Chabbat Beau

Partager :

Paracha Beau / פרשה בא

19/20 janvier 2018 – 4 Chevat 5778 / ד’ שבט ה-תשע’ח

chabbath-pain-et-bougies-1810

Les Horaires :

Vendredi soir :
17h05 : Allumage des bougies de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 17h09)
17h15 : Min’ha suivi d’un cours
17h45 : Chir Hachirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
La Haftara sera lue par le jeune Tom KERBEL. Nous souhaitons un grand Mazal-Tov à toute la famille KERBEL.
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.
L’office sera suivi d’un Kiddouch offert par Marlène et Pascal CHOUKROUNE à l’occasion de la coupe de cheveux de leur petit-fils Nissiel. Nous adressons un grand Mazal Tov au grand garçon, à ses parents Elisa et Yossi AMAR, à ses grand parents nos amis Marlène et Pascal CHOUKROUNE ainsi qu’à toute sa famille.
Après le Kiddouch, étude de 30 minutes sur la Paracha par le Rav Mikaël MOUYAL.

Samedi après-midi :
16h30 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
16h45 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit offerte par les familles ISRAEL, NIDDAM & HAZAN léilouy nichmat Sarah bat Aziza leBeit HAZAN (ז״ל).
D’var Thora par le Rav Mikaël SOJCHER
17h28 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
18h21 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

18h30 : Cours mixte durant une heure après la Havdala. Le Rabbin Mickael MOUYAL vous offre la possibilité d’étudier le livre « Alé Chour » afin de construire sa personnalité.
Le Alé Chour est un véritable classique de la philosophie rabbinique rédigé par le Rav Chlomo WOLBE.

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit


Birkat ha-Lévana :

La Birkat ha-Lévana (prière pour le renouvellement de la lune) pourra être récitée entre le mercredi 24 janvier au soir et le mardi 30 janvier 2018 au soir, lorsque la lune est visible.


Tou biChevat :

Tou biChevat aura lieu mercredi 31 janvier.

La Grande soirée de Tou BiChevat de la Communauté de Boulogne aura lieu le mardi soir 30 janvier. Comme chaque année, nous vous invitons à faire les bénédictions sur les fruits au cours du Seder dirigé par le Rabbin Kassabi.
L’entrée est libre et gratuite, mais compte tenu de l’affluence habituelle, nous sommes obligés de limiter le nombre d’inscriptions à la capacité de la salle.
Nous vous invitons donc à vous inscrire dès à présent. Seuls les inscrits pourront avoir accès à cette grande et belle soirée communautaire.

Pour vous inscrire : cliquez ici !!!


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h00 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
Dimanche 19h-21h
Lundi au jeudi 20h-22h
Vendredi soir : sur rendez vous auprès de Mme Yaël Kassabi au 0622761504 (merci d’envoyer un SMS )
Samedi soir : 1h après Shabbat pendant 2h.

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kelim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Tefila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Nous attendons cette semaine la remise des projets des constructeurs interrogés. Ces projets vont maintenant faire l’objet d’une analyse, puis d’audition des prestataires retenus.

Nous vous aviserons ici de l’état d’avancement d’opération.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Je participe à la collecte pour la construction


Horef 2018 – Vacances d’hiver avec le Bné Akiva :

Le Bné Akiva de France invitent vos enfants à passer une semaine de vacances au ski à Villard de Lans dans le Vercors, dans une ambiance inoubliable, du 18 au 25 février 2018 pour les enfants de 7 à 17 ans.

Au programme : Cours de ski avec l’ESF et passage de tests, soirée à thèmes, et pleins d’autres surprises !!!

Tarif : 740 € tout compris.

Informations et réservations : 01.42.40.13.44 – 06.98.55.77.91 ou bneakivafrance@gmail.com.


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Pour que tu racontes aux oreilles de ton fils et du fils de ton fils… et vous saurez que Je suis Hachem » (10, 2) :

Puisque le verset commence par dire: « Pour que tu racontes aux oreilles de ton fils… », on se serait donc plutôt attendu qu’il finisse plutôt par dire : « Et ils sauront que Je suis Hachem », à savoir ton fils et le fils de ton fils !
De là nous apprenons que quand on enseigne la Thora et qu’on la transmet aux enfants, en plus du fait qu’on leur permet de savoir, cela permet aussi à l’enseignant de renforcer sa connaissance et son ressenti dans la Présence d’Hachem. Par le fait que vous racontiez à vos enfants, non seulement de cette façon ils sauront, mais aussi cela vous permettra à vous également de savoir avec encore plus de force. Enseigner construit non seulement les enfants, mais aussi les enseignants.
(Rav Sar Chalom de Belz)

« Comme au milieu de la nuit, Je sortirai au sein de l’Egypte » (11, 4) :

Rachi fait remarquer que les termes “comme au milieu de la nuit”, indique un moment approximatif et non précis. En effet, les égyptiens risqueraient de se tromper dans l’horaire et de croire que la plaie des premiers-nés n’est pas intervenu exactement au milieu de la nuit. Alors, ils diraient que Moché a menti. Pour éviter cela, Moché devait dire : « Comme au milieu de la nuit », c’est à dire “à peu près”. Mais de là, nous voyons combien les égyptiens étaient corrompus. Car malgré le fait qu’à ce moment là Hachem sera en train de frapper tous les aînés égyptiens et que chaque maison aura des morts, malgré ce drame terrible pour l’Egypte, il y aura encore certains qui seront en train d’examiner leurs montres et de constater (certes par erreur) que la plaie n’a pas vraiment frapper au milieu de la nuit, mais à deux ou trois minutes d’écart. Et ces personnes trouveront alors l’audace de dire que Moché s’est trompé. Combien faut-il être pervers pour avoir de telles intentions à un moment si dramatique que cela !
(Rav Yosseph Dov Solovetchik de Brisk)

« Vous prendrez un bouquet d’hysope, vous le tremperez dans le sang… et vous atteindrez le linteau » (12, 22) :

Ce verset fait allusion à une leçon de morale. « Vous prendrez un bouquet d’hysope », cela fait allusion à l’humilité, car l’hysope est une plante très basse, et représente la modestie dans la symbolique de nos Sages. « Vous le tremperez dans le sang », cela fait allusion à la qualité du don de soi, qui pousse l’homme à donner même de son sang. Si vous prendrez la qualité d’humilité (l’hysope) et que vous y associez la qualité du don de soi (le sang), alors grâce à cela, « vous atteindrez le linteau », c’est à dire que vous atteindrez des hauteurs spirituelles, en allusion par le linteau qui constitue la partie la plus haute de la porte.
(Rabbi Yé’hezkel de Kozmir)

« Ce sera un signe sur ta main et des joyaux entre tes yeux » (13, 16) :

Les quatre Parachiot (passages) sont écrites dans quatre compartiments dans les Tefilin de la tête et dans un seul compartiment dans celles du bras. On peut expliquer la différence de la façon suivante. En effet, tant que l’on est dans la réflexion et l’analyse (la tête), alors chacun a le droit de donner son avis et son opinion. On peut alors obtenir plusieurs compartiments. En revanche, quand on passe à l’action et à la pratique de la loi (le bras), on doit alors obligatoirement se réunir pour suivre l’opinion de la Halakha. On ne peut plus alors dire que chacun va agir selon son avis. Cela est une faute. Il ne peut alors y avoir qu’un seul compartiment.
(Sefarim)

Le coin Halakha (lois de Chabbat)

Il est interdit de se couper les ongles le Chabbat, non seulement avec un ustensile (comme un coupe ongle), mais aussi avec les dents ou la main. De même, il est interdit d’enlever une peau morte qui le gêne.
Il est aussi interdit de se brosser les cheveux avec un peigne, car il est forcé qu’il arrachera quelques poils. Mais, il est autorisé de s’arranger les cheveux délicatement avec la main. Il est aussi permis de se gratter la tête, même là où se trouvent des cheveux, en veillant à ne pas en arracher. Si malgré tout, des cheveux sont coupés, il n’aura pas commis de transgression. En effet, d’une part son intention n’est pas de couper des poils mais de se gratter. Et d’autre part, il aurait pu ne pas couper des cheveux et son action n’a pas entraîner que forcément des cheveux soient coupés. (C’est donc un “Chélo Bémitkaven” et non un “Psik Récha”, et c’est donc permis).

Le coin histoire

Une fois, dans la célèbre Yéchiva de Vologhine, on posa une question difficile à un jeune étudiant qui était expert dans le Talmud. Ce dernier ne trouva pas la réponse. Finalement, il s’avéra que la réponse était rapportée clairement dans un commentaire des Tossefot.
Le jeune érudit avait simplement oublié ce passage.
Quand on vint lui faire savoir la réponse, il se trouvait au milieu de son repas. Quand il apprit que l’explication était clairement énoncée dans les Tossefot, il ressentit une immense peine de l’avoir oubliée. Du fait de sa grande affliction, il se leva immédiatement de la table et ne récita même pas le Birkat Hamazone (bénédictions après le repas). Puis, il s’enfuit dans un endroit discret, où il s’enferma pendant sept ans d’affilée et y étudia avec une très grande assiduité. Il finit par devenir un des Grands de la génération.
En entendant ce récit, Rabbi ‘Haïm de Vologhine commenta : « D’un côté, il est clair que ce jeune homme n’a pas bien agi en quittant son repas sans avoir récité le Birkat Hamazone. Mais d’un autre côté, il est clair que s’il avait attendu ne serait-ce même que le temps de réciter le Birkat Hamazone, il se serait calmé et ne se serait pas ainsi isolé en étudiant ainsi sept ans avec une telle assiduité.
Cette anecdote illustre combien il faut s’empresser à réaliser ses bonnes décisions. Car le fait d’attendre même un peu risque de refroidir la personne et de compromettre la réalisation de ses bonnes volontés ainsi que son élévation spirituelle.

Le coin étude

Une lumière éblouissante

La Paracha de Bo contient les trois dernières plaies. On y trouve notamment la plaie des ténèbres. A ce propos, Hachem dit à Moché : « Tends ta main au ciel, et qu’il y ait l’obscurité sur la terre d’Egypte ». Suite à cet ordre, « Moché tendit la main au ciel, et il y eut l’obscurité profonde dans tout le pays d’Egypte… Et pour tous les enfants d’Israël, il y avait de la lumière dans leur résidence ». Selon nos Sages, cela ne signifie pas seulement que les Hébreux n’avaient pas la pénombre et qu’ils n’avaient que la lumière habituelle.
Mais plutôt, que les Juifs bénéficiaient d’une lumière particulière, plus importante qu’à l’habitude. On peut dès lors s’interroger.
Quand Moché a tendu la main, cela a entraîné, comme le dit le verset, que l’obscurité tombe sur l’Egypte. Ainsi, qu’est-ce qui a fait, en plus, venir cette lumière toute particulière ? Moché n’a rien fait pour cela ! D’où cette lumière est-elle donc venue ?
Pour comprendre ce point, rapportons un Midrash qui dit, au nom de Rabbi Yéhouda, que l’obscurité qui a atteint les égyptiens provenait de l’obscurité “d’en-haut”. Qu’est-ce que cela signifie ?
En fait, le Ari Zal explique qu’avant la création du monde, la Lumière Divine remplissait tout. Cette Lumière était tellement intense qu’il était de ce fait encore impossible de créer le monde, car aucune créature ne pourrait supporter une telle lueur et ne pourrait subsister en présence d’un tel rayonnement. C’est pourquoi, Hachem a réduit l’éclat de Sa Lumière et a accordé à chaque créature uniquement le niveau et l’intensité de lueur qu’elle pourrait supporter. De la sorte, les anges les plus élevés (les Sérafins) ont reçu un niveau de lumière plus important que les anges plus bas, etc… Chacun selon sa grandeur et sa capacité à supporter cette clarté.
Lorsque le prophète décrit les anges, il dit : « Chacun dispose de six ailes : deux pour couvrir son visage, deux pour couvrir ses pieds et deux pour voler ». En effet, un ange, par définition, ne peut rester que statique. Il ne peut pas s’élever et s’approcher encore plus d’Hachem. Il reste toujours au même niveau qu’il a été créé. Ainsi, il ne peut pas recevoir plus de lumière que le niveau où il a été prédisposé, sinon il ne pourrait pas le supporter. C’est pourquoi, il doit couvrir son visage pour ne pas voir les dimensions qui sont plus hautes que son niveau. De même, il doit couvrir ses pieds, pour cacher sa lumière des anges qui lui sont inférieurs, car ces derniers ne peuvent accéder à une dimension plus haute.
Tout cela n’est valable que pour les anges, qui sont nécessairement statiques. Mais le peuple d’Israël, bien que chacun de ses membres a aussi reçu l’éclat correspondant au niveau qu’il peut supporter, malgré tout grâce à la Thora et aux Mitsvot, il est possible de se constituer un “vêtement” et une protection qui permet de s’élever et de recevoir encore une plus grande lumière qu’avant, tout en pouvant le supporter. Chaque Mitsva accomplie lui accorde une sorte de “bouclier” qui lui permettra d’obtenir des niveaux spirituels encore plus haut, sans en être endommagé. Car la grande lumière devient alors accessible et supportable. Tel est ainsi le rôle des Mitsvot : permettre à chaque Juif de s’élever et de recevoir une plus grande lumière, “en toute sécurité”.
La Guemara rapporte des histoires où de grands Justes ont regardé des impies, et par cela ces mécréants moururent. Le sens de cela est que ces Justes, par leur regard, attirèrent sur ces impies une lumière venant d’En-Haut, d’une intensité qui dépasse ces impies, et ne pouvant supporter ce rayonnement, ils moururent.
D’après cela, on peut comprendre ce qui s’est passé en Egypte lors de la plaie des ténèbres. En fait, Hachem a ôté le voile de Sa Lumière, qui empêche d’ordinaire à Sa Lueur de se dévoiler plus que la capacité de chacun à la supporter. Et puisque les égyptiens ne disposent pas de la force de la Thora et des Mitsvot qui filtrent cette Lumière intense et la rend supportable, ils n’avaient donc pas cette protection et ne purent supporter un tel éclat. Automatiquement, ils en furent complètement déstabilisés et se retrouvèrent dans l’obscurité totale. A l’image de quelqu’un qui observe une lumière trop forte pour lui, il s’en retrouve ébloui et aveuglé, et ne peut plus rien voir. Tel était le sens de cette plaie. Les égyptiens furent complètement éblouis devant la lumière intense qui se dévoilait alors en Egypte. Ils se retrouvèrent donc littéralement dans le noir. Il s’agissait bien, comme le dit le Midrash, de l’obscurité “d’En-Haut”. Car, ils furent dans l’obscurité du fait du dévoilement d’un éclat d’En-Haut, c’est à dire, de dimensions qui dépassaient complètement le niveau des égyptiens, et ils tombèrent dans la pénombre. Cela explique aussi le verset qui dit que Moché tendit les mains “au ciel”, car il devait attirer une obscurité qui provenait en fait de dimensions célestes, trop lumineux pour que les égyptiens puissent le supporter.
Mais en même temps, « pour les enfants d’Israël, il y eut de la lumière ». En fait, ce qui fut pour les égyptiens source d’obscurité, était en même temps pour les Juifs source de grande lumière. L’obscurité pour l’Egypte et la lumière pour Israël n’étaient pas deux choses distinctes. Les ténèbres étaient en eux-mêmes une grande lumière pour Israël. En effet, les Hébreux avaient hérité la Thora et les Mitsvot des Patriarches, qui les accomplissaient déjà, avant même le don de la Thora. Et grâce à cela, ils avaient la force de pouvoir recevoir la Lumière Supérieure et de la supporter, et même d’en profiter pour en être positivement éclairé. Ainsi, ce qui était obscurité pour les égyptiens, du fait de leur impossibilité à supporter une telle lumière, était en soi même une grande lumière pour les Hébreux, qui, dotés du “filtre” de la Thora et des Mitsvot, purent jouir de la douceur de cette grande lueur.
Tout cela peut aussi nous permettre de comprendre l’enseignement de nos Sages qui disent que dans les temps futurs, Hachem sortira le soleil de son écrin, les Justes en seront guéris et les impies en seront affligés. Le soleil fait ici allusion à la clarté de la Lumière Supérieure. Et l’écrin, c’est le voile qui couvre cette lumière pour que chacun puisse recevoir selon sa capacité. Mais, dans les Temps Futurs, après la venue du Machia’h, Hachem révélera la Lumière d’En-Haut et ôtera l’écrin. Les Justes, qui se sont évertués toute leur vie à accomplir les Mitsvot, se sont ainsi constitués une protection et un filtre, et pourront par cela bénéficier de cette grande Lumière, sans aucun risque. Au contraire, cette lumière leur sera très positive et les guérira. Mais les impies, qui n’ont pas investi dans la pratique des Mitsvot, sont restés tels qu’ils ont été créés, sans progresser. Quand la Lumière leur sera alors dévoilée, ils n’auront pas la protection des Mitsvot et ne pourront donc pas supporter cet éclairage. Ils en seront donc endommagés. A l’image de la plaie des ténèbres qui fut éblouissement pour les égyptiens et lumière profitable pour les Hébreux.
(Basé sur le Kedoushat Lévi)

Le coin ‘Hizouk

Parfois, une faute se présente à un homme et il la transgresse. Du Ciel, on a pu engendrer cela uniquement pour qu’il se réveille et décide de se renforcer dans le Service d’Hachem et de Le supplier de lui pardonner. Car sans cette faute, il aurait continuer sa vie dans la monotonie et l’habitude. Ainsi, au lieu de déprimer du fait de sa faute, il doit saisir le message et encore plus se renforcer.
(D’après le Avodat Issakhar)


Chabbat Chalom !!!

Lien Permanent pour cet article : https://acjbb-sud.org/index.php/2018/01/18/chabbat-beau-5778/

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

%d blogueurs aiment cette page :