Chabbat Tazria-Métsora

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Paracha Tazria-Métsora / פרשה תזריע – מצרע

20/21 avril 2018 – 6 Iyar 5778 / ו’ אייר ה-תשע’ח

Début : 20h31 – Fin : 21h42

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Les Horaires :

Vendredi soir :
19h00 : Min’ha suivi de Chir haChirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
19h50 : Allumage des bougies et entrée de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 20h31)
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.
L’office sera suivi d’un kiddouch.

Samedi après-midi :
18h30 : Cours mixte sur la paracha et étude du livre Alé Chour par le Rav Mikaël MOUYAL.
19h45 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
20h00 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit offerte par Ludovic HANOUFA léilouy nichmat : Chlomo bar Sissana Hanoufa (ז״ל).
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.
20h50 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
21h42 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit


Carnet de familles :

Naissance
Nous sommes heureux d’annoncer la naissance d’un petit garçon chez Carole et David ELBILIA. Nous souhaitons un grand Mazal tov aux parents, aux grands-parents, à notre amie Sylvie ELBILIA, et à toute la famille.
La Brith-Mila aura lieu beEzrat Hachem le lundi 23 avril à 09h00, à la synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.
מזל טוב ובהצלחה
והרבה נחת מהילדים


Birkat ha-Lévana :

La Birkat ha-Lévana (prière pour le renouvellement de la lune) pourra être récitée entre le dimanche 22 avril au soir et le samedi 28 avril 2018 au soir, lorsque la lune est visible.


Pessa’h Chéni :

Cette année, Pessa’h Chéni aura lieu le dimanche 29 avril 2018. En ce jour de demi-fête, il est d’usage de manger de la Matsa et de ne pas réciter les Ta’hanounim (supplications) dans les prières.


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h00 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
Le Mikvé est ouvert tous les soirs, du dimanche au jeudi 10′ avant lh’eure de la fin du Chabbat précédent, pendant 1h30.
Le samedi soir, le mikvé ouvre 1h après la fin de Chabbat, pendant 1h30.
Pour les vendredis soirs et soirs de fête, prendre rendez-vous avec Mme Kassabi, au moins 2 jours avant au 06 22 76 15 04.

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kelim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Tefila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Nous avons reçu 5 offres qui sont en cours d’analyse et de mise en forme chez l’architecte. Nous avons auditionné les 5 candidats. La première phase de l’appel d’offre est donc terminée.

Nous avons demandé aux candidats de fourni leur offre révisée pour la fin avril. Nous allons maintenant sélectionner les 2 finalistes qui seront reçus pour une deuxième audition qui permettra le choix définitif du constructeur et la signature du contrat.

Le prêt a été signé avec la banque qui attend cependant toujours que la mairie de Boulogne lui transmette le texte de la garantie.

Nous continuerons de vous aviser ici de l’état d’avancement d’opération.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Si vous avez des question, envoyez-nous un message !

Je participe à la collecte pour la construction


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Une femme qui concevra » (12, 2) (Tazria) :

Ce verset suit immédiatement le passage de la Thora qui traite des lois de Cacherout (alimentaire). Quel en est le lien ?
En fait, cela vient faire allusion au fait que les parents peuvent avoir une influence sur la pureté et la sainteté de leurs enfants en fonction de ce qu’ils mangent. Des parents qui, malheureusement, ne respectent pas les lois de la Cacherout et consomment des aliments interdits, peuvent causer à leur descendance des dommages spirituels telles que par exemple la perte de la sensibilité à la sainteté et l’indifférence à la Thora, D.ieu préserve. (Igueret HaRamban)

« Si tout (le corps) est devenu blanc, il est pur » (13, 13) (Tazria) :

Comment comprendre que quand les tâches de Tsaraat (sorte de lèpre) blanches recouvrent une partie du corps, le lépreux est impur, mais quand elles recouvrent tout son corps, il est pur ?!
En fait, on peut le comprendre d’après l’allusion. Si quelqu’un a de mauvais comportements, mais qu’en parallèle, il a des qualités, cette personne est plus dangereuse que celui qui est complètement mauvais, et il faut encore plus s’en éloigner. En effet, celui qui a des qualités, les gens voient en lui un certain modèle sur certains points et risquent de se laisser influencer par lui et alors de capter aussi ses défauts. Pour éviter ce danger, il convient de s’en éloigner. Mais celui qui est entièrement mauvais, les gens ne voient en lui aucun exemple et ne vont pas être influencer par lui. Il n’est donc pas autant nécessaire de l’écarter. Ainsi, celui qui est complètement atteint de Tsaraat, allusion à celui qui est entièrement impur et mauvais, il est “pur”, c’est à dire qu’on n’a pas tellement besoin de l’écarter et de l’éloigner, car tous savent qu’il n’y a rien à tirer de lui et sa mauvaise influence sera donc neutralisée. (Chaaré Sim’ha)

« Du bois de cèdre, du ver à soie et de l’hysope » (14, 6) (Metsora) :

Ces éléments devaient être pris par le lépreux pour sa purification. Nos Sages expliquent que le lépreux qui s’est enorgueilli comme le cèdre, doit se rabaisser comme l’hysope (l’une des raisons de cette plaie est l’orgueil). Seulement, le processus voulait que l’on brûle le cèdre et l’hysope. Si on comprend que l’on brûle le cèdre allusion à l’orgueil, pourquoi brûler l’hysope, qui indique l’humilité ?
C’est que l’humilité aussi, celui qui ressent qu’il est modeste et humble, cela aussi est répréhensible et se rapproche de l’orgueil.. Il faut donc brûler l’hysope pour signifier que même quand on se rabaisse, il ne faut pas ressentir que l’on s’est rabaissé et que l’on a fait une grande chose. La véritable modestie c’est quand elle devient tellement naturelle qu’on ne la sent même pas. (‘Hidouché Harim)

« Vous (les Cohanim) éloignerez les enfants d’Israël de leur impureté » (15, 31) (Metsora) :

Le terme « Véhizartem – והזרתם », que l’on a traduit par « vous éloignerez » (de par la racine Zar), peut aussi se traduire : « Vous couronnerez » (de par la racine Zer). En effet, la Thora demande aux Cohanim de rapprocher les Juifs de la Thora et de les conduire à se repentir par amour pour Hachem. Or, nos Sages enseignent que celui qui se repent par amour, ses fautes deviennent des mérites. Ainsi, même l’impureté et les fautes du peuple deviendront source de grandeur et de fierté, telle une couronne. « Vous couronnerez les enfants d’Israël de leur impureté », c’est à dire que leur impureté même, deviendra une couronne et une gloire, car vous les conduirez à se repentir par amour d’Hachem de sorte que leurs fautes deviendront des mérites. (R. ‘Hanokh Tsvi Hacohen de Bendin)

Le coin Halakha (lois de Chabbat)

Il est interdit pendant Chabbat de nouer des lacets de chaussures avec un double noeud, pour ne pas qu’ils se défassent, et ce, même si on a l’intention de les défaire le jour même. Mais on pourra faire un noeud puis une boucle sur ce noeud. Si on a déjà nouer des chaussures (d’un enfant par exemple) avec un double noeud avant Chabbat, et qu’on a mis ces chaussures ainsi nouées pendant Chabbat, et qu’on a besoin de défaire ces noeuds pour enlever les chaussures la nuit pour dormir par exemple, cela sera autorisé. De même, si on a attaché ses chaussures par un noeud et une boucle comme il se doit, et qu’il s’est trouvé que la boucle est devenue un noeud, de sorte qu’à présent il y a un double noeud, il sera alors permis de les défaire.
Une femme qui a attaché son foulard avec un double noeud, beaucoup de décisionnaires tranchent que comme ces noeuds ne sont pas tellement serrés, ce sera donc autorisé de les défaire. Mais cette autorisation ne s’applique que si cette femme a l’habitude de défaire son foulard chaque jour. Mais si, quand elle enlève son foulard, elle a l’habitude de laisser les noeuds, alors il lui sera interdit de l’attacher avec un double noeud pendant Chabbat, et même si ce jour-là elle a l’intention de défaire ces noeuds le jour même.

Le coin histoire

Rabbi Chalom Chakhna de Prohbicht s’est rendu un jour dans une ville. Ses ‘Hassidim sont venus l’accueillir, et entre autre, il leur a dit que le Cho’het de cette ville abat les animaux avec toutes les intentions mystiques. Cela étonna l’assistance qui ne croyait pas cela de lui. Ils pensèrent donc qu’il s’agit peut-être d’un Juste caché et ils essayèrent donc de mettre à jour sa piété. Quand le Cho’het se
rendit compte de cela, il leur dit : « Que voulez-vous de moi ?! Je suis prêt à jurer devant vous que je ne connais rien de spécial ! »
Mais les gens lui dirent que c’est leur Rabbi qui leur a dit cela.
Alors le Cho’het répondit : « Je suis incapable de comprendre exactement l’intention de votre Rabbi. Mais ce que je sais, c’est qu’au moment où je m’apprête à abattre une bête, je me dis, avec un coeur brisé : “Suis-je vraiment mieux que cet animal que je vais abattre ?” Peut-être que cette intention-là vaut dans le Ciel comme les intentions mystiques ? »
On apprend de là que parfois de simples pensées sincères peuvent avoir de grands effets En-Haut. On n’a donc pas à les minimiser !

Le coin étude

L’épreuve de la richesse

Les deux Parachiot que nous lisons ce Chabbat traitent en grande partie de la Tsaraat, cette plaie qui atteint la peau, les habits ou les maisons, et qui ressemble à des tâches de lèpre. Concernant la Tsaraat qui touche les maisons, Rachi explique que les habitants de Canaan avaient caché des trésors en or dans les murs de leurs maisons, pendant les 40 ans où les Hébreux étaient dans le désert. Et lorsque les Juifs s’installèrent en Canaan dans ces demeures, Hachem envoya la Tsaraat dans les murs et lorsqu’on les détruisit, on découvrit les trésors. Ainsi, ce qui se présentait être au départ une plaie, annonçait en réalité une bonne nouvelle et une bénédiction.
Seulement, on peut s’interroger. Si Hachem voulait dévoiler les trésors cachés dans les murs pour les Juifs, pourquoi cela devait-il passer par des plaies de Tsaraat qui touchaient ces maisons et qui s’accompagnaient d’un état d’impureté, puisque les plaies de Tsaraat étaient en soi impures ?! Il est clair qu’Hachem ne manque pas de moyens pour révéler ces trésors sans rendre impurs les murs !
Pour comprendre cela, il faut d’abord introduire que devenir riche n’est pas en soi forcément une bénédiction. Parfois, l’épreuve de la richesse est plus dure que l’épreuve de la pauvreté. Le riche encourt le risque de s’enfoncer dans la matérialité, le luxe et les plaisirs de la vie, et d’en oublier Hachem, D.ieu préserve. Il peut même en venir à sentir qu’il n’a pas besoin de Lui ! Ainsi, la richesse peut s’avérer être une malédiction, spirituellement parlant. De nombreuses personnes, qui étaient généreuses et humbles, sont devenues égoïstes, avares et hautains, une fois devenues riches. Ainsi, comment peut-on affirmer simplement, que c’était une bonne nouvelle et une bénédiction que les Juifs découvrent ces trésors ?!
Au sujet de l’épreuve de la richesse, la Guemara relate que Rabbi Yo’hanan rendit visite à Rabbi Eliezer qui était malade. Ce dernier était en train de pleurer. Alors, Rabbi Yo’hanan lui dit : « Pourquoi pleures-tu ? Si c’est parce que tu n’as pas assez étudié de Thora, il est enseigné que peu importe la quantité d’étude. L’important, c’est la bonne intention. Et si tu pleures parce que tu n’es pas riche, tout le monde ne peut pas mériter d’avoir les deux tables : celle de la Thora et celle de la richesse ! »
Mais on peut se demander comment Rabbi Yo’hanan a-t-il pu imaginer qu’un Sage comme Rabbi Eliezer puisse pleurer parce qu’il n’est pas riche ? Mais nos Maîtres n’accordaient pas tant d’attention à l’argent pour envisager que la pauvreté puisse autant l’attrister !
En fait, comme nous l’avons dit, l’épreuve de la richesse est plus dure que celle de la pauvreté. Il est plus difficile de rester intègre et pieux quand on est riche que quand on ne l’est pas. De plus, Hachem ne donne pas à une personne une épreuve qu’il ne peut surmonter. Ainsi, ce qui aurait pu attrister Rabbi Eliezer, c’est qu’Hachem ne le trouve pas suffisamment prêt et capable de surmonter l’épreuve de la richesse, et que c’est pour cela qu’il ne lui a pas permis d’être riche. Rabbi Yo’hanan pensait qu’effectivement Rabbi Eliezer puisse pleurer du fait de ne pas être suffisamment apte et spirituellement fort pour rester grand tout en étant riche. Ce manquement intérieur peut justifier une profonde peine pour un grand Sage comme lui. Alors que lui, il pensait être à la hauteur de cette épreuve, le fait qu’Hachem ne lui accorde pas la richesse lui prouvait qu’il se trompait et qu’en vérité il n’était pas au niveau. Et cela justifie largement qu’un grand homme en soit affecté !
En réalité, le seul remède pour affronter la richesse et surmonter cette épreuve, c’est de bien se pénétrer de l’idée que l’argent puisse être spirituellement très dangereux et que la richesse puisse éloigner l’homme de son Créateur. Si on ne fait pas très attention, l’argent peut s’avérer être un grand risque pour l’âme et pour la sainteté de la personne. De sorte que la seule bonne utilisation de l’argent est de l’employer uniquement pour les Mitsvot, pour la Tsedaka, pour construire des lieux de Thora et de bienfaisance, pour acquérir de beaux objets de Mitsvot (Tefilin, Loulav…), et ainsi de suite. Mais surtout pas de l’utiliser comme moyen de profiter égoïstement des plaisirs matériels de la vie, car alors le risque de dévier sera important, et on risquerait de s’éloigner d’Hachem et de se rendre impur.
C’est pourquoi, quand nos Sages parlent de l’enrichissement de Moché, ils disent qu’il est devenu riche par les débris des Tables de la loi. Quand Moché tailla les secondes Tables, qui étaient en saphir, la sciure qui se détacha de la pierre quand il les taillait lui appartenait. Cela vient nous apprendre que la richesse est bonne quand elle est un débris des Tables de la loi, c’est à dire quand elle est liée à la Thora. Car c’est uniquement quand la richesse est utilisée pour les Mitsvot et pour servir à la Thora qu’elle est valable.
Autrement, il est interdit d’être riche, du fait du grand danger spirituel qu’on encourt.
Il en est de même concernant notre sujet. Certes Hachem souhaitait dévoiler les trésors aux enfants d’Israël. Seulement, l’enrichissement devait être précédé par la venue de la Tsaraat qui allait rendre impure la maison. Hachem voulait ainsi nous apprendre une leçon. Seul celui qui est bien conscient que la richesse peut être en soi une épreuve qui peut rendre impur un individu en l’éloignant d’Hachem, le faisant s’enfoncer dans la matérialité et le luxe, et le rendant orgueilleux en lui faisant croire qu’il n’a plus besoin de personne ni même d’Hachem, seule pour une personne qui a bien intégré cela, la richesse pourra être une bénédiction. Car il l’approchera avec grande prudence, conscient du risque qui l’accompagne. C’est seulement quand on ressent l’impureté et le danger spirituel que comporte la richesse, que celle-ci devient une bonne nouvelle. C’est pourquoi, il fallait que l’impureté de la Tsaraat précède la découverte des richesses pour que cela soit une bonne chose, nous enseignant la vigilance à avoir face à l’argent.
Cette notion est aussi en allusion dans l’enseignement de nos Sages qui disent, concernant le sujet du demi-Chekel, qu’Hachem montra à Moché une pièce en feu. Une des raisons pour laquelle Hachem montra une pièce en feu est que le feu a deux propriétés contradictoires, l’une négative et l’autre positive. D’une part, il brûle et détruit. Et d’autres part, il réchauffe et éclaire. En montrant une pièce en feu, Hachem voulait faire allusion que c’est seulement si on est conscient que la pièce, c’est à dire l’argent, peut détruire et causer de grands dégâts comme la première propriété du feu, qu’on saura user d’une grande prudence à son égard. C’est seulement ainsi que l’argent deviendra une bénédiction et une bonne nouvelle, comme la propriété positive du feu. Car c’est quand on est conscient des risques de la richesse, qui peut rendre impur comme la Tsaraat et éloigner l’homme d’Hachem si on ne se méfie pas, qu’elle pourra alors devenir une bénédiction. C’est cette approche qu’Hachem voulait aborder dans le but de mettre à jour les trésors, de sorte à ce qu’ils soient une vraie bénédiction, nous préservant des risques qui y sont liés. (Basé sur le Chemen Tourak)

Le coin ‘Hizouk

La raison pour laquelle la Thora insiste pour qu’on se rappelle de la sortie d’Egypte, c’est pour que si un homme se demande comment va-t-il se rapprocher d’Hachem après toutes les fautes qu’il a commises, alors il se rappellera qu’en Egypte nos ancêtres furent enfoncés dans les 49 portes de l’impureté, et malgré cela ils ont pu se rapprocher de la sainteté. Ce souvenir l’aidera constamment à se rapprocher. (Divré ‘Haïm)


Chabbat Chalom !!!

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