Chabbat Wayikra

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Paracha Wayikra / פרשה ויקרא

30 mars – 1er avril 2017 – 5 Nissan 5777 / ה’ ניסן תשע’ז

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Les Horaires :

Vendredi soir :
19h00 : Min’ha suivi de Chir Hachirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
19h50 : Allumage des bougies de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 20h01)
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal
L’office sera suivi d’un Kiddouch offert par Carine et Alain GANEM à l’occasion de la Bar Mitsvah de Ariel.

Samedi après-midi :
18h00 : Conférence – Nous avons le plaisir d’accueillir Dvorah SERRAO, Directrice de l’enseignement à l’Alliance Israélite Universelle, enseignante et formatrice.
En cette veille de Pessa’h, Dvorah fera une conférence sur le thème : « Comment les femmes ont-elle participé à toutes les étapes de la sortie d’Egypte ? » Etudes sur textes. Venez nombreuses et nombreux !!

19h15 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
19h30 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit.
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal
20h19 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
21h10 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit


Carnet de familles :

Bar Mitsvah :
Nous souhaitons un grand Mazal-Tov à Carine et Alain GANEM à l’occasion de la Bar Mitsvah de leur fils Ariel. Mazal Tov à Shaï et Levana, aux grands-parents Paule Andrée GANEM, à la famille BENSAID, ainsi qu’à toute la famille.
Ce Chabbat, Ariel participera à la Téphila et à la lecture de la Paracha à l’occasion de sa Bar-Mitsvah.


Birkat HaLévana :

La Birkat Ha-Lévana (prière pour la lune) pourra être faite entre le 3 et le 11 avril 2017, lorsque la lune est visible.


Pessa’h :

La fête de Pessa’h aura lieu du 10 avril au soir jusqu’au 18 avril au soir.
Voici quelques points de repères pour les dates et heures clés :

Pensez à remplir en ligne ou envoyer le pouvoir de vente du ‘Hamets au plus tôt afin de ne pas oublier. Il peut être rempli en ligne sur le site du Consistoire, ou en le téléchargeant et en l’envoyant par courrier. Il doit être impérativement envoyé avant le vendredi 07 avril 12h00 !


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir de 20h à 21h à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud.


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith Mila, Bar et Bat Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc.) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

(Vayakhel) « Un homme (Adam – אדם) qui offrira » (1, 2) :

Les commentateurs s’arrêtent sur le terme “אדם” qui est ici employé pour parler de l’homme. Ce terme fait penser au nom du premier homme qui s’appelait “אדם”. Après sa faute, il apporta aussi un sacrifice et s’est repenti. Il a obtenu par cela d’apaiser son Créateur.
Mais pourquoi prendre Adam, le premier homme, comme référence du fauteur qui calme la Colère Divine par son repentir ?
En fait, Adam n’avait qu’une seule Mitsva à respecter. En la transgressant, il passa outre la totalité des lois qu’Hachem lui ordonna.
Notre verset vient ici nous apprendre qu’à l’instar d’Adam, même si un homme a énormément fauté et même s’il a contrevenu à toutes les Mitsvot de la Thora, s’il se repent, Hachem lui pardonnera. Cela, à l’image d’Adam qui a apaisé la Colère Divine par son repentir, malgré le fait que par sa faute, il a transgressé “toutes” les Mitsvot qu’il a reçues.
(Ketav Sofer)

(Vayakhel) « Il l’offrira (le sacrifice) selon sa volonté, devant Hachem » (1, 3) :

Ce verset nous apprend que le sacrifice doit être offert avec la volonté et l’accord de celui qui l’apporte. Mais, on peut trouver une autre allusion à ce verset. En effet, l’homme qui apporte un sacrifice, ne doit pas se contenter de l’offrande animale. Il doit aussi s’en inspirer pour offrir et sacrifier toute sa personne et tout son être à Hachem. Le verset vient ici nous dire que la personne qui apporte un sacrifice « l’offrira avec sa volonté », c’est à dire que l’on sacrifiera aussi toute sa volonté, ses désirs et ses aspirations. Tout son être doit s’annuler complètement devant Hachem par le sacrifice.
(Haketav Véhakabala)

(Vayakhel) « Une odeur agréable pour Hachem » (1, 9) :

Pourquoi la Thora compare-t-elle l’impact du sacrifice à une odeur ?
C’est que l’odeur est ressentie de loin. Ainsi, toute chose qui se ressent de loin est appelée “odeur”. Le sacrifice aussi doit être une bonne odeur car il doit annoncer à l’avance l’amélioration du comportement de celui qui l’apporte à partir de ce jour. C’est cela l’essentiel de l’offrande. Il doit présager du repentir et de la bonification des actions de son propriétaire. Une personne qui ne fait qu’apporter une offrande superficiellement, sans l’accompagner d’une réelle décision de s’améliorer dans le futur, ce sacrifice n’aura aucune valeur, car cette bonne odeur fera défaut.
(‘Hidouché Harim)

(Vayakhel) « Deux tourtereaux ou deux pigeons » (5, 7) :

Le sacrifice de l’homme pauvre doit être de deux volailles, alors que l’homme riche apportera une seule bête (une chèvre ou une brebis). Pourquoi cette différence ?
En fait, quand le pauvre apporte un sacrifice de pauvre, il peut en venir à se dire : « Si j’étais riche, j’aurais apporté un autre sacrifice. Alors, pourquoi Hachem m’a fait cela d’être pauvre, pour que je doive maintenant apporter une offrande de pauvre ?! »
De cette façon, il en vient à se plaindre de la manière comment Hachem dirige le monde. C’est pourquoi, à part son sacrifice expiatoire (‘Hatat) qu’il apporte pour sa faute, il doit offrir aussi un deuxième sacrifice en holocauste, pour sa mauvaise pensée.
(Rabbi Ye’hezkel de Kozmir)

Le coin Halakha

Le fils devra s’accouder même devant son père, et même si son père est également son Maître. En revanche l’élève ne devra s’accouder devant son maître que si celui-ci le lui permet. Un endeuillé également devra s’accouder.
On devra s’accouder sur le côté gauche. Celui qui s’est accoudé sur le côté droit n’en sera pas quitte. De ce fait, il devra remanger la Matsa ou reboire les coupes de vin en s’accoudant comme il se doit, sur le côté gauche. Mais s’il a des problèmes de santé qui lui déconseillent de remanger ou de reboire, il sera alors dispenser de le faire. Les femmes aussi seront dispenser de rzcommencer à s’accouder en cas d’oubli.
Le gaucher aussi s’accoudera sur le côté gauche. Mais lui, s’il s’est accoudé sur le côté droit, il en sera déjà quitte.
Les quatre verres de vin seront à priori pris sur du vin rouge, même si le blanc est meilleur en terme de goût. Malgré tout, on est quitte même sur du vin blanc, mais aussi sur du vin Mévouchal (cuit) ou du jus de raisin (même si certains décisionnaires pensent que pour le Seder on ne doit pas utiliser le jus de raisin).
Il est bon de se faire servir le vin pour les quatre coupes, car cela est un usage de liberté.
Il est préférable de se faire acquitter de la bénédiction du Kidouch par le Maître de maison en entendant attentivement la bénédiction et en pensant à s’en acquitter. On répondra alors Amen à la fin du Kidouch. Néanmoins certains ont l’usage que chaque convive récite toute la bénédiction du Kidouch pour lui-même. Dans ce cas, on ne répondra pas Amen à la fin du Kidouch. Ceux qui ont cette coutume ont sur qui s’appuyer. Cependant, si on sait que le chef de famille ne connaît pas suffisamment la Halakha et qu’il n’aura pas l’intention d’acquitter les convives du Kidouch, alors on agira à priori selon cette usage et chacun récitera tout le Kidouch sur son verre pour lui-même et à voix basse.

Le coin discours

La Paracha commence par le mot Vayikra, qui signifie « Il appela », car Hachem a appelé Moché pour qu’il entre dans le Michkan, car Il voulait lui transmettre les lois des sacrifices. Ce terme Vayikra (ויקרא), est écrit dans la Thora avec la lettre Alef (א), la dernière lettre de ce terme, en plus petit que les autres lettres. Cette particularité a éveillé l’intérêt des commentateurs qui ont apportés plusieurs explications à cela. Nous allons en choisir certaines d’entre elles, et on n’épuisera bien sûr pas ce qui est à dire sur ce sujet.
Tout d’abord, la première réflexion proposée par nos Maîtres consiste à dire que ce petit Alef vient attester de l’humilité de Moché.
Comme celui-ci a su se faire petit, alors cela s’est manifesté à travers cette lettre Alef qui a été inscrite en plus petit. Seulement, on peut se demander pourquoi est-ce dans ce contexte précisément que l’humilité de Moché a été remarquée.
Le Midrash explique qu’une fois le Michkan achevé, Moché n’a pas osé y pénétrer. Malgré sa grandeur, malgré tous les miracles qu’il réalisa et malgré la Thora qu’il transmit, il s’est néanmoins fait petit et a attendu qu’Hachem l’appelle pour entrer dans le Michkan.
C’est donc ici qu’il a su faire preuve de modestie. Bien plus, Rabbi Bounam de Pchis’ha ajoute que Moché a reçu un grand privilège et un grand honneur de la part d’Hachem. En effet, c’est lui et seulement lui qu’Il a appelé pour avoir le mérite de pénétrer dans le Michkan. Et malgré tout cette honneur, il n’en a ressenti aucun orgueil. Il est resté aussi humble et ne s’est nullement vanté intérieurement d’avoir été le seul à avoir été choisi par Hachem. C’est toute cette humilité que vient signaler ce petit Alef.
D’un autre aspect, la Paracha de Vayikra vient amorcer le sujet des sacrifices. C’est pourquoi, en préalable à ce passage, la Thora veut louer la qualité d’humilité et d’effacement de soi. Comme l’explique le Maharal de Prague, le sacrifice vient proclamer que le monde entier avec toute son existence, s’annelle et s’efface complètement devant Son Créateur. Les quatre règnes remontent vers Lui pour reconnaître leur dépendance totale à Son Existence. Le minéral représentée par le sel et le bois, le végétal représenté par les libations de vin, l’animal qui est sacrifié, ainsi que l’humain qui est celui qui apporte le sacrifice, en viennent tous à se donner et à s’effacer devant Hachem, à travers cette élévation et se rapprochement intime avec Lui. Cette annulation de l’existence grossière, qui se prétend indépendant d’Hachem, est la base même de tout le principe du sacrifice. La Thora tient à le distinguer par ce petit Alef.
Un autre Midrash enseigne que le premier livre que l’on doit enseigner aux enfants, c’est le livre de Vayikra. Ce livre traite des sacrifices. Les enfants qui sont purs doivent venir s’occuper de l’étude des sacrifices qui sont eux-aussi purs.
Le lien entre les enfants et les sacrifices peut aussi se voir sur un autre plan. Le Rabbi de Loubavitch explique que le seul acte religieux qui est intervenu avant le don de la Thora et même avant la venue des patriarches qui sont liés à la Thora, c’est le sacrifice.
Selon le Midrash, Adam a amené un sacrifice suite à sa faute. Caïn et Hével ont aussi offert un sacrifice. Noa’h également. Parce que le sacrifice est la Mitsva qui préexiste au don de la Thora, c’est pour cela que les enfants viennent étudier ce sujet, car eux-aussi, ne sont pas encore Bar Mitsva et se situent encore avant leur don de la Thora.
Fort de ce principe, le Keli Yakar fait remarquer que ce point est en allusion dans le petit Alef de Vayikra. En effet, le Alef qui est la première lettre, symbolise le commencement. C’est le sujet des sacrifices, développé dans le livre de Vayikra, que les enfants devront apprendre en premier. Le Alef des petits, c’est à dire le début de leur étude, doit se faire par le livre de Vayikra.
De son côté Rabbi Chalom de Belz rapporte que d’après la mystique, ce petit Alef fait allusion aux mille lumières (Elef signifie mille) que Moché a perdu suite à la faute du veau d’or. Pour comprendre le sens de ces mille lumières, le commentaire du Chakh sur la Thora explique que lorsque Moché brisa les Tables de la loi, toutes les lettres Samekh (ס) et Mem final (ם) tombèrent. En effet, nos Sages expliquent que ces deux lettres tenaient par miracle sur les Tables. Ces lettres dessinant de simples trous dans la pierre, vides à l’intérieur, Hachem réalisa un miracle pour que la partie de la pierre qui emplissait ces lettres tenaient par miracle dans l’air.
Quand Moché brisa les Tables, ces lettres tombèrent. Or, les 10 commandements qui étaient gravés dans les Tables de la loi, contenaient 22 lettres Mem et 2 lettres Samekh. Sachant que le Mem a la valeur numérique de 40 et le Samekh de 60, ainsi les 22 Mem (22 x 40 = 880) et les 2 Samekh (2 X 60 = 120), le tout vaut donc 1000. Le Rabbi de Belz explique que c’est cela le sens des 1000 lumières que perdit Moché suite au veau d’or, et qui sont en allusion dans ce petit Alef.
Enfin, le Midrash Tan’houma enseigne que lorsque Moché écrivit la Thora, il resta un peu d’encre dans la plume. Il passa cette encre sur la tête et c’est ainsi qu’il reçut le rayon lumineux qui l’éclaira, comme cela est indiqué à la fin de Ki Tissa.
Mais comment est-ce possible qu’il y avait trop d’encre dans la plume ? Hachem aurait pu y mettre juste l’encre qu’il fallait ?!
Le livre Mat’amim explique que lorsque Moché écrivit le Alef de Vayikra en petit, du fait de sa grande humilité, alors qu’il aurait dû l’écrire normalement, c’est ce peu d’encre là qui restait, qui était à l’origine de ce rayon de lumière. Apprenons de là que c’est l’humilité et la modestie d’une personne qui l’illumine et lui donne tout son éclat !

Le coin histoire

Un homme riche qui s’était appauvri alla voir Rabbi Yits’hak Zelig de Sokolov, pour lui détailler tous ses malheurs.
« Je n’ai de repos ni le jour ni la nuit » se plaignit l’homme. « Et surtout, je n’arrive même plus à prier dans une telle situation ! »
Rabbi Yits’hak Zelig lui répondit : « La Guemara enseigne que Nabuchodonosor souhaitait adresser un chant à Hachem. Alors l’ange Gabriel vint lui donner un coup sur le visage. Sur cette parole du Talmud, le Rabbi de Kotsk s’interroge. Est-ce que cela veut vraiment dire que dans le Ciel on ne voulait pas entendre le chant du roi de Babylonie ? Et il répondit qu’en fait on voulait voir comment il allait chanter après avoir reçu ce coup ! ».
Et le Rav de Sokolov de conclure et de dire au riche : « Ta prière dans la largesse, on l’a déjà entendu dans le Ciel. A présent, on souhaite écouter ta prière dans la pauvreté. Pourquoi donc ne pries-tu pas ? »
Il est toujours plus facile de prier et de chanter quand tout va bien. Parfois Hachem envoie des épreuves à l’homme simplement pour qu’il prie pour en être délivré. Dans chaque situation, même dans la difficulté, Hachem attend nos prières. Gardons confiance en Lui !


Chabbat Chalom !!

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