Paracha Michpatim – Chabbat Chékalim

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Paracha Michpatim – Chabbat Chékalim / פרשה משפטים – שבת שקלים

Chabbat Mévaré’him / שבת מברכים

24-25 février 2017 – 29 Chevat 5777 / כ’ט שבט תשע’ז

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Les Horaires :

Vendredi soir :
18h05 : Allumage des bougies de Chabbat (début de Chabbat à 18h07)
18h15 : Min’ha suivi de Chir Hachirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal
L’office sera suivi d’un Kiddouch offert par Corinne et Jean BATTINO pour une séouda odaya.

Samedi après-midi :
17h35 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
17h45 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit.
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal
18h27 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
19h15 : Arvit, suivi de la Havdala.

19h30 : Cours mixte durant une heure après la Havdala. Le Rabbin Mickael MOUYAL vous offre la possibilité d’étudier le livre « Alé Chour » afin de construire sa personnalité.
Le Alé Chour est un véritable classique de la philosophie rabbinique rédigé par le Rav Chlomo WOLBE.

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit / Roch ‘Hodech. L’office sera suivi d’un petit déjeuner offert par Martine et Patrick BENAIS, Léilouï Nichmat Fortuné Mazal bat Emma BENAIS (ז״ל).


Roch ‘Hodech Adar :

Roch ‘Hodech Adar aura lieu ce dimanche 26 février et lundi 27 février (à partir de ce samedi 25 février au soir).


Carnet de familles :

Fiançailles :
Nous sommes heureux d’annoncer les fiançailles de Salomon ISRAEL avec Salomé SAADA. Nous adressons un grand Mazal Tov aux parents, aux frères et sœurs, aux grands-parents, notamment à nos amis Martine et David ISRAEL, ainsi qu’à toute la famille ISRAEL et SAADA.

Naissance :
Nous avons la joie d’annoncer la naissance d’une petite fille chez Olivier et Sarah Robine. Nous adressons un grand Mazal Tov aux parents, aux frères et sœurs, aux grands-parents, notamment nos amis M. et Mme Roger Robine, et à toute la famille. La petite fille a été nommée Dvora ‘Haya.


Conférence :

Venez nombreuses assister à la conférence de Hanna Behar : “Le couple : de l’amour à la haine, est-ce possible ? Comment protéger son couple et raviver la flamme ?

Dimanche 5 mars 2017 à 20h30 à l’ACJBB Sud, 134 bis rue du Point du Jour, 92100 Boulogne.

Entrée libre et public féminin. Un buffet suivra la conférence.

N’hésitez pas à partager et surtout à venir !


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir de 20h à 21h à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Pourim by Ppurimland :

Venez nombreuses et nombreux à la fête de Pourim organisée par PourimLand, et la communauté de Boulogne, dimanche 12 mars 2017, de 12h00 à 18h00, aucgymnase Denfert Rochereau, 42 rue denfert rochereau, 92100 Boulogne Billancourt.


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

« Lorsque tu acquerras un esclave hébreu » :

Pourquoi le premier sujet qui suit le don de la Thora de la Paracha de Yitro, c’est le sujet de l’esclave hébreu ?
C’est qu’après l’élévation spirituelle énorme qu’ont vécu les Hébreux lors du don de la Thora, ils risqueraient de prendre confiance en eux-mêmes, pensant qu’ils ne descendraient plus et qu’ils resteraient à présent toujours élevés. C’est ce sentiment de certitude que la Thora veut éradiquer. L’homme doit toujours rester vigilent et ne doit jamais avoir la certitude d’être protégé spirituellement. C’est pour cela que la Thora fait suivre le don de la Thora par le sujet de l’esclave hébreu. Même un homme qui a acquis un esclave et qui est Maître sur lui, qui risquerait donc de s’imaginer qu’il le domine et que cet esclave est sa propriété. C’est là que la Thora vient lui dire : « Six ans, il travaillera et la septième, il sera libéré ». Même le Maître ne doit pas sentir que l’esclave est à lui et est sa propriété, car la septième année il s’en séparera et son état de Maître prendra fin. Ainsi, l’homme ne doit jamais être sûr de maîtriser une quelconque situation. Même après l’élévation qui a suivi le don de la Thora, l’homme doit continuer à rester vigilent et ne doit pas sentir qu’il a acquis son élévation pour toujours. L’homme n’est définitivement Maître de rien.
(Rabbi David Poverski)

« Six jours, tu feras ton travail et le septième jour tu cesseras ton travail pour que se reposent ton âne et ton taureau » :

L’homme doit cesser de travailler le Chabbat avec une telle attention et une telle sainteté que la force de son Chabbat rejaillira sur son entourage au point que même son animal se repose de lui-même. A l’image du taureau de Rabbi Yo’hanan Ben Tourta dont la Guemara relate qu’il refusait de travailler le Chabbat même chez un non Juif. « Le septième jour, tu cesseras ton travail » de telle façon que « se reposent ton âne et ton taureau ». Ton Chabbat doit avoir une telle influence sur tout ton entourage.
(Imré Emet)

« Le nom d’autres divinités tu ne mentionneras pas… Les trois fêtes tu célébreras pour Moi dans l’année » :

Quel rapport y a-t-il entre l’interdiction de l’idolâtrie et le respect des fêtes ?
C’est que les premiers idolâtres savaient que c’est Hachem Qui a créé le monde. Mais ils pensaient qu’Il ne le dirigeait pas, car ce n’est pas de Son Honneur que de se “rabaisser” pour s’occuper des affaires de ce bas monde. Il aurait donc conféré la gestion du monde aux forces de la nature. Mais bien sûr, une telle idée est complètement fausse. Grâce aux miracles de la sortie d’Egypte, on a bien vu que Hachem Lui-Même s’occupe de ce monde puisqu’Il s’est préoccupé de faire sortir Son Peuple d’Egypte par toutes sortes d’interventions miraculeuses. Grâce aux fêtes qui commémorent la sortie d’Egypte, on en vient à reconnaître que Seul Hachem dirige le monde, de sorte à admettre l’erreur de l’idolâtrie.
(Zeved Tov)

« Il n’y aura pas de femme qui fera de fausse couche… dans ton pays, Je remplirai le nombre de tes jours » :

Quel lien existe-t-il entre la bénédiction pour qu’il n’y ait pas de fausse couche et la longévité ?
Le Midrash enseigne que le roi David aurait dû mourir à la naissance. Il n’avait pas de vie dans ce monde de par lui-même.
Cependant, Hachem a retiré 70 ans de vie de Adam, le premier homme, et les a donnés au roi David.
C’est ainsi que la Thora promet qu’il n’y aura pas de fausse couche, c’est à dire que les enfants qui vont naître auront une vie dans ce monde et ne mourront pas à la naissance. Et malgré tout, « Je remplirai le nombre de tes jours », c’est à dire que Hachem ne retirera pas des années de vie d’une personne pour les donner à un autre pour qu’il puisse vivre, comme ce fut le cas pour le roi David. La Thora bénit ici le peuple d’Israël que ces membres vivront de par eux-mêmes et non en recevant des années d’un autre.
(Kol Sim’ha)

Le coin Halakha

Une personne peut s’acquitter de la Mitsva de lire le Chema, que ce soit en marchant , ou encore debout ou assis, mais pas allongé, ni sur le dos ni sur le ventre. Néanmoins, on pourra le lire en étant allongé sur le côté. Mais si quelqu’un est particulièrement corpulent ou bien s’il est malade et qu’il ne parvient pas à se mettre sur le côté, alors il pourra se pencher légèrement sur le côté pour le lire.
Quelqu’un qui était en train de marcher sur son chemin, et qu’il voulait alors lire le Chema, il devra s’arrêter et se tenir immobile pour la lecture du premier verset. Car puisque l’essentiel de la Mitsva consiste à lire le premier verset, on devra le lire avec ferveur et concentration et non pas en train de marcher. Cependant, à posteriori, s’il l’a lu en marchant, il sera quand même quitte et ne devra pas le relire une autre fois.
Quelqu’un qui voyage en voiture ou dans le train pourra lire le Chema même en voyageant. Cependant, le conducteur de la voiture devra arrêter sa voiture dans un coin pour lire le Chema.
Quelqu’un qui était assis et qui voudrait, par mesure de rigueur, se lever pour lire le Chema debout, est appelé “transgresseur” et n’aura pas le droit de le faire. Mais s’il était déjà debout, il aura le droit de rester dans cette position pour lire le Chema.

Le coin discours

Le premier sujet de notre Paracha concerne l’esclave hébreu. Il doit servir son Maître six ans et est libéré la septième année. S’il ne veut pas être libéré, alors on le place devant la Mezouza de la porte et on lui perce l’oreille. La Guemara (Kidouchin 22b) explique que l’oreille qui a entendu la Parole Divine au mont Sinaï lorsque Hachem a dit : « Les enfants d’Israël sont Mes Esclaves » et il est allé se prendre un autre Maître que Moi, cette oreille devra être perforée.
Cette interprétation du Talmud pour expliquer la raison pour laquelle on perce l’oreille de l’esclave est approfondie par le ‘Hidouché Harim. Il dit que toute la raison d’être de notre création est d’accomplir la Volonté Divine. Tous nos membres doivent servir à cela.
Ainsi, si l’oreille a entendu et que la personne n’a pas tenu compte de ce qu’elle a entendu, cette oreille n’a plus de raison d’être. L’oreille n’a été créée que pour entendre la Parole Divine. Dans le cas échéant, cette oreille ne mérite pas d’avoir été créé. C’est pour faire allusion à cela qu’on la perce, pour ne pas avoir tenu compte de la Parole Divine : « Les enfants d’Israël sont Mes Esclaves ».
Cette explication est complétée par un enseignement de Rabbi Bounam de Pchis’ha sur le premier verset de notre Paracha : « Voici les lois que tu placeras devant eux ». Il dit que les lois de la Thora doivent être placer avant même sa propre personne. En effet, la Thora et ses Mitsvot précèdent l’homme. Elles sont la raison d’être même de chacune de nos forces et de nos membres. Chaque membre n’a été créé que pour accomplir avec lui les Mitsvot. Cela rejoint l’enseignement de nos Sages selon lequel les 248 membres correspondent au 248 Mitsvot positives et les 365 nerfs correspondent aux 365 interdits. C’est bien que l’homme dans sa totalité n’a d’existence que pour réaliser les Mitsvot. « Voici les lois que tu placeras devant eux », c’est à dire avant eux, avant leur propre être !
Cependant, l’oreille a entendu toutes les Mitsvot. Ainsi, les commentateurs s’interrogent. En effet, à chaque transgression de n’importe quelle Mitsva on aurait dû percer l’oreille pour avoir écouté cette Mitsva sans l’avoir accompli ! Pourquoi la Thora ne demande de percer l’oreille que de celui qui a pris sur lui un autre Maître que Hachem ?!
Le Maharcha cite les Tossefot qui rapportent un Midrash qui dit que le terme « Martséa מרצע ,« qui signifie « poinçon », qui est l’appareil avec lequel on perce l’oreille de l’esclave, a la valeur numérique de 400. Cela fait allusion à l’exil d’Egypte qui a duré 400 ans, comme cela est indiqué dans l’alliance entre les morceaux (les 400 ans commencent dès la naissance d’Yts’hak). Après ces 400 ans, Hachem a libéré Son Peuple de l’esclavage. Mais cet homme est allé se prendre un autre Maître. C’est pourquoi, il sera poinçonné par un מרצע ,dont la valeur numérique est de 400.
Il ressort de ce Midrash que le fait de poinçonner un homme n’est valable que pour celui qui se prend un Maître humain, et ne concerne aucune autre Mitsva. Mais une fois que l’on sait qu’il faille poinçonner l’esclave, se pose alors la question de savoir pourquoi est-ce précisément l’oreille qui devra l’être et pas un autre membre. C’est à cela que répond la Guemara en expliquant que c’est parce que l’oreille a entendu la Parole d’Hachem et ne l’a pas respectée !
Le Sefer Hamakné apporte une autre interprétation. Il dit qu’avant même d’accepter et de respecter toutes les Mitsvot d’Hachem, il convient avant tout d’accepter Hachem comme son Roi et son Maître. Celui qui n’accepte pas, D.ieu préserve, la Royauté d’Hachem, ne verra pas pourquoi il devrait Lui obéir et réaliser Ses Décrets. Ainsi, toutes les Mitsvot dépendent du fait d’accepter tout d’abord la Royauté d’Hachem. L’homme qui souhaite prendre sur lui le joug d’un autre Maître, montre par là qu’il ne reçoit pas totalement le Joug de la Royauté Divine. Hachem n’est pas son Seul Maître, il porte sur lui le joug d’un autre. Ainsi, la pratique de toutes les Mitsvot se trouve alors affaiblie. C’est pourquoi, c’est uniquement pour cette Mitsva d’accepter d’être les serviteurs d’Hachem, que cet homme n’a pas respecté, qu’on lui perce l’oreille et non pour une autre loi. Car toutes les Mitsvot dépendent de celle-là.
Enfin, le Ben Yéhoyada explique que l’oreille est le membre par lequel on parvient à la compréhension. Ecouter c’est comprendre.
Ce n’est pas seulement tendre l’oreille. Or, la compréhension, c’est ce qui mène à la liberté. C’est en comprenant que l’on ressent et que l’on parvient à “vivre” la leçon que l’on a comprise. Celui qui parvient à comprendre les enseignements de Thora pourra, par cela, vaincre son mauvais penchant et s’en libérer. Il est dit : « Je suis la compréhension, à moi est la force ». Or, la Michna enseigne : « Qui est l’homme fort, c’est celui qui maîtrise son penchant ». C’est la compréhension de la Thora qui mène à cela, c’est à dire à la vraie liberté. C’est pourquoi, nos Sages affirment qu’il existe 50 portes de compréhension, allusion aux 50 années qui débouchent au Jubilé (Yovel), la 50ème année. Et n’est-ce pas le jubilé qui mène à la libération ultime ?! C’est l’année où tous les esclaves sont automatiquement libérés, même ceux qui ne le voulaient pas. C’est bien que le jubilé, qui est l’année où se dévoile la compréhension, symbolise l’ultime liberté. L’oreille, membre de la compréhension, est donc par là l’organe de la liberté. L’esclave qui ne souhaite pas être libéré, porte ainsi atteinte particulièrement à l’oreille. C’est donc elle que l’on perce. C’est donc bien pour avoir refusé la Mitsva de n’être esclave qu’à Hachem, ce qui est la réelle liberté par rapport à toutes les servitudes du monde, que l’on perce l’oreille, membre de la liberté. Toutes les autres Mitsvot n’ont pas cette raison et n’évoque pas cette liberté qu’incarne l’oreille !

Le coin histoire

Un jeune homme décida, avec sa fiancée, de la date de leur mariage. Alors, subitement la jeune fille devint mélancolique. Elle s’enferma dans une chambre et ne voulut voir personne, ce qui causa à ses parents un grand désarroi. On demanda conseil au Rav Chakh qui leur indiqua la conduite à tenir dans l’immédiat. Le lendemain matin, on sonna à leur porte.
« Qui est-ce ? » demandèrent les parents de la jeune fille.
« El’azar Chakh »
Un petit moment de confusion s’écoula, puis on ouvrit la porte. Le Rav apparut sur le seuil : « Je n’ai pas fermé l’œil de toute la nuit !
Dit-il. Quoi de neuf ? » On lui dit que ça va un peu mieux, mais il ne se satisfit pas de cela.
Le Rav s’assit et conversa avec la jeune fille pendant quarante cinq minute. Peu à peu, l’expression de la fiancée changea… Quand elle rayonna, le Rav rentra chez lui. La date de la ‘Houpa fut aussitôt décidée.
Tel est l’amour d’Israël des hommes Justes. La peine d’autrui devient leur propre peine et ils ne trouvent de répit que lorsqu’il sont sûrs que les autres se sentent bien.


Chabbat Chalom !!

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