Chabbat Ekev

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Paracha Ekev / פרשה עקב

Chabbat Mévaré’him / שבת מברכים

3/4 août 2018 – 23 Av 5778 / כ’ג אב ה-תשע’ח

Début : 21h08 – Fin : 22h22

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Les Horaires :

Vendredi soir :
19h15 : Min’ha suivi de Chir haChirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
19h53 : Plag / פלג המנחה
20h00 : Allumage des bougies et entrée de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 21h08)

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
L’office sera suivi d’un kiddouch

Samedi après-midi :
20h30 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
20h45 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit
21h25 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
22h22 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit

Chabbat Chalom !!!


Carnet de familles :

Décés

Nous avons appris le décès de Mme Yvonne Cohen (ז״ל), l’épouse de notre ami Bension Cohen, lundi dernier à Jérusalem. Nous adressons toutes nos condoléances a Bension Cohen, à ses enfants et petits-enfants, ainsi qu’à toute la famille.


Roch ‘Hodech Eloul :

Roch ‘Hodech Eloul aura lieu le Chabbat 11 et dimanche 12 août (à partir de vendredi 10 août au soir).


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h30 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.

Les cours reprendront à la rentrée.


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


Assemblée Générale de la Communauté juive de Boulogne :

Au cours de l’assemblée générale annuelle de la Communauté, nous vous avons donné les informations sur les comptes et sur le rapport moral de la Communauté.
Nous allons vous donner la possibilité de voir et de télécharger les documents et rapports que nous vous avons présentés :
– Rapport moral
Rapport des Commissaires aux comptes sur – les Comptes ACJBB 2017
Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions réglementées
Rapport du Commissaire aux comptes sur l’absence de rémunération des administrateurs
Rapport financier sur les comptes ACJBB 2017
Comptes ACIP Boulogne 2017
Rapport financier sur les comptes ACIP Boulogne 2017
– La présentation de l’Architecte sur le projet du Centre culturel
– Les informations sur l’aspect administratif et financier de la construction du Centre culturel
– Le message du Président à l’Assemblée générale


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
Le Mikvé est ouvert tous les soirs, du dimanche au jeudi 10 minutes avant l’heure de la fin du Chabbat précédent, pendant 1h30.
Le samedi soir, le Mikvé ouvre 1h après la fin de Chabbat, pendant 1h30.
Pour les vendredis soirs et soirs de fête, prendre rendez-vous avec Mme Kassabi, au moins 2 jours avant au 06 22 76 15 04.

La Communauté juive de Boulogne recherche une Baalanit pour 2 soirs par semaine à partir de mi-novembre. Prendre contact avec Mme Yael Kassabi.

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kélim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Téfila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Nous avons signé le contrat d’emprunt avec la banque pour 1.5 M €.

La procédure d’appel d’offre est terminée. C’est la Société Eiffage Construction qui a été retenue pour la construction du Centre culturel juif de Boulogne.

La lettre d’intention a été signée avec Eiffage. Les discussions reprennent après le 20 août avec la négociation du contrat, l’organisation de l’inauguration du chantier, etc.

Le Chantier devrait être inauguré début septembre. Les travaux commenceront effectivement vers le 15 octobre et devraient durer 12 mois.

Nous allons donc passer dans une phase active de collecte pour nous permettre de construire le plus beau centre possible.

Nous continuerons de vous aviser ici de l’état d’avancement des opérations.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ACJBB ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Si vous avez des question, envoyez-nous un message !

Je participe à la collecte pour la construction


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Ce sera parce que (Ekev) vous écouterez ces lois » (7, 12) :

La Thora utilise ici le terme “Ekev-עקב”, pour dire “parce que”. Or ce terme, qui signifie aussi “le talon”, fait allusion à l’humilité, car l’homme humble se considère être au talon et non à la tête. La Thora vient ainsi enseigner que c’est par le mérite du “talon” symbole de l’humilité que “vous écouterez ces lois” et que vous les comprendrez (car dans la tradition, “écouter” c’est “comprendre”). Car les lois de la Thora ne peuvent réellement être comprises et intégrées que par une personne humble et modeste. (Ohr Ha’Haïm)

« Hachem enlèvera de toi toute maladie » (7, 15) : =

Rachi explique que “toute maladie”, cela fait référence au mauvais œil. Mais comment comprendre cette interprétation ?
En fait, le verset au complet dit : « Hachem enlèvera de toi toute maladie et tous les fléaux de l’Egypte, Il ne les placera pas en toi ».
Or on peut s’interroger. Pourquoi concernant les fléaux, il est dit qu’Il ne te les placera pas, alors que pour les maladies, il est dit qu’Il les enlèvera de to, sous-entendu qu’Il te les placera pour ensuite les enlever de toi ?! C’est pour répondre à cette question que les Sages disent que ces maladies font référence au mauvais œil, qui vient du fait de la jalousie d’autrui. Or Hachem, qui souhaite maintenir le libre arbitre auprès des hommes, les laisse être jaloux s’ils le choisissent et ne les empêche pas de l’être. De ce fait, les maux causés par le mauvais œil viendront naturellement sur les personnes jalousées et Hachem aura donc besoin de les enlever de toi. C’est pourquoi, le verset ne dit pas qu’Hachem « ne les placera pas en toi », car pour cela, il faudrait empêcher les hommes d’être jaloux, ce qu’Hachem ne fait pas, pour ne pas altérer le libre arbitre. Ainsi, le choix de l’expression “Hachem enlèvera de toi” plutôt que “ne te les placera pas”, suggère donc que ces maladies évoquent le mauvais œil, dépendant du libre arbitre. (Arougat Habossem)

« Tu sauras avec ton coeur que comme un homme punit son fils, ainsi Hachem ton D.ieu te punit » (8, 5) :

Il existe deux types de punition. La première vient pour faire souffrir et faire du mal au méchant, et la deuxième sert à corriger pour améliorer. Quand Hachem punit un impie pour le faire souffrir, il utilise pour cela des êtres “malfaisants” que l’on appelle des “Mazikim”. Mais quand c’est pour corriger et améliorer, alors Il s’en occupe Lui-Même, avec amour, comme un père corrige son fils.
D’autre part, le Talmud dit que les vêtements qui s’usent et les jambes qui s’affaiblissent outre mesure, cela vient des Mazikim. Ainsi, le verset introduit et dit : « Ton vêtement ne s’est pas usé sur toi et ton pied n’a pas gonflé ». Cela prouve que tu n’as pas été placé entre les mains des Mazikim, qui usent les vêtements et affaiblissent les jambes. Et si ton sort n’a pas été remis aux Mazikim, c’est que c’est Hachem Qui s’est occupé de toi, comme un père pour son fils. C’est ce que le verset poursuit et dit : « Tu sauras avec ton coeur que comme un homme punit son fils, ainsi Hachem ton D.ieu te punit », avec amour, et non par des Mazikim. (‘Hatam Sofer)

« Maintenant, Israël, Qu’est-ce qu’Hachem te demande si ce n’est que de Le craindre ?! » (10, 12) :

L’expression: « Si ce n’est que de Le craindre » laisse entendre que la crainte d’Hachem est une chose facile. Or, en réalité cela exige bien-sûr de grands efforts pour l’acquérir ?!
En fait, ce verset commence par le terme “maintenant”, comme pour faire référence à la génération à qui Moché s’adresse (la génération de “maintenant”). Or pour cette génération, qui a assisté à de grands miracles et qui a ressenti une grande proximité avec Hachem, effectivement la crainte d’Hachem était chose facile à avoir. Cependant, pour les générations futures, la crainte d’Hachem sera bien une chose difficile à acquérir. (Rabbi Yosseph Karo)

Le coin Halakha (lois du mois de Elloul)

Depuis le 2 Elloul, les Sefarades commencent à réciter les Seli’hot dès l’aube. Les Achkénazes commencent la semaine qui précède Roch Hachana. La période du 1er Elloul à Kippour est un moment de miséricorde où Moché est monté chercher les 2èmes Tables de la loi, et est favorable pour se rapprocher d’Hachem. Depuis le début de Elloul, on se souhaite une bonne année et d’être inscrit dans le Livre de la vie. On mentionne cela dans les lettres que l’on s’envoie. Le mois de Elloul est un mois de Techouva (repentir) pour tous. Il est alors bon avant de dormir de se rappeler ses actions du jour pour voir ce qui mérite d’être corrigé et de s’en repentir.
Les 4 étapes du repentir sont : 1) regretter la faute, 2) l’abandonner, 3) prendre la ferme résolution devant Hachem en Témoin de ne plus jamais revenir sur cette faute et 5) avouer sa faute devant Hachem. Il est possible de se repentir pendant le mois de Elloul même sur un seul comportement. On n’est pas obligé de tout corriger pour s’appeler “faire Techouva”.

Le coin histoire

Une fois, Rabbi Aharon de Karline se retrouva dans une auberge dans une période où le chef de la contrée allait venir y séjourner. Ce chef était autoritaire et cruel. Il faisait ce qu’il voulait. C’est ainsi que tous les membres de l’auberge se préparèrent à recevoir cet homme avec respect, pour ne pas éveiller sa colère. Mais Rabbi Aharon ne faisait aucun cas de tout cela et se comportait normalement. Quand le chef arriva à l’auberge, tous se levèrent avec crainte pour l’honorer. Mais le Rav continua son repas sans y prêter aucune attention. Cela énerva le chef au plus haut point. Ne pouvant se contenir, il prit son fusil et tira vers lui. Mais la balle n’atteignit pas le Rav. Alors celui-ci resta assis calmement sans aucun signe de peur, ce qui énerva le chef de plus belle. Ce dernier tira alors une autre balle en sa direction, mais là encore elle ne le toucha pas. Comprenant que ce n’était pas du hasard, il demanda au Rav une explication. Le Juste répondit : « C’est que de ma vie, je n’ai jamais ressenti en mon coeur de crainte devant aucun homme ! »
Ce récit enseigne que celui qui ne craint que Hachem, et personne d’autre, méritera d’avoir une Protection Divine particulière et miraculeuse. Celui qui n’a peur d’aucune créature, aucune créature ne pourra lui faire de mal ! Sa crainte d’Hachem le protégera.

Le coin étude

Une leçon de foi par la “souffrance”

Au début de la Paracha de Ekev, la Thora décrit la traversée du désert pendant les 40 ans où le peuple d’Israël s’y trouvait. A ce propos, le Texte rapporte le miracle de la Manne, ce pain qui descendait du ciel et que les Juifs consommaient chaque jour. Un des versets qui traite de ce sujet est : « Il te fit souffrir, t’affama, et te donna à manger la Manne… » Le miracle de la descente de ce pain du ciel est ainsi associé à la notion de souffrance, ce qui n’est semble-t-il pas très élogieux pour parler d’une nourriture si élevée et si spirituelle ! Certes, ce verset peut signifier que cette souffrance précéda la consommation de la Manne. Mais, nos Sages expliquent plutôt le verset comme s’il disait : « Il te fit souffrir… en te donnant à manger la Manne », comme si cette consommation même était source de souffrance. Mais comment comprendre telle chose ? Peut-on envisager que la Manne fit souffrir ses consommateurs ?
En fait, la réponse à cette question apparaîtra en rapportant la deuxième partie de ce même verset : « [Il te fit souffrir… et te donna à manger la Manne…] pour te faire savoir que ce n’est pas seulement par le pain que l’homme vit, mais c’est par la Parole d’Hachem que l’homme vit ». Cela signifie qu’en donnant la Manne aux Hébreux, Hachem voulait enraciner en eux le principe de foi que si le pain nourrit, cela provient de la Parole Divine. C’est Hachem Qui a décrété que le pain nourrit, et ce n’est pas un phénomène naturel émanant de la normalité des choses du monde. La capacité que la nourriture a de faire vivre provient de la Volonté Divine et de Sa Grande Bonté. C’est cette leçon de foi qu’Hachem voulait véhiculer en donnant à manger de la Manne au peuple Juif pendant 40 ans.
Mais pour comprendre comment la Manne transmettait un tel message, nos Sages rapportent la comparaison à un roi qui avait un fils à qui il donnait la subsistance de toute l’année à venir une fois par an. Il constata alors que son fils venait le voir que ce jour-là. Alors, il changea d’usage et lui fixa sa subsistance au jour le jour. De ce fait, le prince venait rendre visite à son père chaque jour.
De même, la Manne tombait chaque jour, et seulement en quantité suffisante pour un seul jour. De ce fait, chaque Juif s’inquiétait et se demandait au quotidien si la Manne allait tomber pour ce jour. Cela entraîna que chacun tourne son coeur vers Hachem, espérant que dans Sa Bonté, Il leur accorde leur nourriture quotidiennement. C’est en cela que la Manne portait une leçon de foi au sujet de la subsistance. Les Juifs ne pouvaient absolument pas accorder une dimension naturelle et régulière à leur alimentation. Ils étaient forcés d’admettre que leur subsistance venait d’Hachem ce qui les menait à se tourner vers Lui au jour le jour.
C’est en ce sens qu’il faut comprendre cette souffrance liée à la Manne. C’était une souffrance morale, car il est extrêmement difficile de vivre avec ce sentiment de précarité, sans pouvoir compter sur le lendemain. Le fait de ne pas savoir de façon sûre si demain aussi il y aura de quoi manger est en cela très dur à vivre. L’homme a besoin de stabilité et d’assurance.
Plusieurs références illustrent cette idée. Tout d’abord, le Midrash dit que les malédictions que le roi David adressa à l’encontre de Yoav se retournèrent sur sa descendance. Parmi ces malédictions, il lui annonça qu’« il manquera de pain », ce qui se retourna sur son descendant Yéhoyakhin. En effet, pendant 37 ans ce dernier était prisonnier dans les geôles de Nabuchodonosor où sa vie était un véritable enfer. Alors, le roi Evil Mérodakh vint le libérer de cette prison et lui accorda un très grand prestige et une vie royale.
Malgré tout, il est dit que « son repas lui fut donné de la part du roi au jour le jour, tous les jours de sa vie ». Ainsi, certes Yéhoyakhin sortit des ténèbres les plus profonds pour une grande lumière. Le roi le prit en grâce et l’installa même sur un trône royal, il mangeait même à la table du roi. Mais justement là, nos Sages virent la concrétisation de la malédiction de son ancêtre à l’encontre de Yoav : « Il manquera de pain ». Car le fait de recevoir son repas au jour le jour, sans avoir de prévision et d’assurance pour le lendemain, est tellement difficile moralement à vivre que cela peut être apparenté à une malédiction, et même si ce repas est servi à la table du roi.
Bien plus, les Sages fixent qu’un homme est considéré comme pauvre et est apte à recevoir la Tsédaka (charité) que s’il gagne moins que 200 Zouz par an. Les commentateurs expliquent que cette somme correspond au minimum pour qu’un couple puisse s’entretenir précairement pendant un an. Il en ressort que tant qu’un homme peut prévoir sa subsistance pendant un an, même difficilement, il ne se sent déjà plus pauvre. Mais celui qui gagne moins que cela, et n’a donc pas d’assurance sur un an, une telle personne est pauvre.
Il est donc clair que vivre au jour le jour est une épreuve difficile. C’était cela l’épreuve et la souffrance inhérentes à la Manne, qui tombait chaque jour juste ce qui suffisait pour ce jour sans avoir aucune visibilité sur le futur même proche, sur le lendemain.
Tout cela n’avait d’autre but que d’éduquer le peuple pour leur imprimer la foi que leur pain n’a rien de naturel et vient directement d’Hachem. Cette leçon se répéta pendant 40 ans, car c’est cela la période estimée pour bien intégrer et bien comprendre une leçon, à l’image de l’adage des Maximes des Pères : « A 40 ans vient la compréhension ». Il fallait tout ce temps et pas moins pour enraciner pour toutes les générations, la conscience que l’homme vit : « Par la Parole Divine », et non par la normalité et le naturel.
Cela nous permettra de résoudre une question concernant la première bénédiction du Birkat Hamazon (bénédiction après le repas).
Celle-ci fut établie par Moché concernant la consommation de la Manne. Et pourtant, aucune allusion à la Manne n’y est faite.
Comment comprendre que Moché n’aie pas mentionné dans cette bénédiction le miracle de la Manne qui en est à l’origine ?
C’est qu’en fait ce miracle de la Manne qui tombait au jour le jour a permis par cela d’ancrer profondément (par la répétition du miracle pendant quarante ans) dans tout le peuple Juif que l’homme dépend au quotidien d’Hachem et c’est Lui qui lui accorde sa subsistance et sa nourriture, comme cela a été longuement expliqué. Mais l’effet de cette leçon était tellement forte et tellement efficace que les Juifs ont intégré ce message de façon généralisée. C’est à dire qu’ils comprirent que non seulement le peuple Juif est nourri miraculeusement par la Manne, mais qu’également chaque créature, homme ou animal, reçoit en réalité sa subsistance de la Main d’Hachem et non pas de façon naturelle, comme d’après les apparences. La leçon de la Manne était tellement puissante qu’elle a permis à chaque Juif de comprendre que quand n’importe quelle créature s’alimente, sa nourriture lui vient d’Hachem. C’est pour cela que la première bénédiction du Birkat Hamazon ne fait pas allusion à la Manne même si elle a été instituée à son propos. C’est que la leçon de foi d’une Manne donnée par la “souffrance morale” inhérente à une nourriture accordée au jour le jour, sans aucune stabilité, a été tellement efficace qu’elle a même dévoilé que chaque aliment fourni à une quelconque créature est en fait l’effet de la Volonté Divine et de Sa Bonté Infinie, pas moins que la Manne qui venait directement du Ciel. (Basé sur le Leket Si’hot Moussar)

Le coin ‘Hizouk

Parfois, on ressent un élan pour servir Hachem, mais après cela, du fait des occupations de la vie, cet enthousiasme disparaît. La matérialité de la vie éteint le désir que l’homme peut ressentir pour Hachem. Mais Hachem, dans Sa Grande Miséricorde, rassemble et associe un à un tous ces moments de bonnes volontés pour constituer quelque chose de grand. Aucun élan spirituel n’est perdu ni oublié. (Likouté HaRamal)


Chabbat Chalom !!!

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