Chabbat Chirah – Paracha Béchala’h & Tou Bishvat

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Paracha Béchala’h – Chabbat Chirah / פרשה בשלח – שבת שירה

Tou Bishvat / ט’ו בשבט

10-11 février 2017 – 15 Chevat 5777 / ט’ו שבט תשע’ז

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Les Horaires :

Vendredi soir :
17h40 : Allumage des bougies de Chabbat (début de Chabbat à 17h44)
17h45 : Min’ha suivi de Chir Hachirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal
L’office sera suivi d’un Kiddouch communautaire.

Samedi après-midi :
16h15 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
16h30 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit Spéciale TOU BISHVAT avec le Séder et la dégustation de fruits.
La séouda chélichit est offerte par Stéphanie et Alain SABBAH Léilouy Nichmat Gracia bat Messaouda Serouilla Sabbah CRICHI (ז״ל).
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal
18h04 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
18h54 : Arvit, suivi de la Havdala.

19h10 : Cours mixte durant une heure après la Havdala. Le Rabbin Mickael MOUYAL vous offre la possibilité d’étudier le livre « Alé Chour » afin de construire sa personnalité.
Le Alé Chour est un véritable classique de la philosophie rabbinique rédigé par le Rav Chlomo WOLBE.

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit


Conférence :

Grande soirée de Tou Bishvat !!
Rendez-vous ce samedi 11 février à 20h30 pour fêter Tou Bishvat autour d’une conférence de la Rabbanite Mariacha DRAI : “To be or not to be – notre capacité à relever les défis de la vie”. Une animation musicale et un délicieux buffet suivra.

ACJBB Sud au 134 bis rue du Point du Jour 92100 Boulogne.

Entrée libre et public féminin.

N’hésitez pas à partager et surtout à venir !


Chabbat planétaire Ytro :

A l’occasion du Chabbat planétaire, le CCIBB a le plaisir d’organiser avec le Beth Habad le déjeuner de Chabbat Ytro samedi 18 février 2017 à l’école Ferdinand Buisson, rue de Seine.
Pour réserver, vous pouvez adresser un mail à Ytroccibb7@gmail.com ou appeler Karen au 06 63 56 61 89 en précisant le nombre d’adultes et d’enfants de moins 10 ans.
La réservation ne sera confirmée qu’à réception du chèque à l’ordre du CCIBB à l’adresse suivante :
CCIBB – 20 Ter, rue des peupliers – 92100 Boulogne Billancourt
PAF: 25 € par adulte, 50 € avec Cerfa et 15 € par enfant de moins de 10 ans, 30 € avec Cerfa.


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir de 20h à 21h à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

« Hachem ne les a pas conduit en passant par la terre de Pelichtim car elle est proche » :

Bien que cette raison (de “elle est proche”) explique que si les Hébreux auront peur d’une guerre avec les Pelichtim, ils risqueraient facilement de revenir en Egypte, du fait de sa proximité. Malgré tout, on peut l’expliquer d’une autre façon. En effet, Hachem a souhaité que volontairement on ne prenne pas le chemin le plus simple et le plus proche mais au contraire que l’on empreinte des chemins plus compliqués. Cela, pour donner de la force à toutes les générations futures, lorsque les chemins des exils futurs ne seront pas simples mais au contraire seront tortueuses. Ainsi, Hachem aura fait emprunter des chemins compliqués aux Hébreux à la sortie d’Egypte et les aura fait s’en sortir malgré tout. Par cela, le peuple Juif aura la force de surmonter et de dépasser tous les moments difficiles de l’exil.
(Sefat Emet)

« Les enfants d’Israël ont marché à terre sèche à l’intérieur de la mer » :

Les gens s’impressionnent lorsqu’ils voient des miracles dévoilés. Mais il faut bien comprendre que même toute la nature n’est qu’un grand miracle. Nous devons voir partout l’Intervention d’Hachem et Sa Grandeur, et s’en impressionner. Tous les événements “naturels” de la vie ne sont que des miracles venant d’Hachem. Mais comme on s’en est habitué, on ne s’en impressionne plus. Le but à atteindre est d’arriver à reconnaître que l’on marche en réalité « à terre sèche à l’intérieur de la mer ». C’est à dire que même lorsque la vie est normale et naturelle, et que l’on marche “à terre sèche”, nous devons comprendre que même cela est un grand miracle comme si l’on marchait ”à l’intérieur de la mer”.
(Noam Elimelekh)

« Toute la maladie que J’ai mis en Egypte, Je ne la mettrai pas pour toi, car Je suis Hachem Ton Guérisseur » :

Hachem a frappé les égyptiens pour les punir des souffrances qu’ils ont appliquées aux Hébreux. C’était dont une sanction et une punition. La Thora vient nous dire ici, dans ce verset, que quand Hachem impose une souffrance aux enfants d’Israël, ce n’est pas dans le même but que les souffrances qu’Il a imposées aux égyptiens. Ce n’est pas une simple punition, pour les frapper et les punir. En effet, « Car Je suis Hachem Ton Guérisseur ». Les souffrances qu’Hachem impose aux Juifs sont des guérisons, pour les soigner et les épurer spirituellement en leur enlevant leurs fautes. Cela, à l’image d’un chirurgien qui opère son patient pour le guérir et sûrement pas pour le punir.
(Malbim)

« Quand Moché leva les mains, Israël étaient les vainqueurs, et quand il les baissait, Amalek prenait le dessus » :

On peut s’interroger. Si Moché entraînait la victoire en levant les mains, pourquoi parfois il les baissait ? Il aurait dû toujours les garder élevées ?!
En fait, lorsque les Hébreux tournaient leur cœur vers Hachem et se soumettaient à Lui, alors les mains de Moché se renforçaient et il pouvait les lever. C’est là que le peuple d’Israël avait la victoire. Mais lorsque les Juifs se détachaient d’Hachem et détournaient leur cœur de Lui, alors les mains de Moché s’alourdissaient et tombaient. C’est l’attachement du peuple d’Israël à Hachem qui donne des forces à son dirigeant pour qu’il puisse agir en faveur de la victoire et de la réussite du peuple.
(Sefat Emet)

Le coin Halakha

Il est bon de donner de la Tsedaka avant la prière (la Amida), comme il est dit : « Moi, avec justice je contemplerai Ta Face ». C’est par la justice (Tsedek), référence à la Tsedaka, que l’on peut encore mieux prier et se placer devant “la Face” de Hachem.
La coutume Sefarade est de donner de la Tsedaka au moment où l’on dit « Véata Mochel Bakol », dans la prière du « Vayvarekh David ». Ceux qui collectent de l’argent au moment de la lecture du Chema ou au milieu de la lecture de la Thora, ne font pas bien.
D’après la mystique, quand on donne la Tsedaka, il convient de donner d’abord deux pièces en même temps, puis juste après de donner une troisième pièce.
Il est une Mitsva de se tenir au moment de la Amida avec crainte et soumission devant Hachem. S’il n’y arrive pas, alors tout au moins il ne devra pas se tenir avec moquerie et légèreté, et ni dans la colère. Malgré tout, on devra être dans la joie ressentie par la Mitsva d’avoir le mérite de se tenir devant Hachem, le Roi des rois, et de pouvoir Lui adresser nos demandes.
A priori, on ne devra pas s’apprêter à prier après une étude de Thora où on est resté sur une incompréhension, lorsque le sujet étudié n’est pas encore clair. En effet, cela risque de perturber la concentration. Malgré tout, il ne devra pas perdre la prière en publique à cause de cela. Ainsi, si la communauté s’apprête à réciter la Amida et que lui n’est pas encore arrivé à une conclusion claire dans son étude, il devra malgré tout se joindre au publique pour prier avec eux. D’autant plus que de nos jours, malheureusement, nous ne prions plus tellement avec la ferveur demandée.

Le coin discours

Après que les enfants d’Israël aient quitté l’Egypte, ils se retrouvent devant la mer des Joncs, les égyptiens à leur poursuite. Alors, Hachem leur dit : « Hachem fera la guerre pour vous, quant à vous, gardez le silence ». En effet, les Hébreux étaient en train d’implorer le Ciel pour les sauver. Alors, Hachem leur demanda d’arrêter de prier. Comment comprendre cela ? N’est-ce pas qu’un Juif doit normalement prier quand il est dans une détresse ?!
Plusieurs réponses sont proposées pour répondre à cette question. Nous allons en rapporter certaines d’entre elles.
Tout d’abord, le Avné Nézer explique que la suite de ce verset dit : « Hachem dit à Moché : “Qu’as-tu à crier vers moi, parle aux enfants d’Israël pour qu’ils avancent” ». Hachem attendait que les Hébreux avancent dans la mer pour réaliser le miracle et ouvrir cette mer. Il fallait qu’ils fassent un acte d’abnégation et de don de soi, ce que l’on appelle la “Messirout Néfech”. En effet, ce mérite dépasse tous les autres mérites et même dépasse la valeur de la prière. Ainsi, Hachem demanda aux Hébreux d’arrêter de prier, car ils doivent à présent faire une action qui dépasse même la prière, à savoir la Messirout Néfech. C’est d’ailleurs justement cela qui déclencha le miracle.
Dans cette direction, le Kedouchat Lévi ajoute qu’il fallait à ce moment justement le mérite de la Méssirout Néfech pour les sauver. En effet, les égyptiens qui les suivaient savaient qu’ils prenaient un risque énorme de se confronter aux Hébreux, car ces derniers avaient l’Assistance Divine. Ils faisaient donc preuve de Messirout Néfech dans le mal. Il fallait donc que les Juifs fassent contre poids en faisant preuve de Messirout Néfech pour le bien, pour annuler la force négative des égyptiens et mériter le miracle.
De son côté, le ‘Hidouché Harim propose deux autres réponses. La première est que Hachem voulait réaliser le miracle pour sauver Son peuple, même sans prière. En effet, Hachem savait que dans les générations futures, il allait y avoir des malheurs où les Juifs n’auront même pas la force et les ressources intérieures pour prier vers Hachem. Ainsi, pour pouvoir sauver même une telle génération, il fallait que cette fois aussi le miracle se produise même sans la prière au préalable, pour rendre possible une telle situation. Cette réponse est aussi en allusion dans le Midrach Mékhilta qui explique le verset cité plus haut ainsi : « Hachem fera la guerre pour vous même si vous, vous gardez le silence ». C’est à dire, pour que Hachem épargne le peuple Juif même dans un moment où la prière ne parvient pas à être réalisée.
La deuxième réponse du ‘Hidouché Harim est que par le cri et la prière sincère vers Hachem, on révèle le lien le plus profond d’Israël avec Hachem, ce lien qui est celui d’un Père pour ses enfants. Or un père n’a pas besoin d’entendre son fils crier pour le sauver. Dès qu’il le voit dans une difficulté, il accourt à son secours. Ainsi de la même manière, les Hébreux ont commencé à crier vers Hachem. Par ce cri, ils ont révélé le lien Paternel d’Hachem pour Ses Enfants, le peuple Juif. Dès lors, Il leur demande d’arrêter de prier et d’implorer. Car une fois que se révèle ce lien profond, Hachem “se doit” de sauver les Hébreux, Ses Enfants, sans même aucune prière, à l’image de l’attitude d’un père pour son fils. Ainsi, c’est le cri du début qui a permis de révéler le lien Paternel d’Hachem pour les Hébreux. Dès lors ce lien éveillé, il n’est plus nécessaire de prier. Hachem leur demande donc de garder le silence pour les sauver, tel un père pour son fils.
Enfin, rapportons les propos du Rav Yérou’ham Halévi Leybovitch, qui cite Rachi sur le verset : « Parle aux enfants d’Israël qu’ils avancent ». Rachi dit : « Ils n’ont qu’à avancer, car la mer ne se tient pas devant eux ». Hachem leur dit qu’il n’y a pas du tout lieu de prier dans cette situation. Car la prière vient dans un moment difficile. Mais ici, Hachem leur dit qu’en réalité, il n’y a pas de mer et donc il n’y a pas de difficulté, de sorte qu’il n’y a pas lieu de prier. La seule chose qui convient de faire, ce n’est que d’avancer, sans s’inquiéter nullement. Hachem leur révèle ici qu’en vérité, la détresse de la mer est en réalité illusoire : “la mer ne se tient pas devant eux”. De la sorte, il n’y a même pas lieu de prier, du fait de l’absence de tout problème et de toute détresse. Le miracle va intervenir de façon si sûr que dès à présent, il ne reste qu’à avancer.

Le coin histoire

Un vieux ‘Hassid de Pchis’ha se flattait toute sa vie avec ses Tefillin, qui étaient d’une beauté très rare. Il pria avec ces Tefillin depuis sa jeunesse. A chaque occasion, il les arrangeait, ajoutait de l’encre, les faisait vérifier chaque année par un Sofer (scribe) de qualité.
Ce dernier les trouvait absolument Cachères à chaque reprise.
Vers la fin de sa vie, lors d’une des vérifications, le Sofer fut choqué de découvrir une petite faille, dans un des textes, qui rendait les Tefillin inaptes. Mais le pire était que cette faille datait du moment où elles ont été écrites, ce qui signifiait que les Tefillin n’ont jamais été Cacheres.
Le Sofer accourut le plus rapidement possible à la maison de notre homme pour lui faire part de cette terrible nouvelle. Mais alors, en réaction, l’homme se mit à danser et à sauter de joie avec un grand enthousiasme, montrant sans cesse des signes de joie.
Les membres de sa famille furent perturbés face à la réaction de leur vieux père, pensant qu’il avait peut-être perdu la raison suite au choc de cette nouvelle et de la peine que cela a pu lui causer.
Une fois que le ‘Hassid commença à se calmer, un de ses enfants lui demanda : « Pourquoi t’es-tu autant réjoui en apprenant que toute ta vie tu as prié avec des Tefillin inaptes ».
Le ‘Hassid répondit à son fils : « Je ne me suis pas réjoui sur le passé, mais pour le futur ! C’est seulement aujourd’hui que j’ai appris que j’ai prié pendant 70 ans avec des Tefillin non Cachères. Et maintenant rendez-vous comptes. Imaginez que j’aurais pu quitter ce monde sans avoir porté des Tefillin valable même une seule fois dans ma vie ! Et à présent que ce “miracle” s’est réalisé et que je peux maintenant mettre des Tefillin Cachères, ne vais-je pas m’en réjouir ?! »
Cette belle histoire nous apprend que même si on a pu mal se comporter ou encore s’être trompé dans la pratique d’une Mitsva, au lieu de s’attrister et même se déprimer, il convient aussi de se réjouir de pouvoir maintenant corriger et faire mieux dans le futur.


Chabbat Chalom !!

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