Chabbat Émor

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Paracha Émor / פרשה אמור

4/5 mai 2018 – 20 Iyar 5778 / כ’ אייר ה-תשע’ח

Début : 20h51 – Fin : 22h07

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Les Horaires :

Vendredi soir :
19h00 : Min’ha suivi de Chir haChirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
20h00 : Allumage des bougies et entrée de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 20h51)
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
La Haftara sera lue par le jeune Nathan HERSZKORN.
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.
L’office sera suivi d’un kiddouch.

Samedi après-midi :
19h00 : Cours mixte sur la paracha et étude du livre Alé Chour par le Rav Mikaël MOUYAL.
19h45 : Pirké Avoth des enfants : Une étude père-fils est organisée chaque Chabbat afin d’apprendre les Pirké Avoth aux enfants. Les enfants pourront lire ces Pirké Avoth lors des offices. Nous vous attendons donc nombreux pour participer à cette étude “Pirké Avoth ouBanims”. Vous pouvez si vous le souhaitez déposer vos enfants.

20h15 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
20h30 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit.
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL.
21h11 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
22h07 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit

Mardi 8 mai (férié) :
08h00 : Cha’harit

Jeudi 10 mai (férié) :
08h00 : Cha’harit


Carnet de familles :

Naissance
Nous sommes heureux d’annoncer la naissance d’une petite fille chez Lisa et Jérémie BENDENNOUN. Nous souhaitons un grand Mazal Tov aux parents, aux grands parents Brigitte et Didier BENDENNOUN, ainsi qu’à toute la famille.


Yom Yérouchalaïm :

Le 51ème anniversaire de la réunification de Jérusalem aura lieu dimanche 13 mai (28 Iyar).


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h00 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
Le Mikvé est ouvert tous les soirs, du dimanche au jeudi 10 minutes avant l’heure de la fin du Chabbat précédent, pendant 1h30.
Le samedi soir, le Mikvé ouvre 1h après la fin de Chabbat, pendant 1h30.
Pour les vendredis soirs et soirs de fête, prendre rendez-vous avec Mme Kassabi, au moins 2 jours avant au 06 22 76 15 04.

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kélim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Téfila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Nous avons reçu 5 offres qui sont en cours d’analyse et de mise en forme chez l’architecte. Nous avons auditionné les 5 candidats. La première phase de l’appel d’offre est donc terminée.

Nous avons demandé aux candidats de fournir leur offre révisée pour la fin avril. Nous allons maintenant sélectionner les 2 finalistes qui seront reçus pour une deuxième audition qui permettra le choix définitif du constructeur et la signature du contrat.

Le prêt a été signé avec la banque qui attend cependant toujours que la mairie de Boulogne lui transmette le texte de la garantie.

Nous continuerons de vous aviser ici de l’état d’avancement d’opération.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Si vous avez des question, envoyez-nous un message !

Je participe à la collecte pour la construction


CCIBB Centre de Loisirs – Été 2018 :

Les directeurs du Centre de loisirs Anne Marie Amsallem et Jonathan Cahen, ainsi que la fantastique équipe d’animation accueilleront pour les prochaines vacances du 9 au 27 juillet 2018 vos enfants de 5 à 12 ans dans une ambiance juive exceptionnelle !!!

Informations et réservations auprès de Jonathan 06.21.07.17.09 ou sur ccibb.net.


Mahané d’été 2018 avec le Bné Akiva :

Envoyez vos enfants en colonie de vacances cet été avec le Bné Akiva de France. Plusieurs formules sont proposées en fonction de l’age de vos enfants :

Informations et réservations : 01.42.40.13.44 – 06.98.55.77.91 ou bneakivafrance@gmail.com.


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Tout étranger (non Cohen) n’en consommera pas (de la Terouma – nourriture sacrée revenant au Cohen) » (22, 13) :

On peut expliquer de la façon suivante la raison pour laquelle la Terouma est interdite aux non Cohen. La capacité du Cohen à contenir la sainteté est plus grande qu’un non Cohen. D’autre part, en mangeant de la Terouma, on reçoit dans son âme une lumière spirituelle très haute. Ainsi, le Cohen constitue un réceptacle adapté pour contenir la grande lumière qui provient de cette consommation. Mais le non Cohen n’a pas le droit d’en manger, car du fait que la capacité à recevoir la sainteté dont il dispose est plus étroite, son âme ne peut pas supporter cette lumière si haute. De ce fait, l’intensité de la sainteté qui lui parviendra par cette consommation lui causera des dommages spirituels, du fait qu’il n’ait pas la force suffisante pour la supporter. (Likouté Halakhot)

« Lorsque vous récolterez les produits de votre terre… » (23, 22) :

Ce verset, qui impose à l’agriculteur de renoncer à une partie de sa récolte pour les pauvres, se trouve au milieu du passage qui traite des fêtes, juste après avoir parlé de Pessa’h et de Chavouot. Quel en est le lien ? (Voir Rachi)
En fait, juste avant, la Thora parle de Pessa’h avec le sacrifice du Omer, et de Chavouot, avec le sacrifice des deux pains. De plus, le Talmud enseigne que par le Omer, Hachem bénira les céréales du champ, et par les deux pains, Il bénira les fruits des arbres. D’autre part, nos Sages enseignent que celui qui accomplit la Tsedaka et qui donne de ses biens aux pauvres, recevra la Bénédiction Divine et s’enrichira. Ainsi, l’agriculteur risquerait de se dire que puisque les sacrifices du Omer (à Pessa’h) et des deux pains (à Chavouot) ont été offerts, Hachem bénira donc ses récoltes, et il n’a donc pas besoin d’en réserver pour les pauvres pour être béni et s’enrichir. C’est pourquoi, la Thora trouve alors bon de lui préciser qu’il ne doit pas penser de la sorte et que malgré tout, il devra accomplir ces dons et réserver de sa récolte pour les pauvres. (Keli Yakar)

« Sur la Menora (chandelier) pure, il placera les bougies devant Hachem » (24, 4) :

Nos Sages disent que la Menora symbolise le Maître, qui doit éclairer les bougies, qui sont les élèves, en leur enseignant la Thora, qui est la lumière. Seulement, un homme doit veiller à n’apprendre la Thora que d’un Maître apte à le faire, c’est à dire qu’il soit pieux et craignant le Ciel. Mais on ne doit pas aller chercher la Thora d’un Maître qui n’est pas pieux, même s’il est très érudit et très intelligent. « Sur la Ménora pure, il placera les bougies devant Hachem ». C’est à dire que les élèves (les bougies) n’iront chercher la Thora (la lumière) que si le Rav (la Ménora) est pur, qu’il craigne le Ciel et qu’il soit raffiné dans son comportement. (‘Hatam Sofer)

« Fait sortir le blasphémateur et lapidez-le devant toute l’assemblée » (24, 14) :

Pourquoi le blasphémateur devait-il être lapidé hors du camp et devant tous les Juifs, ce qui n’est pas le cas des autres condamnés ?
En fait, cet homme était le fils d’un égyptien (qui avait abusé d’une femme Juive). Son père n’étant pas juif, il devait résider hors du camp. Mais, refusant cette situation, il est venu planter sa tente dans le camp, arguant qu’il faisait partie intégrante de la communauté.
Se voyant repoussé, il se mit à blasphémer. Sa punition devait être mesure pour mesure. Puisqu’il voulait s’installer dans le camp, sa peine était de sortir hors du camp. Et puisqu’il prétendait faire partie intégrante de la communauté, au même titre que tous les autres membres de l’assemblée, sa peine était aussi d’être lapidé en présence de toute l’assemblée. (Likouté Si’hot)

Le coin Halakha (lois de Chabbat)

Il existe deux problèmes en ce qui concerne le fait de mettre un pansement pendant Chabbat. Le premier c’est le fait d’enlever le papier qui est placé sur la partie adhésive de sorte à la découvrir en vue de coller le pansement sur le corps. A ce sujet, certains décisionnaires permettent et d’autres interdisent. Le second problème c’est le fait de coller les deux côtés collants du pansement l’un sur l’autre. Ce risque est fréquent quand on colle un pansement sur un doigt par exemple. Il faudra alors veiller à le coller de sorte à ce que les deux côtés ne se touchent pas et que l’un ne soit pas collé sur l’autre.
D’autre part, si on veut enlever un pansement d’une partie du corps où se trouvent des poils, il faudra faire attention de ne pas l’enlever de façon à ce qu’il soit quasiment certain que des poils soient arrachés. On enlèvera donc le pansement très délicatement.
Concernant le fait de découper, celui qui doit prendre un médicament (de façon autorisée), et qu’il n’a besoin que de la moitié d’un comprimé, il aura le droit de couper le cachet en deux, même à l’endroit qui est indiqué au milieu du comprimé.

Le coin histoire

Bien que de nombreux Grands d’Israël avaient des capacités pour l’étude, d’autres n’en avaient pas au départ et leur réussite était due à leurs efforts. Ainsi, le Nesiv (Rabbi Naftali Tsvi Yéhouda Berlin) de Vologhin en faisait partie, au point que quand son beau-père le voyait étudier des ouvrages d’approfondissement, il lui disait qu’il ferait mieux de se contenter d’étudier seulement la Guemara avec les commentaires de base de Rachi et Tossefot. Seulement, il a investi de grands efforts dans l’étude et il a fini par réussir.
En effet, pendant 25 ans, le Netsiv s’est enfermé dans la terrasse de sa maison et il ne faisait qu’étudier. Il ne sortait que pour prier et régler ce qui était des plus nécessaires. Il étudia la Thora jour et nuit en y investissant de grands efforts, au point d’en venir régulièrement à tomber par terre de fatigue. Et en effet, après tous ces efforts colossaux, il grandit dans la Thora et atteint le si haut niveau qui était le sien, au point de diriger la prestigieuse Yechiva de Vologhin et d’être l’auteur de livres d’étude très importants.
Ce récit nous montre la force de la volonté et de la persévérance. Personne ne doit perdre l’espoir de devenir un Sage en Thora, même s’il sent qu’il n’arrive pas. S’il s’investit vraiment, il réussira. Peu importe ses aptitudes. « Si tu fais des efforts, tu trouveras ! »

Le coin étude

Une crainte pure

Notre Paracha s’ouvre sur l’interdiction du Cohen de se rendre impur par la présence ou le contact avec un mort. On peut se demander pourquoi une telle interdiction, qui n’a pas été émise pour les autres Juifs non Cohen ?
A propos de cette interdiction, le Midrash rapporte le verset des Psaumes qui dit : « Une crainte d’Hachem pure se maintient pour l’éternité ». Puis le Midrash commente : « C’est de par la crainte que Aharon ressentait devant Hachem, qu’il mérita, pour tous ses descendants, de recevoir cette Mitsva de ne pas se rendre impur par un mort ». Seulement, il faut comprendre le lien entre la crainte d’Hachem de Aharon, et l’interdit qu’il reçut de ne pas se rendre impur par un mort ! De plus, de quelle crainte de Aharon parle-t-on ?
Pour comprendre cela, rapportons un autre passage de notre Paracha. On y trouve également le détail de toutes les fêtes. Trois fois par an, à Pessa’h, Chavouot et Soukot, le peuple Juif devait se rendre à Yérouchalaïm. La Thora rattache ces trois moments à des cycles agricoles : Pessa’h, c’est le début du printemps, quand la récolte a poussé. Chavouot coïncide avec la moisson. Et Soukot, c’est la période de l’engrangement. Seulement, on peut s’interroger. Puisqu’on laboure la terre et que l’on sème en hiver, on aurait pu s’attendre que la Thora nous demande plutôt de venir prier Hachem en plein hiver, avant que la récolte ne pousse, pour prier Hachem que la terre produise une bonne récolte. Mais il n’en est pas ainsi. La Thora nous demande de nous présenter devant Hachem quand la récolte a déjà poussé et que le sort de la récolte a déjà été fixé, c’est à dire depuis Pessa’h à Soukot, en passant par Chavouot ! Pourquoi ne pas se présenter plutôt au milieu de l’hiver, pour implorer Hachem d’avoir une bonne récolte ?
En fait, la Thora ne cherche pas seulement à ce que l’homme se rapproche d’Hachem quand il a besoin de Lui. L’homme ne doit pas se rappeler d’Hachem que quand il en ressent la nécessité. L’idéal, c’est de se présenter devant Hachem précisément quand la récolte a déjà poussé et que l’on n’est plus dans une situation où on ressent la nécessité d’avoir la Bénédiction Divine.
Un Midrash rapporte que les impies placent leur propre personne au-dessus d’Hachem alors que les Justes placent Hachem au dessus de leur personne. C’est que les impies ne servent Hachem que pour qu’Il comble leurs besoins. Ils utilisent Hachem pour les servir.
Mais pour les Justes, Hachem est au-dessus. Ils Le servent même s’ils n’en ressentent pas le besoin personnel de combler leurs désirs.
Qu’Il leur donne la bénédiction ou qu’Il ne la leur donne pas, ils Le serviront de toutes les façons. Alors que les impies, si Hachem ne les exauce pas, ils se détourneront de Lui, car pour eux, Il est là pour les servir, D.ieu Préserve !
En d’autres termes, la crainte d’Hachem des impies est une crainte uniquement intéressée. En vérité, ils craignent plutôt pour eux-mêmes. Alors que les Justes craignent pour Hachem. Leur crainte la plus grande est que le Nom d’Hachem ne soit pas assez honoré et sanctifié. Toutes leurs préoccupations et leurs inquiétudes ne se résument qu’à ce qu’Hachem soit “satisfait”. En cela, leur crainte est pure, aucune intention égoïste ou personnelle ne vient entacher leurs pensées ni même n’entre en ligne de compte. C’est pourquoi, cette crainte pourra se maintenir pour l’éternité. Peu importe la situation, qu’ils soient bénis ou pas, qu’ils soient riches ou pauvres, ils resteront fidèles à Hachem, car ils ne cherchent nullement leurs propres intérêts, mais uniquement “l’Intérêt” d’Hachem. Par contre, les impies qui ne pensent qu’à leur personne, leur crainte est polluée par leurs intérêts égoïstes. Et s’ils ne sont pas comblés, ils délaisseront complètement le Service d’Hachem. Cette crainte n’est donc pas durable.
Nos Sages enseignent que le fait de méditer et de penser à la mort, peut amener l’homme au repentir. En effet, cela permet de se rendre compte qu’on n’est pas tout-puissant et qu’il y a une fin à tout. Le moment de la mort est un moment de vérité, où l’homme réalise sa petitesse et sa dépendance totale à Hachem. Tout cela pourra le mener à revenir vers Hachem. D’après cela, on peut imaginer qu’il soit une bonne chose de se rendre devant des morts. Car alors, la réalité se joindra à la pensée. Et ainsi, la sensation d’insignifiance sera encore plus renforcée. Seulement, le Cohen a l’interdiction de se rendre impur par un mort. Pourquoi donc ?
C’est que le Cohen ne doit pas craindre Hachem par intérêt, de par le fait qu’il en ressente le besoin. Le mort rappelle que puisqu’on est rien et que l’on dépende complètement d’Hachem, alors on se tourne vers Lui (et peut-être même par défaut). Le Cohen doit servir Hachem avec une intention beaucoup plus élevée. Il ne doit pas se confronter à la mort, c’est à dire à une situation où il ressentira l’insignifiance de l’homme, car alors il risquerait de servir Hachem du fait qu’il se sente dépendant et donc parce qu’il a besoin de Lui et qu’il n’a pas d’autre choix que de se tourner vers Lui. Le Cohen doit accéder à une crainte d’Hachem beaucoup plus noble. Il ne doit pas craindre pour lui-même et son existence, mais sa seule crainte doit être la peur que l’Honneur d’Hachem soit quelque peu diminuée. C’est pourquoi, il doit s’éloigner du mort et de la crainte que la mort évoque, qui n’est pas une crainte pure. Mais la Thora n’exige pas tant d’un non Cohen, pour qui la crainte qui découle de la petitesse de l’homme et sa dépendance, est déjà un niveau.
« Une crainte d’Hachem pure (uniquement pour l’Intérêt d’Hachem) se maintient pour l’éternité (même si on n’y trouve pas son intérêt) ». Voici le niveau qui représente le Cohen. Et c’est pour cela qu’il lui est interdit de se rendre impur par un mort. Car cette situation ne le mènera qu’à la crainte pour soi-même qui découle d’une sorte de fatalité de la vie, mais non à la crainte pure.
Mais d’où le Cohen puise-t-il cette crainte si noble ? D’où cela lui vient-il ?
Le Midrash répond. C’est de la crainte de son ancêtre Aharon. Ce dernier a décidé de construire le veau d’or. Il prenait pour cela le risque de tout perdre : ce monde-ci et le monde futur. Mais alors, pourquoi l’a-t-il fait ? C’est qu’il savait que si le peuple entier faisait le veau d’or, ils auraient par cela rejeté tous ensembles la Royauté Divine et alors Sa Présence se serait complètement retirée. C’est pourquoi, il décida de construire le veau d’or à lui seul, pour prendre sur lui la punition et éviter à la Présence Divine de se retirer complètement de tout le peuple. Il s’est donc sacrifié et a renoncé à tous ses intérêts personnels. Pour lui, la seule chose qui comptait c’était l’Honneur d’Hachem. Il craignait tellement que Sa Présence se retire qu’il renonça à tout, pourvu que la profanation du Nom Divin soit limitée. C’est cela la « crainte d’Hachem pure ». C’est cette crainte qui « se maintient pour l’Eternité », et qu’aucune situation ne fera faiblir. Et tous ses descendants, les Cohanim, en héritèrent pour l’éternité. Et de ce fait, ils n’ont désormais plus besoin de se confronter à la mort pour se renforcer spirituellement. Cela leur a donc été interdit. (Basé sur le Yéérav Alav Si’hi)

Le coin ‘Hizouk

La Thora n’a enjoint d’apporter en sacrifice que des animaux de la ferme, mais pas des animaux sauvages, car les premiers sont plus à portée de mains. Ainsi, la Thora ne demande que des choses que l’on peut atteindre. De même, si on sent que le Service Divin est trop dur pour soi, on doit savoir qu’en s’accrochant, on y arrivera. Hachem ne nous mettra jamais dans une situation où ce sera impossible. (Beth Yits’hak)


Chabbat Chalom !!!

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