Paracha Dévarim – Chabbat ‘Hazon

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Paracha Dévarim / פרשה דברים

Chabbat ‘Hazon / שבת חזון

28/29 juillet 2017 – 6 Av 5777 / ו’ אב ה-תשע’ז

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Les Horaires :

Vendredi soir :
19h15 : Min’ha suivi de Chir Hachirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
20h15 : Allumage des bougies de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 21h17)
D’var Thora par Laurent COHEN-SALMON

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par Alain CERNES
L’office sera suivi d’un Kiddouch communautaire.

Samedi après-midi :
19h30 : Cours mixte sur la Paracha par Rémy LEVY.

20h30 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
20h45 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit.
D’var Thora par Alain CERNES
21h33 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
22h32 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit

09h00 : Cours de Guémara par Samuel Sibony.


Horaires des offices du 9 Av:

Lundi 31 juillet :
21h30 : Début du jeûne
21h45 : Arvit

Mardi 1er août :
08h00 : Cha’harit
19h30 : Min’ha
22h15 : Fin du jeûne


Jeûne du 9 Av :

Le jeûne du 9 Av tombera ce mardi 1er août 2017, il commencera lundi soir à 21h30 et se terminera mardi soir à 22h15.
On ne pourra commencer à consommer de la viande qu’à partir de mercredi soir (pour les séfaradims).


Ben haMetsarim – Les 3 semaines du 17 Tamouz au 9 Av :

Nos Sages ont institué de s’endeuiller chaque année depuis le 17 Tamouz jusqu’au 9 Av (du mardi 11 juillet au mardi 1er août). Nous commémorons la perte du Beth-Hamikdach. C’est un 17 Tamouz que les romains enfoncèrent la muraille d’enceinte de la ville avant que, le 9 Av, le Temple ne fut détruit.

L’équipe Torah-Box vous offre une fiche-pratique récapitulant les principales interdictions et permissions pendant ces 3 semaines, afin de respecter cette période de deuil dont l’intensité augmente graduellement chaque semaine.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud.


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie, est en cours d’instruction. Les travaux devraient commencer en automne. Il comprendra notamment

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne.
Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.
Je participe à la collecte pour la construction

Ce jeudi soir, à 18h à la Mairie de Boulogne, le Maire Pierre-Christophe Baguet a signé le Bail emphytéotique pour le terrain. L’ACJBB est donc locataire du terrain pour construire le nouveau Centre Culturel Juif de Boulogne.

Au cours de son allocution, Pierre-Christophe Baguet a par ailleurs annoncé que la municipalité renonçait à l’encaissement des taxes et frais de voirie, ce qui constitue une subvention de 309.000 €.

Nous adressons ici nos très sincères remerciements au Maire de Boulogne Billancourt et à la municipalité pour cette subvention pour le Centre Culturel de Boulogne.


Pourimland :

Grâce à vous, et avec seulement 26 €, un enfant pourra aller à l’école avec un cartable entièrement équipé de fournitures.

Merci pour eux !!


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

« Moché commença à expliquer la Thora » (1, 5) : :

Rachi rapporte que cela signifie qu’il expliqua la Thora dans les 70 langues. Mais pourquoi fallait-il faire cela ?
En fait chaque nation détient une certaine dimension qui s’oppose à la sainteté et à la Thora. Cela entraîne qu’un Juif qui se trouverait dans un pays étranger aura du mal à réaliser la Thora du fait de cette dimension qui s’oppose à la sainteté. En expliquant la Thora dans les 70 langues, Moché a permis de faire résider la Thora au sein de tous les peuples de sorte à “neutraliser” toutes ces différentes oppositions. Grâce à cette explication dans les langues des 70 nations, peu importe le lieu où les Juifs se trouveront et peu importe la nation qui les exilera, ils auront toujours la force de surmonter les oppositions spirituelles de tous les peuples pour pouvoir rester de bons Juifs, fidèles à la Thora et aux Mitsvot partout dans le monde.
(‘Hidouché Harim)

« La chose qui vous sera difficile, vous me la rapprocherez et je l’écouterai » (1, 17) :

Logiquement, Moché aurait dû plutôt dire que ce qui vous sera difficile, “je l’expliquerai” et non pas “je l’écouterai” !
En fait, il arrive qu’une personne se rende chez un Rav (Maître) pour lui parler d’un sujet qui lui est difficile tel qu’un souci personnel qui le perturbe. Mais en réalité, cette personne n’attend pas de réponse du Rav. En effet, le simple fait de savoir que le Rav l’a écouté, même sans rien lui répondre, lui suffit déjà. Cet homme ne raconte son souci au Rav que pour qu’il l’écoute, sans rien de plus. C’est à cela que Moché fait allusion en disant que ce qui vous sera difficile, “je l’écouterai”. Seulement cela vous apaisera et vous contentera. Le simple fait de savoir que le Rav a entendu est souvent déjà suffisant.
(Imré Emet)

« La chose fut bonne à mes yeux » (1, 23) :

Si la demande du peuple d’envoyer des explorateurs plut à Moché, où était donc leur faute ?
En fait, il est clair que la volonté d’envoyer des explorateurs était bien une faute. Seulement, le peuple était tellement convaincu qu’il fallait les envoyer et ils transmirent leur demande à Moché avec tellement d’assurance, qu’ils réussirent même à persuader Moché. C’est justement cela la réprimande que leur adressa Moché. C’est comme s’il leur disait : « Regardez comment votre faute était grave et à quel point elle émanait d’une force intérieure et d’une si grande conviction, au point qu’elle réussit même à m’atteindre jusqu’à ce que moi aussi, je pensais que vous aviez raison ! » Plus encore que le danger de l’erreur, il y a le danger d’être convaincu de cette erreur !
(Sefat Emet)

« Hachem ton D.ieu est avec toi, tu ne manques de rien » (2, 7) :

Ce verset peut s’expliquer de deux façons. D’une part, si tu places ta confiance en Hachem et que tu vis avec Lui au point de ressentir que “Hachem ton D.ieu est avec toi”, alors “tu ne manqueras de rien”, car rien n’est impossible pour Hachem et il ne manque rien dans les Trésors du Roi. Ainsi, Hachem en Qui tu as confiance remplira tous tes manques. Mais aussi, dans l’autre sens. Si tu es heureux de ce que tu as et que tu ressens que rien ne te manque, alors Hachem fera résider Sa Présence avec toi. Si “tu ne manques de rien” et que tu te réjouis de ta part, alors tu mériteras que “Hachem ton D.ieu est (sera) avec toi”.
(Rabbi Moché Midner)

« Et à Makhir je donne le Guil’ad » (3, 15) :

Makhir, qui peut se lire aussi Makir, signifie celui qui reconnaît. Il fait allusion à l’homme qui a une pleine conscience d’Hachem, au point de Le reconnaître dans tous les événements de la vie, jusque même dans les petits détails de l’existence. Il sait que rien ne vient par hasard et tout ne peut venir que par l’intervention directe de Hachem dans le monde. A une personne comme cela, « je donne le Guil’ad ». Le Guil’ad fait allusion à Eliahou Hanavi (le prophète), qui est surnommé “le Guil’adi”. Ce verset vient révéler que celui qui a une telle reconnaissance que tout vient d’Hachem, jusqu’aux moindres détails, c’est une personne comme cela qui méritera d’avoir le dévoilement d’Eliahou Hanavi, le Guil’adi.
(Mé Hachiloa’h)

Le coin Halakha

La veille du 9 av (cette année, le lundi 31 août), à partir du milieu de la journée (vers 13h57), il convient de n’étudier que ce que l’on a le droit d’étudier le 9 av, telles que les lois du deuil, le Midrash Ekha… De même, on ne se promènera pas la veille du 9 av.
Lors du repas précédent le jeûne (Seouda Hamafseket), en plus de la viande et du vin qui sont strictement interdits, on a aussi l’habitude de ne pas consommer du poisson et tout alcool.
Lors de ce repas, il est interdit de manger deux plats cuits. Bien plus, même si le même plat est cuisiné dans deux casseroles et que l’un est épais et l’autre est plus tendre, ce sera interdit. Mais si les deux sont pareils et qu’on les cuisine dans deux casseroles du fait qu’il en faut pour beaucoup de personnes, ce sera alors permis.
Deux œufs, l’un dur et l’autre tendre (apte à être gobé) sont considérés comme deux plats et seront interdits.
Cette interdiction concerne des plats cuits (c’est à dire avec de l’eau). Mais deux (ou plus) plats enfournés (c’est à dire cuits au four, sans eaux), ne sont pas considérés comme plusieurs plats et seront permis.
Un plat qui se mange habituellement avec plusieurs espèces, comme des lentilles avec des œufs brouillés mélangés aux lentilles, ce sera permis uniquement si cela est un plat habituel (tel que pour des endeuillés). Mais, il sera interdit de manger des lentilles puis des œufs.
Il est permis de consommer même plusieurs types de fruits, s’ils sont crus (c’est à dire non cuits et même non crus s’ils sont en conserve).

Le coin discours

Le premier verset de Devarim recense une série de lieux. Rachi explique que ces lieux font allusion aux différentes fautes que le peuple a commises dans ces endroits. C’est que Moché a réprimandé tout le peuple par allusion. Les deux dernières fautes suggérées par Moché dans ce verset sont rappelées par les mots : « ‘Hatserot et Di Zahav ». ‘Hatserot évoque la révolte de Kora’h qui a eu lieu dans cette ville, et Di Zahav, signifiant “assez d’or”, fait allusion à la faute du veau d’or commise du fait que le peuple avait trop d’or, au point d’en dire : “assez !” Seulement, la faute du veau d’or précède la révolte de Kora’h. Ainsi, les commentateurs demandent pourquoi le Texte fait allusion à Kora’h (‘Hatserot) avant le veau d’or (Di Zahav) !
Plusieurs Maîtres (notamment le ‘Hozé de Lublin et autres) expliquent que lorsque les Hébreux commirent la faute du veau d’or, profanant par cela les interdits d’idolâtrie, Moché prit la défense du peuple devant Hachem avec un argument que rapporte Rachi à la Paracha de Yitro. Il argua que lorsque Hachem transmit les deux premiers commandements interdisant l’idolâtrie, Il dit : « Je suis l’Eternel ton D.ieu » et « tu n’auras pas d’autres dieux que Moi ». Ainsi, ces lois ont été formulées au singulier et non au pluriel. Et Moché de conclure : « C’est donc seulement à moi que Tu t’adressais et non au peuple ! » Moché voulait ainsi signifier que l’idolâtrie n’a été interdite qu’à lui et pas au peuple. La faute du veau d’or ne constituait donc pas une faute. Par cela, Moché comptait défendre les Hébreux. Ce plaidoyer ne pouvait être valable que jusqu’à la révolte de Kora’h. Quand ce dernier dit : « Toute l’assemblée est toute sainte », il voulait dire, comme l’explique Rachi, que tout le monde a entendu les Commandements au Mont Sinaï et il ne devait donc pas y avoir de différences au sein du peuple d’Israël. Affirmant que les 10 Paroles concernaient équitablement tout le monde, Kora’h fit tomber la défense de Moché qui se basait sur le fait qu’Hachem ne s’adressait qu’à lui. Sans l’argumentaire de Kora’h, Moché ne pouvait pas réprimander le peuple sur la faute du veau d’or puisqu’il avait déjà plaidé en leur faveur. Mais Kora’h a réactivé la faute du veau d’or, en cassant le plaidoyer de Moché. C’est ainsi que la Thora fait allusion à la faute de Kora’h avant celle du veau d’or, car c’est Kora’h qui éveilla de nouveau la faute du veau d’or en annulant la défense de Moché.
De son côté, le Yosseph Leka’h fait remarquer que la faute du veau d’or révélait que les Hébreux accordaient de la foi même à ce qui ne devait pas en avoir, à savoir l’idolâtrie. Seulement, certaines personnes plutôt naïfs ont tendance à accorder du crédit à toutes les formes de croyances, les vraies et les fausses. Ainsi, on aurait toujours pu imaginer qu’en vérité les Hébreux, qui ont cru au veau d’or, faisaient partie de ces gens là. Bien sûr, ils croyaient en la Vérité. Mais, naïvement, ils se mirent aussi à croire à ce mensonge qu’était le veau d’or. Seulement, lorsque Kora’h et toute une partie du peuple qu’il réussit à convaincre, se mirent à crier que Moché était un menteur et qu’il avait inventé la Thora (D.ieu préserve !), alors il s’avéra qu’ils renièrent la Vérité. En cela, ils amplifièrent rétroactivement la faute du veau d’or. Car alors, ils montrèrent qu’en la Vérité de Moché et de la Thora, ils ne croyaient pas, mais qu’au mensonge du veau d’or, ils avaient foi. Cette grave incohérence fit resurgir la faute du veau d’or avec force, au point que Moché fit précéder la faute de Kora’h à celle du veau d’or. Car Kora’h renforça et ré-aggrava la faute du veau d’or.
Cette explication permet de décrier certaines personnes qui se disent athées, ne croyants pas en Hachem ni en la Thora (D.ieu préserve !), mais qui n’hésitent pas à consulter des astrologues charlatans pour leur indiquer leur avenir et les conseiller sur des choix importants. S’ils renient la vérité, cela peut se justifier en disant qu’ils ne peuvent croire qu’à ce qu’ils voient. Mais alors, comment justifier leur incohérence ? S’ils sont si cartésiens que cela, pourquoi croient-ils en des sciences occultes telle que la voyance ?!
Une autre explication est encore rapportée. Nos Sages enseignent que la paix au sein du peuple est si importante que même si le peuple Juif s’adonne à l’idolâtrie, s’ils vivent dans l’harmonie alors Hachem les laisse “tranquille” et ne les punie pas. Ainsi, même si les Hébreux ont commis l’idolâtrie avec le veau d’or, tant que la paix n’était pas compromise, Hachem suspendit cette faute. Mais Kora’h, qui perturba l’harmonie en instillant la révolte et la controverse dans le peuple, entraîna qu’Hachem cessa de “fermer les Yeux” (si on peut ainsi dire) sur l’idolâtrie. La faute du veau d’or reprit alors de l’ampleur. C’est donc Kora’h qui, en perturbant la paix et en éveillant la dispute au sein d’Israël, éveilla la faute du veau d’or, qui était suspendue jusque là, tant que l’harmonie régnait.
Enfin, le Apiryone explique que ce qui éveilla le peuple à faire le veau d’or, c’était de croire que Moché, qui ne revenait pas, était mort. Sans lui, le peuple n’avait plus de guide ni de dirigeant et se sentait perdu au milieu du désert. C’est pourquoi, ils se sont conçus un veau d’or qui devait, selon eux, remplacer Moché, même si on ne comprend pas exactement comment ils pensaient que ce veau allait pouvoir les guider dans le désert, à l’instar de Moché. Mais, lorsque plus tard Kora’h et son assemblée lancèrent que tout le peuple étant saint, il n’a pas besoin de dirigeant, par cela ils révélèrent que finalement Moché n’est pas si irremplaçable que cela. Selon eux, ils n’ont besoin ni d’un dirigeant ni d’un guide. Le peuple se suffit à lui-même et ils n’ont pas besoin de Moché. Mais s’il en est ainsi, pourquoi ont-ils commis la faute du veau d’or ?! S’ils peuvent se passer d’un guide, pourquoi se sentirent-ils si perdus lorsqu’ils croyaient que Moché était mort ?! Pourquoi fallait-il si vite le remplacer à travers le veau d’or ?!
La faute de Kora’h a donc bien remis à l’ordre du jour la faute du veau d’or. A cause de Kora’h, le peuple n’avait plus l’excuse de tenir tellement à Moché qu’il fallait au plus vite concevoir ce veau d’or, qui était le seul à pouvoir le remplacer. En cela, on voit encore un autre aspect qui illustre comment la faute de Kora’h a réactivé celle du veau d’or.

Le coin histoire

Un jour, quand l’épouse de Rav Chragua Faïbel Frank rentra chez elle, elle vit que la boite où elle rangeait l’argent était brisée. Inquiète, elle en parla à son mari. Il lui expliqua, avec une grande simplicité :
« Un Juif vint me demander un prêt d’argent. Comme je ne trouvais pas la clé de la boite, j’ai compris que tu devais l’avoir avec toi. Je me suis alors dit que le temps que tu arrives, je risquais de perdre cette Mitsva. D’une part, ce Juif risquait de repartir, pensant que je ne voulais pas lui prêter de l’argent. Mais en plus, cela risquait aussi de lui provoquer de la peine. C’est pourquoi, j’ai été dans la cour pour chercher la hache avec laquelle on brise la glace. Avec elle, j’ai brisé la boite et j’ai donné à cet homme la somme qu’il désirait. Cela valait la peine de briser la boite pour ne pas faire attendre cette Mitsva même un court instant et pour éviter de provoquer de la peine à un Juif ».
Cette histoire montre combien les Sages sont zélés dans l’accomplissement des Mitsvot. Ils ne souhaitent les retarder pour rien au monde. Apprenons aussi d’eux à veiller à la sensibilité des gens. Ressentons la peine qu’on peut causer à autrui quand on ne l’aide pas.


Chabbat Chalom !!

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