Chabbat Vayéchèv

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Paracha Vayéchèv / פרשה וישב

8/9 décembre 2017 – 21 Kislev 5778 / כ’א כסלו ה-תשע’ח

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Les Horaires :

Vendredi soir :
16h40 : Min’ha suivi d’un cours
16h35 : Allumage des bougies de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 16h36)
17h45 : Chir Hachirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL
L’office sera suivi d’un Kiddouch communautaire.
Après le Kiddouch, étude de 30 minutes sur la Paracha par le Rav Mikaël MOUYAL.

Samedi après-midi :
16h00 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
16h10 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit.
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL
16h53 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
17h48 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

18h00 : Cours mixte durant une heure après la Havdala. Le Rabbin Mickael MOUYAL vous offre la possibilité d’étudier le livre « Alé Chour » afin de construire sa personnalité.
Le Alé Chour est un véritable classique de la philosophie rabbinique rédigé par le Rav Chlomo WOLBE.

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit


Conférence / Mélavéh Malka :

A l’approche de ‘Hanoukah, nous vous invitons à une conférence / Mélavéh Malka par le Rav Ceylon, ce samedi 9 décembre 2017 à 20h30 sur le thème : « ‘Hanoukah, ou le feu n’éteindra pas la flamme … ».

Le Mélavéh Malka sera suivi du tirage au sort pour gagner un iPhone 8 et 2 Samsung S8, afin de remercier les donateurs réguliers pour leur généreuse participation au bon fonctionnement de l’office.


‘Hanouka :

‘Hanouka aura lieu du mardi 12 décembre au soir avec l’allumage de la 1ère bougie, jusqu’au mercredi 20 décembre avec l’allumage de la 8ème bougie mardi 19 décembre au soir.


Grande fête de ‘Hanouka de la Communauté :

Réservez votre soirée du samedi 16 décembre pour la Grande fête de ‘Hanouka de la Communauté à la Synagogue (43 rue des abondances), avec spectacle, cadeaux pour tous les enfants et beignets.


Allumage public de Hanouca :

Le Beth Loubavitch de Boulogne avec la participation de la Communauté Juive de Boulogne est heureux de vous convier à :

L’allumage public de Hanouca précédé d’un Grand concert de Yoni Shlomo
mardi 19 décembre 2017 à partir de 18h30.

à la Maison Walewska, 7 rue de Montmorency, 92100 Boulogne Billancourt

en présence du Maire.

Au programme, à partir de 18h30 :

Grand concert de Yoni Shlomo

Jongleur — distribution de cadeaux aux enfants — barbe à papa et pop corn — dégustation de beignets et boissons chaudes.

Allumage de la 8ème lumière sur ménorah géante à 19h15.


Tirage au sort :

Merci à toutes et à tous pour votre générosité et votre participation lors de ces fêtes de Tichri qui ont été riches et intenses.

Afin de vous remercier, nous organisons un tirage au sort pour vous faire gagner un iPhone 8 et 2 Samsung S8 !!!

Pour participer, rien de plus simple, engagez-vous dans un virement mensuel d’un montant minimum de 26 € et pour une durée minimum d’un an et prévenez-nous d’un simple mail à officeboulognesud@gmail.com dès sa mise en place.

Vous trouverez toutes les modalités pour mettre en place vos virements mensuels sur cette page.

Le tirage au sort aura lieu samedi soir 9 décembre, après la conférence / Mélavé Malka avec le Rav Mickael CEYLON sur le thème « Hanoukah ou Le feu n’éteindra pas la flamme » qui débutera à 20h30.

Afin que votre participation soit prise en compte, votre premier virement ou don doit être effectué avant la fin du mois de novembre.

Tizkou la-Mitsvot, que votre générosité soit récompensée !


Assemblée Générale du CCIBB :

Le CCIBB a le plaisir de vous convier à son Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra le lundi 11 décembre 2017 à 20h00 au :
20 ter rue des Peupliers
Boulogne Billancourt
(interphone 16, 17, 18)

Ordre du jour :

  • Allocution du Président Marc Soussan
  • Rapport Moral du Secrétaire Jonathan Cahen
  • Rapport Financier du Trésorier Jacques Etyngier
  • Questions diverses

Bien cordialement,

Marc SOUSSAN


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h00 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


Talmud Thorah :

Les cours de Talmud Torah ont repris. Vous pouvez cependant déjà prendre contact avec le Rabbin Didier Kassabi pour vous renseigner et pour inscrire vos enfants au Talmud Torah.

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.

Parlez-en autour de vous. Dites-le autour de vous.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
Dimanche 19h-21h
Lundi au jeudi 20h-22h
Vendredi soir : sur rendez vous auprès de Mme Yaël Kassabi au 0622761504 (merci d’envoyer un SMS )
Samedi soir : 1h après Shabbat pendant 2h.

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kelim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Tefila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Nous attendons cette semaine la remise des projets des constructeurs interrogés. Ces projets vont maintenant faire l’objet d’une analyse, puis d’audition des prestataires retenus.

Nous vous aviserons ici de l’état d’avancement d’opération.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Je participe à la collecte pour la construction


Formation Maguen David Adom : Stage complet de secourisme :

Les amis français du Maguen David Adom, services d’urgences médicales en Israël, en partenariat avec les Bnai Brith, organisent dimanche 10 décembre 2017 de 10h à 18h un stage complet de secourisme.

Le stage se déroulera le dimanche 10 décembre 2017 de 10h00 à 18h00, au Centre Communautaire Israélite de Boulogne Billancourt, 20 ter rue des Peupliers, à Boulogne Billancourt.

Le nombre de place étant limité, il est impératif de s’inscrire au 01.43.87.49.02 ou en envoyant un mail à psc1@mda-france.org.

PAF : 60 €.

Retrouvez toute l’actualité du Magen David Adom sur leur site : mda-france.org.


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Ses frères virent que c’est lui (Yosseph) que leur père aimait, ils le haïrent et ne purent lui parler pour la paix » (37, 4) :

Nos Sages enseignent que celui qui prend congé d’un vivant doit lui dire : « Va pour la paix ». Mais, s’il se sépare d’un mort, il dira : « Va en paix ». La Thora vient dire ici que les frères de Yosseph le haïrent jusqu’à ne plus pouvoir lui dire les termes : « Va pour la paix », que l’on dit pour quelqu’un de vivant. C’est ce que dit ici le verset en allusion : « Ils ne purent lui parler (en lui disant : “Va) pour la paix” ».
(Gaon de Vilna)

« Il lui dit : “Va, de grâce, voir comment vont tes frères ainsi que le bétail et rapporte-moi la chose” » (37, 14) :

Nos Sages enseignent que celui qui va faire une Mitsva, ne connaîtra pas de préjudice. Seulement, d’après certains, cela n’est valable que lors du chemin vers la Mitsva, mais pas pour le chemin du retour. Ainsi, Yaacov voulait que Yosseph soit protégé lors de sa mission pour voir comment vont ses frères, et ce même après que la mission ait été remplie, c’est à dire lors du retour. C’est pourquoi, tout d’abord il lui dit : « Va, de grâce, voir comment vont tes frères ». Par cela, il impliqua Yosseph dans la Mitsva du respect de son père, ce qui devrait le protéger. Puis, pour qu’il soit aussi protégé après la Mitsva réalisée, il lui dit : « Et rapporte-moi la chose ». De la sorte, même lors du retour il accomplira la Mitsva du respect de son père, dans le but de lui faire un rapport.
(Ohr Ha’Haïm)

« Yéhouda la vit (il vit Tamar) et la considéra comme une prostituée, car elle couvrit son visage » (38, 15) :

En quoi le fait qu’elle couvrit son visage est une preuve qu’elle soit une prostituée ? (Voir Rachi)
En fait, la Guemara relate que deux Sages entrèrent dans une ruelle où se trouvaient des prostituées. Immédiatement, elles recouvrirent leur visage, ne pouvant pas se tenir devant leur grande sainteté, elles qui vivent dans la débauche et l’impureté. De même, quand Yéhouda vit cette femme se couvrir le visage, il pensa que pour la même raison que dans ce récit talmudique, cette femme se cacha le visage devant lui (Yéhouda étant d’une très grande sainteté). C’est donc que c’est une prostituée.
(Mélo Haomer)

« Ce fut, quand elle (la femme de Potifar) lui parlait (à Yosseph) jour après jour, et qu’il ne l’écoutait pas… » (39, 10) :

Nos Sages disent que la femme de Potifar pensait que c’était une Volonté Divine qu’elle ait un enfant de Yosseph, d’après ce qu’elle voyait dans les astres. Mais en fait, même Yosseph avait un doute et pensait qu’elle avait peut-être raison, ce qui lui rendait l’épreuve bien plus dure. Seulement, quand Yosseph vit son insistance (« jour après jour »), il comprit que ce n’était pas une bonne chose et qu’au contraire, cette acte émane du mauvais penchant. En effet, l’habitude du bon penchant est de dire une fois ou deux à l’homme de faire une Mitsva, puis il le laisse le suivre ou non. Mais, quand on voit que dans un sujet, on ressent au fond de soi une insistance incessante, alors on peut en conclure que cela provient du mauvais penchant, qui ne cesse de pousser l’homme à la faute, jusqu’à ce qu’il cède, D.ieu Préserve. Ainsi, quand on sent une grande insistance, souvent il ne faut pas suivre ce chemin.
(‘Hidouché Harim)

Le coin Halakha (lois de Chabbat)

Nos Sages ont interdit de prendre des médicaments le Chabbat. Seulement, un malade, même s’il n’est pas en danger, s’il est alité du fait de son problème de santé, il pourra prendre des médicaments. Il en est de même s’il a une douleur qui provoque que tout son corps soit affaibli. Mais, si tout son corps n’est pas affaibli, même s’il souffre de maux comme un mal de tête ou de dents, il ne pourra pas prendre des médicaments.
Dans les cas où il sera autorisé de prendre des médicaments, il est aussi autorisé de déchirer le papier où le comprimé est enfermé pour le faire sortir de son enveloppe. Seulement, il faut veiller à ne pas déchirer des lettres écrites en enlevant le médicament. Bien plus, on pourra même couper la gélule en deux si on n’a besoin que d’une moitié.
Quelqu’un qui a mal aux dents, pourra consommer une boisson alcoolisée pour apaiser sa douleur. Mais alors, on devra le faire comme on le ferait d’ordinaire. Ainsi, il sera interdit de faire un gargarisme puis de recracher le liquide, ou encore de garder le liquide dans la bouche un certain temps puis de l’avaler. Néanmoins, si sa douleur aux dents est tellement forte qu’elle affaiblie tout son corps, alors ce sera permis, puisqu’il est alors autorisé de se soigner, comme cela a été dit.

Le coin histoire

Le Rav Eliahou Lopian raconte que lorsqu’il étudiait auprès du Sabba de Kelm (Rav Sim’ha Zissel), il était souvent impressionné en voyant comment la Rabbanit (l’épouse du Rav) avait tant de force pour s’occuper de l’éducation des enfants ainsi que de la subsistance du foyer, au point que beaucoup d’affaires étaient sous sa responsabilité. Jusqu’au jour où il fut invité à passer Chabbat chez le Sabba et il vit avec combien de sagesse il s’évertuait à exprimer de la reconnaissance et de la gratitude à son épouse. Il raconte par exemple, qu’après avoir mangé de la ‘Halla, le Sabba dit à la Rabbanit : « J’ai récité la bénédiction de Hamotsi sur cette ‘Halla que tu as faite. Mais j’avais un doute si je ne devais pas réciter la bénédiction de Mezonot, tellement elle est bonne ».
Cette histoire nous apprend combien il est important d’être reconnaissant vis à vis des autres, et surtout de son conjoint. Ce sont tous les compliments qu’un homme adresse à sa femme qui lui donnent des forces et lui permettent d’être le pilier de la maison. Combien de problèmes apparaissent uniquement du fait de critiques et de manque de compliments d’un mari vis à vis de son épouse !

Le coin étude

Une attente impatiente

Notre Paracha traite de la vente de Yosseph et de sa descente en Egypte, événements précurseurs de l’exil des enfants d’Israël dans ce pays. Au début de la Paracha, Yosseph raconte deux de ses rêves à ses frères. Dans le deuxième rêve, Yosseph raconte à ses frères et à son père qu’il a vu onze étoiles, ainsi que le soleil et la lune, se prosterner devant lui. Alors, la Thora dit : « Son père (Yaacov) a gardé cette chose-là ». Dans son commentaire, Rachi explique que cela signifie qu’il s’est mis à attendre et à espérer que ce rêve se réalise ». Cela suppose qu’il s’est mis à espérer que ses enfants se prosternent devant Yosseph. Seulement, la question se pose. Certes, Yaacov avait une affection particulière pour Yosseph. Mais, de là à souhaiter et à espérer que ses frères se prosternent devant lui !?
Certains commentateurs expliquent qu’en fait, dans son rêve, le soleil et la lune se sont prosternés devant lui. Le soleil c’est son père, Yaacov, et la lune, c’est donc sa mère, Ra’hel. Or, Ra’hel était morte. Ainsi, Rachi suivrait en cela une opinion du Midrash et penserait que ce rêve annoncerait que la résurrection des morts allaient se réaliser dans sa génération et que Ra’hel (la lune) allait revivre. Et c’est à propos de ce détail que Rachi dit que Yaacov espérait la réalisation du rêve, et non à propos du fait que tout le monde se prosternerait devant Yosseph. Il attendait impatiemment que les morts revivent pour pouvoir revoir sa femme Ra’hel qu’il aimait tant.
Seulement, il est difficile de comprendre comme cela le commentaire de Rachi. Tout d’abord, parce que dans son commentaire il n’a pas fait allusion à ce Midrash selon lequel Yaacov espérait que les morts revivent. De plus, il est difficile de dire que l’essentiel de l’espoir de Yaacov ne concernait qu’un détail anecdotique du rêve (de revoir la lune – Ra’hel) et non son contenu essentiel, le fait que tous se prosterneront devant Yosseph. Enfin, Rachi explique aussi que ce détail du rêve, que la lune se prosternera, est un élément futile dans le rêve, c’est à dire qui ne va pas se réaliser, ce qui est l’opposé de l’opinion du Midrash prédisant la résurrection de Ra’hel.
On se doit donc d’expliquer autrement l’attente de Yaacov évoquée par Rachi.
En fait, la descente de Yosseoh en Egypte constitue le début de la réalisation de l’annonce de l’exil des Hébreux en Egypte. Bien plus, tous les événements qui concernent Yosseph (sa descente en esclave ainsi que son élévation en tant que vice-roi) préparent l’exil d’Egypte. Ainsi, quand Rachi explique que Yaacov attendait et espérait la réalisation du rêve de Yosseph, que toute sa famille se prosterne devant lui, cela aussi était une préparation à l’exil d’Egypte. Yaacov espérait que l’exil d’Egypte s’amorce de la façon décrite dans le rêve de Yosseph, par le fait de se prosterner devant lui, et non d’une autre façon.
En effet, il existe une différence notable entre la dimension de Yosseph d’une part, et la dimension de ses frères et de son père d’autre part. Toutes les autres tribus étaient bergers. En tant que tel, ils se rendaient dans les montagnes et les prairies, et ainsi pouvaient s’écarter de toutes les affaires matérielles du monde, pouvant ainsi méditer aux concepts spirituels et servir Hachem sans dérangement. En revanche, Yosseph a été exilé parmi les nations et s’est retrouvé avoir de grandes responsabilités parmi eux : au départ chez Potifar, puis plus tard en tant que vice-roi d’Egypte. Tout le pays ne pouvait “lever la main” que par son ordre. Toutes les affaires de l’Egypte n’étaient gérées que par lui. Évidemment, tout cela constituait une occupation et un dérangement très importants.
Et malgré tout, il a réussi à rester attaché à Hachem à la perfection. Toutes ses affaires politiques, économiques…, ne l’ont aucunement troublé. Et bien au contraire. C’est lui qui a réussi à agir sur l’Egypte. Il a réussi à rendre l’Egypte conforme à ses exigences dans son service d’Hachem. Par exemple, nos Sages rapportent qu’il a circoncis les égyptiens.
Ainsi, Hachem a organisé les événements de sorte que Yosseph descende en Egypte avant ses frères pour préparer l’exil. Yosseph a prouvé que même dans l’exil et l’obscurité les plus grands, il réussit à maintenir son attachement avec Hachem. Mais, il fallait ensuite que Yosseph transmette cette force de pouvoir traverser l’exil sans s’affaiblir, à ses frères, pour qu’eux aussi, ainsi que leurs descendances puissent également vivre l’exil d’Egypte sans flancher. C’est justement pour cet objectif là qu’il était important que toute la famille de Yosseph se prosterne devant lui, comme le prédisait son rêve. Se prosterner est une façon de s’annuler et d’exprimer son effacement vis à vis de celui devant qui on se prosterne. En s’effaçant devant Yosseph, ses frères ont pu capter et recevoir de Yosseph sa force et ses aptitudes qui étaient si nécessaires d’avoir pour traverser l’exil d’Egypte. C’est pourquoi, il était si précieux que ce rêve se réalise. Yaacov attendait et espérait la réalisation du rêve de son fils, car c’était seulement de cette façon que le peuple d’Israël pourra traverser l’obscurité spirituelle de l’exil d’Egypte, sans en être en rien troublé dans son service d’Hachem.
Mais on peut encore s’interroger. Certes, tout cela explique pourquoi Yaacov espérait que l’exil s’amorce de la façon décrite dans le rêve. Mais, puisque finalement le rêve décrit le début de l’exil, comment peut-on dire que Yaacov attendait sa réalisation avec impatience ? Cela reviendrait à dire qu’il espérait que l’exil arrive vite, ce qui n’est pas possible !
C’est pourquoi, il faut dire que dans l’attente impatiente de Yaacov quant à la réalisation du rêve, il y a encore une autre intention. La royauté de Yosseph sur ses frères décrite dans son rêve n’est pas qu’une préparation à l’exil uniquement. Mais c’est aussi une préparation à la délivrance finale. Et Yaacov attendait impatiemment la réalisation du rêve à l’instar de chacun d’entre nous qui espère et attend la délivrance finale par la venue du Machia’h. Cela est en allusion dans un Midrash qui dit : « Les tribus s’occupaient de vendre Yosseph, Yosseph s’occupait de ses jeûnes, Réouven aussi s’occupait de ses jeûnes, Yaacov également s’occupait de ses jeûnes, Yéhouda s’occupait de se trouver une femme. Et Hachem s’occupait de créer la lumière du Machia’h ». Ce Midrash ne signifie pas que chacun s’occupait de ses affaires personnelles et que Hachem s’affairait à autre chose, mais que l’occupation profonde et réelle de chacun a été de “permettre” à Hachem de créer la lumière du Machia’h. Et de même que l’histoire de Yéhouda avec Tamar a permis clairement d’engendrer le Machia’h descendant de Yéhouda, à travers la naissance de son ancêtre Perets. Ainsi, toute l’histoire de Yosseph en Egypte était tournée dans le but de préparer la naissance du Machia’h descendant de Yosseph (car nous attendons ces deux Machia’h). Ainsi, la royauté de Yosseph prévue dans son rêve est précurseur de l’avènement de la royauté du Machia’h qui descend de Yosseph, préalable à la venue du Machia’h descendant de Yéhouda que nous attendons tant. C’est justement cela que Yaacov a tant espéré à travers le rêve de son fils, au point d’attendre impatiemment sa réalisation.
(Basé sur le Likouté Si’hot)

Le coin ‘Hizouk

Il est d’usage de placer des arbres non fruitiers à la synagogue lors de la fête de Chavouot, célébrant le don de la Thora. Une raison à cela est que même un Juif qui est tel un arbre non fruitier (sans Thora et Mitsvot), même lui a une part dans la Thora. Car aucun Juif n’est exclu. Ainsi, chacun, même le plus éloigné, doit tenir à sa part et tout faire pour la réaliser.
(D’après le ‘Hatam Sofer)


Chabbat Chalom !!!

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