Paracha Mikets / Chabbat ‘Hanouka

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Paracha Mikets – Chabbat ‘Hanouka / פרשה מקץ – שבת חנוכה

30-31 décembre 2016 – 2 Tevet 5777 / ב’ טבת תשע’ז

 

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Les Horaires :

Vendredi soir :

Attention, à la maison, il faut allumer la ‘Hanoukia avant d’allumer les bougies de Chabbat, mais après le Plag, soit à partir de 16h15 environ. Prévoir des bougies ou des fioles d’huile qui dureront suffisamment longtemps afin que ces dernières puissent brûler jusqu’à 1/2 heure après la tombée de la nuit (soit environ 18h20).

16h40 : Allumage des bougies de Chabbat (début de Chabbat à 16h44)
16h45 : Min’ha suivi d’un cours sur les Halakhot de ‘Hanoukka, puis de Chir Hachirim
18h00 : Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par David ELBILIA

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par Samuel COHEN SALMON
L’office sera suivi d’un Kiddouch communautaire.

Samedi après-midi :
16h00 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
16h15 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit .
D’var Thora par Shlomo BOTBOL
17h03 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
17h58 : Arvit, suivi de l’allumage de la 8ème et dernière bougie de ‘Hanouka, puis la Havdala.

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit (huitième jour de ‘Hanouka), suivi d’un petit déjeuner avec dégustations de beignets !


‘Hanouka :

‘Hanouka a commencé samedi soir 24 décembre (allumage de la première bougie) et se terminera dimanche 1er janvier 2017 (allumage de la dernière bougie samedi soir 31 décembre).


Jeûne du 10 Tevet :

Le jeûne du 10 Tevet tombera dimanche 8 janvier 2017, il commencera à 07h00 et se terminera à 17h57.


Conférence :

Venez nombreuses et nombreux assister à la conférence du Rav Avraham DRAY sur l’éducation :

  • Semer pour s’aimer
  • Motiver un enfant
  • Rétablir la communication
  • Construire une image positive
  • Crise d’ado : passage obligé ?

samedi 14 janvier 2017 à 20h30 à l’ACJBB Sud, 134bis rue du Point du Jour.


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir de 20h à 21h à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

« Et elles paissaient ensembles » :

Lorsqu’un homme atteint un niveau de sainteté, arrive ensuite un voilement et une épreuve. Ainsi, concernant les belles vaches, on peut compter trois dimensions positives. Elles étaient : belles d’aspect, bien grasses, et elles paissaient ensembles. Mais, concernant les vaches laides qui sont leurs correspondantes en négatif, on ne trouve que deux paramètres : mauvaises d’aspect et chétives.
Cependant, il n’y a pas de correspondance en négatif concernant le troisième paramètre, à savoir qu’elles paissaient ensembles. En effet, quand les personnes vivent ensembles, c’est à dire dans l’unité et l’harmonie, et que chacun regarde son prochain d’un œil bienveillant, il n’y a alors aucun voilement et aucune obscurité. L’attribut de rigueur ne peut pas alors avoir de prise.
(‘Hidouché Harim)

« Yosseph ordonna … de remettre leur argent, chacun dans son sac » :

Pourquoi Yosseph demanda que l’on remette dans les sacs de ses frères l’argent qu’ils lui ont donné pour acheté le blé ?
En fait, Yosseph savait que ses frères pouvaient se forcer par rapport à la famine et ne manger que très peu, pour ne pas avoir à retourner en Egypte. En revanche, il était évident pour Yosseph que ses frères reviendraient en Egypte pour rendre de l’argent qui ne leur appartenait pas.
Ainsi, pour s’assurer que ses frères reviennent en Egypte, Yosseph remit l’argent de l’achat du blé dans le sac de ses frères pour les amener à se confronter à de l’argent qui n’est plus à eux et pour ainsi les « forcer » à revenir en Egypte, pour rendre cet argent.
C’est que l’on peut se débrouiller avec la famine, mais pas avec de l’interdit (ici le vol).
(Rabbi Yits’hak Zéev de Brisk)

« Votre D.ieu et le D.ieu de votre père vous a donné un trésor… Et il leur sortit Chimon » :

Pourquoi Yosseph désigna l’argent de l’achat comme étant un trésor ?
Il est rapporté à ce sujet que cela fait allusion à ce que D.ieu donna un réel trésor au peuple d’Israël. Et qu’est-ce que ce trésor ? La réponse est qu’« Il leur sortit Chimon ». Hachem fit sortir au monde Rabbi Chimon Bar Yo’hay, qui dévoila les secrets de la Thora, à travers le Zohar. Cela est un réel trésor pour le peuple Juif.

« Les hommes eurent peur car ils furent amenés dans la maison de Yosseph » :

La maison de Yosseph se dit « Beth Yosseph ». Or le Beth Yosseph c’est aussi une œuvre réalisée par Rabbi Yosseph Caro qui, se référant au Tour, rapporte les opinions qui seront à l’origine de la Halakha qu’il compilera et résumera dans le Choul’han Aroukh.
Celui qui s’investie dans l’étude du Beth Yosseph en viendra à ressentir la crainte du Ciel. C’est à cela que fait allusion notre verset : « Les hommes eurent peur », ils furent remplis de la crainte d’Hachem. Et cela, « car ils furent amenés dans la maison de Yosseph (Beth Yosseph) ». Par l’étude du Beth Yosseph on en vient à la crainte du Ciel.

Le coin Halakha

Une personne qui souhaite uniquement méditer par la pensée à des paroles de Thora, il existe une discussion entre les décisionnaires pour savoir si cela est permis avant les Birkot HaThora. Ce cas dépend si on peut s’acquitter de la Mitsva d’étudier par la pensée, à savoir si la pensée est considérée comme la parole à ce sujet ou non. C’est pourquoi, pour sortir du problème, il convient de ne même pas penser à des enseignements de Thora avant les Birkot HaThora.
Cependant, dans ce cas, le ‘Hatam Sofer propose une solution. Il conseille de réciter les Birkot HaThora par la pensée. Ainsi, de deux choses l’une : si la pensée vaut la parole, alors voici qu’il a récité les Birkot HaThora et il pourra donc étudier par la pensée. Et si la pensée ne vaut pas la parole, alors l’étude par la pensée n’est pas une étude et est donc dispensée des Birkot HaThora.
Néanmoins, le Thorat ‘Hayim déconseille d’utiliser cette solution car il se retrouverait ensuite dans un doute s’il pourrait de nouveau réciter les Birkot HaThora par la parole, au cas où la bénédiction par la pensée est valable (si la pensée équivaudrait à la parole).
En conclusion, le Biour Halakha écrit que la majorité des Richonim (premiers décisionnaires) tiennent plutôt que la pensée n’équivaut pas à la parole.

Le coin discours

Sur le verset qui ouvre la Paracha : « Ce fut au bout des deux années que Pharaon fit un rêve », nos Sages expliquent que cela fait référence aux deux années supplémentaires que Yosseph est resté en prison. Cette peine lui a été imposée pour avoir placé son espoir sur le Maître échanson, car après lui avoir interprété son rêve positivement, il lui dit : « Tu te souviendras de moi … et tu me rappelleras devant Pharaon ». Pour avoir utilisé ces deux expressions, il fut puni et resta deux années de plus en prison.
Les commentateurs s’interrogent. En effet, quelle était vraiment sa faute. La Thora elle-même demande à l’homme certes, de placer sa confiance en Hachem, mais demande aussi d’intervenir naturellement pour créer une cause naturelle pour obtenir la réussite ! C’est ce qu’on appelle la Hichtadlout. En quoi Yosseph a-t-il fauté pour avoir fait cette Hichtadlout ?
Tout d’abord, le Rav Volbe s’appuie sur les paroles de Rachi à ce sujet qui dit : « Puisque Yosseph a dépendu du maître échanson, pour qu’il se souvienne de lui, c’est pourquoi il a dû rester encore deux ans en prison ». Certes l’homme doit faire une Hichtadlout naturelle, mais il ne doit pas compter dessus, car il doit entièrement dépendre d’Hachem. La Hichtadlout ne doit être considérée que comme une dette à payer. Mais la confiance ne doit être tournée que vers Hachem. Son erreur n’a donc pas été d’avoir fait une Hichtadlout, car cela est normal et même recommandé. Sa faute a été d’avoir dépendu et d’avoir compté sur sa Hichtadlout.
Selon Rabbi ‘Hayim de Brisk la faute de Yosseph a été d’avoir utilisé deux expressions. A son niveau spirituel, il n’aurait dû utiliser qu’une seule parole et là il aurait fait son devoir de Hichtadlout et n’aurait pas du tout été puni, même pas d’un an de prison en plus. Mais comme il a « exagéré » (toujours selon son niveau) et a prononcé deux paroles, il fut donc puni. Le Beth Halévi explique, dans le même sens, que plus quelqu’un est grand dans sa confiance en Hachem (Bita’hon), plus sa Hichtadlout doit être faible. Là fut l’erreur de Yosseph.
Le ‘Hazon Ich quant à lui explique qu’un homme doit user d’une Hichtadlout valable et fiable, c’est à dire qui peut l’aider naturellement à réussir. Mais, le maître échanson étant un impie, qui assurément n’allait pas l’aider, en plaçant sa confiance en lui, c’est comme si un homme qui est en train de se noyer s’appuierait sur une paille pour se sauver. En cela, Yosseph a fait preuve d’un comportement en quelque sorte désespéré. C’était cela son erreur.
Dans une autre idée, le Rav Moché Feinchtein dans son Darach Moché explique que Yosseph aurait dû, de part sa grande confiance en Hachem, déduire que si du Ciel on lui envoie avec lui le Maître échanson qui se mit à rêver et qu’il devait lui interpréter son rêve comme quoi il serait libéré, tout cela a été organisé par En-Haut pour préparer sa délivrance. Ainsi, Yosseph aurait dû comprendre cela et ne pas intervenir pour préparer sa libération. C’est en cela qu’il y avait faute. Yosseph aurait dû décrypter le signe du Très-Haut et Le laisser œuvrer pour sa délivrance. Dans le même sens, le Pardes Yosseph rapporte une opinion selon lequel Yosseph avait effectivement compris le message d’En-Haut comme quoi tout a été préparé pour qu’il soit libéré. Son erreur a donc été que malgré cela, Yosseph a quand même fait une Hichtadlout. Le manquement a été que quand on perçoit le début d’un processus qui enclenche la réussite, alors dans ce cas, la Hichtadlout ne doit pas avoir lieu.
Selon la pensée ‘Hassidique, le Rabbi de Loubavitch explique que toute la raison de la nécessité de la Hichtadlout provient du fait que l’homme vit dans un monde matériel, la nature a donc une certaine emprise sur lui. C’est pour cela qu’il doit donc intervenir en faisant une hichtadlout naturelle. En revanche, Yosseph vivait dans ce monde sans en être nullement affecté. Il pouvait se trouver dans un pays où la matérialité a une prise énorme, comme en Egypte et être totalement attaché à Hachem sans le moindre tracas du fait de la matérialité.
Yosseph n’était pas du tout touché par la nature. De ce fait, pour lui, une Hichtadlout naturelle était de trop. Il fut donc puni pour cela.
De tout cela, nous voyons que Yosseph a été puni pour une erreur fine d’appréciation. Son manque de Bita’hon a été très subtil. De là nous voyons son grand niveau de Bita’hon. Car, explique le Beth Halevi, c’est en voyant la grande punition pour une faute si fine que nous déduisons qu’il avait un tel Bita’hon que la moindre erreur en ce domaine était très grave et a attirée une telle punition.
Le Rabbi de Kotsk fait remarquer qu’en général, la punition pour une faute ne vient pas immédiatement après la faute. Ici, le fait que Yosseph fut puni tout de suite après son erreur, puisque les deux années de prison en plus ont suivi sa faute, cela vient montrer que son Bita’hon était si grand qu’on lui a montré immédiatement quel a été son manquement, à travers sa punition, ce qui n’est pas habituel.
Pour finir, rappelons que ces deux années supplémentaires en prison qui ont été la punition de Yosseph ont surtout été une bonté pour lui. Car ces années ont été le moyen pour Yosseph de corriger son erreur, c’est à dire de travailler sur son Bita’hon pour le corriger et le parfaire. De sorte que lorsqu’au bout de ces deux années, Pharaon a rêvé, Yosseph était tellement complet dans sa confiance en Hachem que même lorsqu’on l’a appelé d’urgence pour expliquer les rêves de Pharaon, malgré le stress et l’urgence, il a pu garder son calme et conserver son Bita’hon intact. C’est ainsi qu’il put introduire son interprétation en disant : « Ce n’est pas moi, c’est D.ieu qui va rendre à Pharaon sa paix intérieure ». Et c’est grâce à cette expression de Bita’hon qu’il put mériter, selon nos Sages, de régner sur l’Egypte.
Ainsi, cette punition fut pour Yosseph le plus grand bien puisqu’en l’exploitant pour corriger son Bita’hon, cela le conduisit à la plus grande réussite. Lorsque Hachem punit l’homme, en fait la sanction contient le potentiel de réparer la faute et le prépare à sa réussite.

Le coin histoire

Rabbi Gamliel Rabinovitch était le Roch Yechiva de la ville de Kéchinov. Il finit par s’installer en Terre Sainte, dans la ville de Tsfat.
Un jour, un Juif de Yérouchalaïm alla chez lui. Dans sa maison régnait une très grande pauvreté de sorte qu’il n’avait rien à proposer à son invité pour le recevoir dignement et l’honorer comme il se doit. Il n’avait même pas un morceau de pain ou quelques gâteaux à lui servir.
Ainsi, le Rav réfléchit pour déterminer comment allait-il l’honorer et accomplir la Mitsva de recevoir des invités.
C’est ainsi qu’il se passa un long moment de réflexion. Jusqu’à ce que lui vienne l’idée de composer un nouveau chant en l’honneur de l’invité. Il créa ce chant et y mit des paroles concernant la joie qu’un Juif doit ressentir dans ce monde de mériter de se placer sous la direction du Créateur de tous les mondes, Qui réalise tout pour notre bien. Il doit être heureux même quand il ouvre tous les placards et qu’il n’y trouve rien.
Cet invité raconta qu’il traversa dans sa vie des périodes très difficiles. Mais, à chaque fois qu’il se rappela de cette anecdote avec Rabbi Gamliel et qu’il pensa à ce chant qu’il composa en son honneur, il en tira du courage et il put renforcer son âme. (extrait de Tiv Hamoadim – ‘Hannouka).
Cette histoire nous apprend comment un Juif doit être heureux de sa situation et même quand il n’a rien et qu’il manque de tout, même du nécessaire. Le fait de se rappeler que l’on est dirigé par Hachem Qui ne cherche que notre bien, doit nous emplir de joie.



Chabbat Chalom et ‘Hanouka Saméa’h !!

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