vais changer et me repentir ! (Avodat Israël)


Chabbat Chalom !!!

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