Chabbat Pin’has

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Paracha Pin’has / פרשה פנחס

Chabbat Mévaré’him / שבת מברכים

6/7 juillet 2018 – 24 Tamouz 5778 / כ’ד תמוז ה-תשע’ח

Début : 21h37 – Fin : 23h00

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Chabbat des jeunes : A l’occasion du Chabbat des jeunes, la lecture de la Paracha et les offices seront assurés par les jeunes de la communauté.

Les Horaires :

Vendredi soir :
19h15 : Min’ha suivi de Chir haChirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
20h15 : Plag / פלג המנחה
20h20 : Allumage des bougies et entrée de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 21h37)
D’var Thora par le Rav Mikael MOUYAL

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Rav Mikael MOUYAL
L’office sera suivi d’un kiddouch

Samedi après-midi :
19h30 : Cours mixte sur la Paracha par le Rav Mikael MOUYAL
20h30 : Pirké Avoth et cours pour les enfants (et les parents)

21h00 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
21h15 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit
D’var Thora par le Rav Mikael MOUYAL
21h55 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
23h00 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit

Chabbat Chalom !!!


Carnet de familles :

Décès
C’est avec une peine immense que nous avons appris cette semaine le décès de Esther bat Hanna Mrejen (ז״ל), la sœur de notre ami Michel Boussidan.
Nous adressons nos très sincères condoléances et l’expression de notre parfaite amitié aux familles MREJEN et BOUSSIDAN ainsi qu’à toute la famille. Qu’Hachem les aide à trover la consolation et à surmonter cette épreuve si difficile.


Roch ‘Hodech Av :

Roch ‘Hodech Av aura lieu le vendredi 13 juillet (à partir de jeudi 12 juillet au soir).


Jeûne de 9 Av :

Cette année, le jeûne de 9 Av est repoussé au dimanche 22 juillet. il commencera la veille, pendant Chabbat à 21h43 et se terminera dimanche à 22h31.


Ben haMétsarim, les 3 semaines entre le 17 Tamouz et le 9 Av :

Ben haMetsarim – Les 3 semaines : Nos Sages ont institué de s’endeuiller chaque année depuis le 17 Tamouz jusqu’au 9 Av. Nous commémorons la perte du Beth-Hamikdach. C’est un 17 Tamouz que les romains enfoncèrent la muraille d’enceinte de la ville avant que, le 9 Av, le Temple ne fut détruit.

L’équipe Torah-Box vous offre une fiche-pratique récapitulant les principales interdictions et permissions pendant ces 3 semaines, afin de respecter cette période de deuil dont l’intensité augmente graduellement chaque semaine.


Cette année 5778, le jeûne de 17 Tamouz est repoussé au dimanche 1er juillet 2018, il commencera à 3h09 et se terminera à 22h50.
Le jeune du 9 Av est lui aussi repoussé, il tombera cette année le dimanche 22 juillet 2018, il commencera donc la veille, samedi soir 21 juillet à 21h43, et se terminera dimanche soir à 22h31.


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h30 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
Le Mikvé est ouvert tous les soirs, du dimanche au jeudi 10 minutes avant l’heure de la fin du Chabbat précédent, pendant 1h30.
Le samedi soir, le Mikvé ouvre 1h après la fin de Chabbat, pendant 1h30.
Pour les vendredis soirs et soirs de fête, prendre rendez-vous avec Mme Kassabi, au moins 2 jours avant au 06 22 76 15 04.

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kélim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Téfila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Nous avons reçu 5 offres qui sont en cours d’analyse et de mise en forme chez l’architecte. Nous avons auditionné les 5 candidats. La première phase de l’appel d’offre est donc terminée.

Nous avons demandé aux candidats de fournir leur offre révisée pour la fin avril. Nous allons maintenant sélectionner les 2 finalistes qui seront reçus pour une deuxième audition qui permettra le choix définitif du constructeur et la signature du contrat.

Le prêt a été signé avec la banque qui attend cependant toujours que la mairie de Boulogne lui transmette le texte de la garantie.

Nous continuerons de vous aviser ici de l’état d’avancement d’opération.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Si vous avez des question, envoyez-nous un message !

Je participe à la collecte pour la construction


CCIBB Centre de Loisirs – Été 2018 :

Les directeurs du Centre de loisirs Anne Marie Amsallem et Jonathan Cahen, ainsi que la fantastique équipe d’animation accueilleront pour les prochaines vacances du 9 au 27 juillet 2018 vos enfants de 5 à 12 ans dans une ambiance juive exceptionnelle !!!

Informations et réservations auprès de Jonathan 06.21.07.17.09 ou sur ccibb.net.


Oulpan : Stage intensif d’hébreu :

Vous voulez apprendre ou améliorer votre pratique de l’hébreu ?
Pour votre prochain voyage en Israël, pour parler avec votre famille, vos amis…
Le C.C.I.B.B en partenariat avec l’Association Millangues organise un stage intensif centré sur la conversation.
L’oulpan se déroule sur quatre semaines en juillet, deux fois deux heures par semaine pour un total de 16 heures de cours.

plus d’informations : ici !


Pourimland – Opération cartables :

Opération 400 Enfants 400 Cartables.

Offrez un cartable entièrement équipé pour 26 euros (reçu cerfa).

Adressez vos dons avant le 10 juillet sur le site tiny.cc/pourimland ou Pourimland 13 rue de l’abreuvoir 92100 Boulogne.

Pour ceux qui le souhaitent, participez avec nous à la distribution le 12 Août à Ashkelon .

Merci pour votre soutien.


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Il a vengé Ma Vengeance en eux » (25, 11) :

L’acte héroïque de Pine’has a été réalisé avec tant d’ardeur et de bonne volonté que l’impact de cet acte s’est transmis à toutes les personnes qui étaient présentes. Il a ancré le zèle pour l’Honneur d’Hachem dans le cœur de chacun. Cela est en allusion dans ce verset : « Il a vengé Ma Vengeance en eux ». L’impact et les effets bénéfiques de son acte, de ne pas supporter la faute, se sont imprégnés « en eux », à l’intérieur de leur cœur. (Rabbi de Kotsk)

« Les enfants de Issakhar selon leurs familles, pour Tola’, la famille de Tola’ » (26, 23) :

Issakhar est considéré dans la tradition comme le représentant de l’étude de la Thora. Or, la Thora ne peut véritablement se conserver que chez une personne humble et modeste. L’humilité est une condition primordiale pour l’acquisition de la Thora. Or, le mot  »Tola’– תולע » est aussi un terme qui signifie  »ver de terre ». En cela, il représente l’humilité. A l’image des paroles du roi David qui a déclaré : « Je suis un ver de terre et non un homme ». Ainsi, le Texte vient ici faire allusion au fait que pour appartenir à la famille d’Issakhar et acquérir l’étude de la Thora, il faut avoir la caractéristique de  »Tola » et être empli d’humilité. (Zeved Tov)

« Qu’Hachem… nomme un homme (dirigeant) sur le peuple… Et que l’assemblée d’Hachem ne soit pas comme un troupeau qui n’ait pas pour eux de berger » (27, 16-17) :

On peut s’interroger. Si Hachem nommera un dirigeant, alors automatiquement le peuple aura un berger. Pourquoi donc expliciter cela en disant : « Et que l’assemblée… ne soit pas comme un troupeau qui n’ait pas pour eux de berger » ? Cela semble redondant !
En fait, Moché demanda à Hachem que non seulement le peuple puisse avoir un dirigeant. Mais en plus que ce dirigeant ne puisse chercher que l’intérêt du peuple, et jamais son propre intérêt. C’est cela le sens de cet ajout de Moché, que « l’assemblée d’Hachem ne soit pas comme un troupeau qui n’ait pas pour eux de berger ». L’essentiel est que ce dirigeant soit comme un berger dévoué à son troupeau. Le berger devra être  »pour eux », pour l’intérêt du peuple, mais pas  »pour lui », pas pour son propre profit. (Ketav Sofer)

« Mes offrandes, ce pain qui se consume pour Moi en odeur agréable » (28, 2) :

La Paracha de Pine’has contient tous les sacrifices offerts pendant toutes les fêtes. Mais quel lien y a-t-il entre le contenu de la Paracha et les sacrifices ?
En fait, le Zohar dit que quand Pine’has tua Zimri pour venger l’Honneur d’Hachem, à ce moment là, il reçut l’âme de Nadav et Avihou. Or, ces deux Justes moururent le jour de l’inauguration du Michkan, en voulant apporter des encens, donnant ainsi leur vie pour cette inauguration. En effet, nos Sages disent que leur mort était un événement dominant dans l’inauguration du Michkan. Or, l’essentiel du Service dans le Michkan consistait en l’offrande des sacrifices. C’est donc dans cette Paracha qui valorise l’acte héroïque de Pine’has qui lui valut de recevoir l’âme de Nadav et Avihou, que l’ont trouve tous les sacrifices de fêtes, car les sacrifices sont la conséquence de leurs morts qui, en finalisant l’inauguration du Michkan, permirent aux sacrifice d’être offerts. (‘Hidouché Harim)

Le coin Halakha (lois de Chabbat)

Une poignée de porte qui est tombée, il sera interdit de la remettre à sa place, et même sans clous de sorte à la placer de façon faible et provisoire.
Il est permis de poser sur la porte du réfrigérateur des aimants pour tenir des papiers ou autre. On pourra aussi les enlever.
Il est interdit de percer une tétine de biberon pendant Chabbat. Et même si le trou existe déjà, il sera interdit de l’élargir.
Il convient de ne pas faire des objets en pliant du papier en guise de jeu (comme par exemple de faire un bateau ou un chapeau en papier). De même, on ne pliera pas des serviettes en papier pour leur donner une forme particulière en l’honneur des invités par exemple. Mais on pourra les plier normalement, sans aucune originalité.
Il est interdit de gonfler un ballon en caoutchouc, car il y a un risque que l’on fasse un nœud pour ne pas qu’il se dégonfle.
Il est interdit de fabriquer un bonhomme de neige, ou même une boule de neige pendant Chabbat.

Le coin histoire

Le Sefat Emet résidait dans la ville de Gour où il étudiait la Thora jour et nuit et s’affairait au Service d’Hachem. Il ne quittait jamais sa ville. Quand son épouse tomba malade, il voyagea avec elle à Viennes pour consulter les médecins.
Quand le Rav attendait le train dans la gare de Varsovie, ses disciples lui demandèrent de leur transmettre un enseignement avant de se séparer. Alors le Sefat Emet leur dit :
« On doit apprendre des enseignements pour le Service Divin à partir de chaque chose. Mais que pouvons-nous apprendre du train ? La locomotive traîne, par la force de la vapeur, des dizaines de wagons, des centaines de personnes, des tonnes de marchandises. Mais d’où vient sa force ? Quel est son secret ? Toute sa force vient du fait que la locomotive renferme en elle la vapeur sans la laisser s’échapper. Il en est de même dans le Service d’Hachem. Plus une personne renferme en elle-même le feu de l’enthousiasme sans le laisser transparaître à l’extérieur, plus il recevra de la force et de la puissance dans le Service Divin ! »
Cette histoire transmet deux leçons importantes. La première est que l’on doit faire attention à ce qui nous entoure pour y réfléchir et en retirer des leçons pour se renforcer spirituellement. Tout ce qui existe contient des messages pour mieux servir Hachem.
Mais aussi, nous apprenons que la Thora ne prône pas de montrer à tout le monde sa sainteté et son enthousiasme. C’est en le gardant pour soi et en ne le partageant qu’avec Hachem que l’on peut encore plus tirer de force et d’énergie pour notre Service d’Hachem.

Le coin étude

La force des yeux

Dans la Paracha de la semaine, Hachem recommande à Moché de monter sur le Mont Avarim et de voir la Terre Sainte. Moché souhaitait entrer en Terre d’Israël. Nos Sages expliquent que son intention était de pouvoir y accomplir les Mitsvot qui y sont liées, pour pouvoir encore plus se sanctifier. Mais, Hachem lui en a interdit l’accès. Et malgré toutes ses prières pour pouvoir y pénétrer, Hachem persista dans cet empêchement. Seulement, Il le consola en lui permettant uniquement de voir la Terre Sainte avant sa mort. Cependant on peut s’interroger. Étant donnée que toute la raison pour laquelle Moché voulait entrer en Israël était pour y accomplir les Mitsvot. Ainsi, en quoi le fait de lui permettre de voir la Terre aurait dû le consoler ? Le fait de voir ne répond apparemment en rien à sa demande dont le but était de se sanctifier en réalisant les Mitsvot de la Terre. Il ne cherchait pas à contempler le paysage ! La réponse à cette question est que la vue n’est pas seulement le sens qui permet de s’informer de ce qu’il y a autour de soi. Ce sens est bien plus profond. Le simple fait de voir la Terre Sainte permet déjà en soi de renforcer sa propre sainteté ! Certes, la vision d’Israël ne permet pas d’atteindre autant de sainteté que par la pratique de ses Mitsvot. Mais malgré tout, elle amène une certaine sainteté. Et c’est cela qu’Hachem souhaitait faire profiter Moché. Il existe une force de capter et d »’aspirer » de la sainteté par la simple vue de choses saintes. Seulement, il existe à cela une condition. Il faut regarder avec la volonté de s’inspirer de cette sainteté. Mais celui qui observe la Terre Sainte, et même qui y vit, mais avec de mauvaises intentions, alors pour lui ce remède deviendra un poison. C’est ce qui advint aux explorateurs.
Cette force du regard se retrouve dans plusieurs endroits. Concernant la Mitsva de porter des Tsitsit, la Thora dit : « Vous le verrez et vous vous rappellerez de toutes les Mitsvot d’Hachem, et vous les ferez ». Ainsi, la vue des Tsitsit est sensée conduire à se rappeler des Mitsvot et de les accomplir. Il est donc clair que le fait de regarder déclenche un processus spirituel très puissant.
Et il en est de même inversement. La Thora dit (dans le passage du Tsitsit également) : « Ne vous détournez pas après votre cœur et après vos yeux, car vous vous pervertirez à cause d’eux ». Le fait de voir l’interdit, comme des visions non pudiques par exemple, influence la personne en mal et déclenche aussi un processus vers la faute. Comme le disent nos Sages : « L’œil voit, le cœur convoite, et les membres du corps commettent la faute ». La chute commence par de mauvaises visions. Au point qu’il est enseigné que « le mauvais penchant ne peut avoir d’emprise que sur ce que l’œil de l’homme a vu » !
Bien plus, la toute première faute de l’humanité a commencé par le regard : « La femme vit que l’arbre était bon à manger, et qu’il était désirable pour les yeux… » Une fois que l’œil a vu l’interdit, il deviendra facile au mauvais penchant (en l’occurrence ici : le serpent) de faire fauter la personne.
On retrouve cela aussi dans l’alimentation. Nos Sages enseignent : « Celui qui voit ce qu’il mange ne peut être comparé à celui qui ne voit pas ce qu’il mange ». Et bien que la Manne avait tous les goûts que l’on voulait, malgré tout le verset dit qu’en donnant la Manne, Hachem « te fit souffrir ». Au point que plusieurs fois, les Hébreux se plaignirent de la Manne. C’est que même si la Manne pouvait avoir tous les goûts que l’on voulait, néanmoins le fait de voir toujours la même chose et de ne pas voir la forme des aliments qu’ils mangeaient, cela en soi était déjà une souffrance. Une grande partie du plaisir de manger se trouve dans la vue de ce qu’on mange.
Le Talmud rapporte que Rabbi Yéhouda Hanassi était plus perspicace que ses collègues. Il en expliqua la raison du fait qu’il voyait son Maître Rabbi Méir, pendant le cours, de dos. Et il ajouta que s’il l’avait vu de face, il serait encore bien plus perspicace. Comme le dit le verset : « Que tes yeux voient tes Maîtres ». On n’imagine pas combien le simple fait de voir de la sainteté permet de s’en imprégner très profondément, dans son être. Telle était l’intention Divine de permettre à Moché de voir la Terre Sainte. Par cela, il allait s’imprégner de sa sainteté et l’intégrer en lui-même.
Mais d’un autre côté, la vue a encore une autre caractéristique. Si celui qui voit est influencé par ce qu’il voit. Réciproquement, celui qui voit influence aussi ce qu’il voit. Cela marche dans les deux sens. De ce fait, Hachem souhaitait aussi que Moché regarde la Terre d’Israël pour que par la sainteté de son regard, il y transmet une grande élévation. Bien plus, nos Sages rapportent que quand Moché regarda la Terre Sainte, Hachem lui montra aussi toutes les générations qui allaient suivre, jusqu’à la fin des temps. La raison est qu’il fallait que Moché imprègne de sa sainteté toutes les générations futures. Et cela a pu se faire par le fait qu’il vit tout cela.
On retrouve aussi ce principe dans la Paracha de Balak. Ce dernier demanda à Bil’am de venir avec lui pour maudire le peuple Juif. Balak ne se contentait pas qu’il les maudisse de chez lui. Il fallait qu’il vienne avec lui pour voir le peuple de différents angles et les maudire. Car, le simple fait qu’un impie comme Bil’am pose ses yeux sur le peuple, cela déjà avait de la force pour amener du mal sur eux. On trouve là le principe même du mauvais œil. Celui qui regarde son prochain avec jalousie et méchanceté, peut par son regard, lui causer des dommages, D.ieu Préserve.
De même, dans la Paracha de Bamidbar, il est dit qu’Hachem demanda à Moché et Aharon d’aller vers chaque tente pour compter et recenser le peuple. Mais pourquoi fallait-il se rendre physiquement chez chacun ? Hachem pouvait bien-sûr informer Moché du nombre de Juifs présents dans le camp ! Seulement, le Ramban explique que quand ces deux grands Justes, Moché et Aharon, se rendraient vers chaque tente, ils poseraient alors leur bon regard chez ceux qui y habitent, et par cela ils leur attireront la bénédiction. Tout cela est contenu dans la vue. L’oeil est comparable à une fenêtre : il fait pénétrer en lui une influence et il en fait aussi sortir.
Le Temple de Jerusalem était l’endroit où résidait la Présence Divine. Malheureusement, du fait de nos fautes, le Temple a été détruit. L’une des choses qui nous restent à faire est de prendre le deuil pour cette destruction. Et ce, au point même d’arriver à pleurer, c’est à dire que les yeux versent des larmes pour ce deuil. Des yeux qui versent des larmes ce n’est pas seulement qu’un signe de peine et de douleur. Cela contient en soi une force réparatrice. Là encore on trouve une force métaphysique contenue dans les yeux. C’est ainsi que nos Sages affirment : « Quiconque s’endeuille pour Jerusalem (en versant des larmes), méritera de voir sa réjouissance ». Il y a en cela une réparation. Grande est la force du regard ! Grande est la force des yeux ! (Basé sur le Si’hot lesefer Bamidbar)

Le coin ‘Hizouk

Il convient de veiller à ne pas tomber dans la tristesse et le désespoir, et de se renforcer pour toujours être joyeux, car la tristesse ressemble de près à l’idolâtrie. En effet, la tristesse exprime que la personne n’accepte pas le Décret Divin et il considère qu’Hachem n’aurait pas dû envoyer telle ou telle chose. En revanche, la joie exprime la confiance de l’homme en la Bonté d’Hachem dans ce qu’Il envoie. (Pri Haarets)


Chabbat Chalom !!!

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