Paracha Vayikra – Chabbat Za’hor

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Paracha Vayikra / פרשה ויקרא

Chabbat Za’hor / שבת זכור

15/16 mars 2019 – 9 Adar 2 5779 / ט’ אדר ב תשע’ט

Début : 18h36 – Fin : 19h44

Les Horaires :

Vendredi soir :
18h30 : Allumage des bougies et entrée de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 18h36)
18h30 : Min’ha, suivi de Chir haChirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
Dvar Torah par le Rabbin Mickael MOUYAL

Samedi matin :
09h00 : Cha’harit

Lecture de la Paracha Za’hor. Selon l’opinion de la majorité des décisionnaires, la lecture de « Za’hor » est une obligation de la Thora. Il incombe à tout garçon de plus de 13 ans de se rendre quitte de cette Mitsvah. Selon le Sefer Hakhinoukh, et d’autres décisionnaires, les femmes et les enfants sont dispensés de cette Mitsvah. Cependant, selon de nombreux autres décisionnaires, les femmes sont soumises à l’obligation d’entendre Parachat Zah’or (tel est d’ailleurs l’usage dans de nombreux endroits), c’est pourquoi, les femmes qui s’efforcent de venir à la synagogue, écouter la Parachat Za’hor sont dignes de Bénédiction. (Halacha Yomit)

Dvar Torah par le Rabbin Mickael MOUYAL
L’office sera suivi d’un kiddouch communautaire.

Samedi après-midi :
17h00 : Cours mixte sur la Paracha par le Rabbin Mickael MOUYAL
18h00 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
18h15 : Min’ha
Suivi de la Séouda Chélichit, des chants de Chabbat et du D’var Torah par le Rabbin Mickael MOUYAL
18h56 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
19h44 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit

Chabbat Chalom !


Carnet de familles :

Décès
Nous avons appris avec peine le décès de Monsieur Pierre Joseph ben Alice BENSAÏD (ז״ל), le papa de notre amie Agnès CHICHEPORTICHE.
Nous adressons à ses enfants et à son épouse à ses petits-enfants nos plus sincères condoléances et l’expression de notre parfaite amitié.
ברוך דיין האמת

Mariage
Nous sommes heureux d’annoncer le mariage de Rudy MERIRES avec Axelle NAHOUM ce dimanche. Nous souhaitons un grand Mazal Tov aux parents, aux grands-parents, ainsi qu’aux familles MERIRES, AZOULAI, NAHOUM et BRAMI. Nous souhaitons beaucoup de bonheur à Axelle et Rudy, puissent-ils construire un Bayit Nééman bé-Israël.


Birkat ha-Lévana :

La Birkat ha-Lévana (prière pour le renouvellement de la lune) pourra être récitée entre le mercredi 13 mars 2019 au soir et le mercredi 20 mars 2019 au soir, lorsque la lune est visible.


Jeûne d’Esther :

Le jeûne d’Esther tombera cette année le mercredi 20 mars 2019. Il commencera à 05h20, et se terminera à 19h42. Il faudra cependant attendre la fin de la lecture de la Méguila pour manger.


Pourim :


Cette année, Pourim aura lieu jeudi 21 mars 2019. La Méguila devra être écoutée le mercredi 20 mars au soir, ainsi que le jeudi 21 Mars (avant la tombée de la nuit).

Les Horaires :
Mercredi 20 mars 2019 :
18h45 : Min’ha
19h30 : Arvit
19h45 : Lecture de la Méguila

Jeudi 21 mars 2019 :
07h30 : Cha’harit de Pourim avec lecture de la Méguila (vers 08h15)
10h00 : Deuxième lecture de la Méguila
11h00 : Troisième lecture de la Méguila
12h30 : Quatrième lecture de la Méguila


Michté de Pourim 5779 :

A l’occasion de la fête de Pourim le jeudi 21 mars 2019, nous proposons un Michté de Pourim, à la Synagogue de Boulogne, 43 rue des abondances.

Le Paf est de 30€ pour les adultes et 20€ pour les enfants, pour le buffet, avec boissons soft, mais sans alcools. Des bouteilles de vin et d’alcool seront proposées pour ceux qui le désireront.

Merci de réserver en cliquant sur ce lien.


Pourimland :

Venez nombreuses et nombreux assister à la 17ème édition de la fête de Pourim organisée par PourimLand, et la Communauté Juive de Boulogne, dimanche 24 mars 2019, de 11h00 à 18h00, au gymnase Denfert Rochereau, 42 rue Denfert Rochereau, 92100 Boulogne Billancourt.

Plus de 3.000 m² de jeux, tombola, plus de 12.000 cadeaux distribués aux enfants, de nombreuses structures gonflables. Tout est fait pour accueillir adultes et enfants dans une ambiance festive et conviviale !

Nous vous attendons nombreuses et nombreux ! Parlez-en autour de vous !!!


Offices et cours de la semaine à la Synagogue :

43 rue des abondances

Cha’harit – 1er office :
6h55 : Lundi et jeudi
7h00 : Mardi, mercredi et vendredi
8h00 : Dimanche et jours fériés

Cha’harit – 2ème Office :
7h45 : dans la Soucah/Pergola
suivi d’une étude par le Rabbin Didier Kassabi du lundi au jeudi, et par le Rav Avner Ibgui le vendredi

Min’ha :
13h00 : du lundi au jeudi, D’var Torah du Rabbin Didier Kassabi. Vous avez la possibilité de réserver un plat chaud pour déjeuner pendant le cours.
13h30 : Min’ha, du dimanche au jeudi

Arvit :
19h30 : du dimanche au jeudi


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guémara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h00 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.

Retrouvez tous les cours du Rabbin Kassabi sur cette page !!


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


Participez à l’écriture d’un Sefer Torah à la mémoire d’Elie Botbol :

La Communauté juive de Boulogne-Billancourt, s’associe au projet de la famille d’Elie (ז״ל) et vous propose de participer à l’écriture du Sefer Tora qui sera écrit à la mémoire et pour l’élévation de l’âme de notre cher ami Eliahou ben Aaron ve Ra’hel BOTBOL (ז״ל)

Le Sefer Tora sera inauguré sDv pour à l’issue de la première année de deuil.
Chaque lettre est à acquérir pour un montant de 52€, et donne droit à un reçu Cerfa.
Vous pouvez acquérir une ou plusieurs lettres, un Passouk ou une Paracha dans ce Sefer Tora.

Tizkou leMitsvoth !

Je participe au Sefer Tora à la mémoire d’Elie Botbol (ז״ל)


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
le Mikvé est ouvert :
– dimanche de 19h à 21h
– du lundi au jeudi de 20h à 22h
– vendredi soir : uniquement sur RDV , en envoyant un sms à Mme Yael Kassabi au 06.22.76.15.04
– samedi soir : 1h après Shabat pendant 2h

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kélim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Téfila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Nous avons signé la semaine dernière le contrat avec Eiffage Construction.
Le projet démarre donc vraiment !!

Il faut très rapidement, compéter le financement du projet par les dons et les promesses de don. Nous vous invitons donc à faire des dons uniques ou mensuels pour participer au projet. Si vous souhaitez nous faire part de votre promesse de don qui interviendra dans l’avenir, vous pouvez le faire en nous adressant un message par email ou par courrier.

Nous continuerons de vous aviser ici de l’état d’avancement des opérations.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ACJBB ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Si vous avez des question, envoyez-nous un message !

Je participe à la collecte pour la construction


Les paniers de Pessa’h:

Comme chaque année, nous vous invitons à nous mobiliser pour que ceux qui ont des difficultés financières pour préparer Pessa’h puissent le faire sereinement grâce à chacun d’entre nous.

Tsedek, sous la direction de notre ami Eric Chetrit, fait un grand travail avec discrétion pour soutenir tous ceux qui ont besoin de nous. Ils savent qu’ils peuvent compter sur la générosité des membres de notre communauté.

Avec les paniers de Pessa’h collectés par Tsedek, nous aidons les nécessiteux de notre communauté, ainsi que des familles en Région parisienne et en Israel qui sont dans le besoin.

Les paniers de Pessa’h sont à 52€.
Merci d’avance pour votre générosité.

Paiement sécurisé en ligne, ou par chèque adressé à ACJBB Tsedek à Synagogue de Boulogne – 43 rue des Abondances – 92100 Boulogne-Billancourt

Vous pouvez également faire un don pour les paniers de Pessa’h du Consistoire au Secours juif.

Je donne pour les paniers de Pessa’h !


Conférence par le Bnai B’rith :

Le Bnai B’rith Ile de France et les associations Marinette Artman, Paris Jérusalem, et Hanouka ont le plaisir de vous convier à une conférence exceptionnelle de l’historien Georges Bensoussan sur le thème « Le Sionisme, entre mythologie et histoire » le mardi 26 mars 2019 à 19H45 précises à l’Espace Alfred Zemmour de la Synagogue de Boulogne (43 rue des Abondances 92100 Boulogne-Billancourt).


Dans le contexte actuel de diabolisation du Sionisme, Georges Bensoussan apportera un éclairage historique sur les questions clés du Sionisme pour appréhender les enjeux et la signification du Sionisme aujourd’hui.

Inscription sur http://tiny.cc/4hqp3y ou par e-mail à bbmarinette@gmail.com. PAF de 10 euros.


Bné Akiva :

Les activité du Bné Akiva reprennent nationalement sous la direction d’Eliezer Borgenicht, nouveau Chalia’h national.
Pour préparer les activités à venir, le Bné invite tous les jeunes de 15 à 18 ans à un weekend de formation au leadership, Chabbat plein. Des jeunes de toute la France seront présents à ce week end. Réservez rapidement. Le nombre de place est limité.

Tefilot de Chabbat, repas, animations, de vendredi après-midi jusqu’à dimanche midi, à 1h30 de Paris.
Paf : seulement 40€, incluant les déplacements, l’hébergement, les repas, les animations, etc.
Inscriptions par site HelloAsso sécurisé.

Je réserve pour le Weekend du Bné Akiva.


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Un homme qui offrira parmi vous » (1, 2) :

Apparemment, le verset aurait dû plutôt dire : « Un homme parmi vous qui offrira » !
En fait, quand un homme est isolé, séparé de la communauté, même s’il s’élève spirituellement, sa progression restera très limitée.
Mais quand il s’inclut dans la communauté et progresse avec d’autres personnes, alors il s’élèvera bien plus. C’est à cela que fait allusion ce verset : « Un homme qui offrira », littéralement “qui rapprochera”. Un homme pourra bien plus se rapprocher et s’élever quand il se trouve « parmi vous », parmi le peuple et la collectivité. Mais s’il reste seul, sa progression sera plus réduite. (Sefat Emet)

« Et si son sacrifice vient du menu bétail, des agneaux ou des boucs » (1, 10) :

Pourquoi le Texte trouve-t-il bon d’expliciter les types d’animaux du menu bétail, à savoir les agneaux et les boucs ?
En fait, le menu bétail fait allusion au peuple d’Israël, comme il est dit : « Vous êtes mon menu bétail ». Ce verset vient faire allusion au fait qu’aussi bien les agneaux, symbolisant les Justes et les gens doux et dociles, que les boucs (עזים ,(symbolisant les impies et les insolents, se disant aussi “עזים”, une fois qu’ils se sont repentis et ont apportés leur sacrifice, ils deviennent égaux. Le repentir expie les fautes de tout le monde à égalité, et après leur repentir, il sera interdit de rappeler la faute, même à l’impie. (Rabbénou Efraïm)

« Un homme qui offrirait un sacrifice d’oblation (offrande de farine) » (2, 1) :

Le Midrash rapporte qu’Hachem a montré à Avraham tous les sacrifices en dehors de l’oblation. On peut se demander pourquoi ?
En fait, nos Sages disent que pour avoir dit : « Comment saurai-je que j’hériterai (de la terre sainte) ? », ce qui constitue une faille dans sa foi, Avraham dut choisir pour sa descendance entre l’enfer ou l’asservissement aux nations, et il choisit la deuxième alternative. Mais Hachem ne lui proposa pas la pauvreté en tant que possibilité. En effet, le Talmud dit que la pauvreté c’est pire que l’enfer. Et pour ce manque de foi dont a fait preuve Avraham, il ne méritait pas cette si grande souffrance que de choisir la pauvreté pour sa descendance. Or, l’oblation est le sacrifice qu’apportaient les pauvres. Ainsi, pour ne pas imposer à Avraham la souffrance de savoir que parmi ses descendants il y aura des pauvres, ce qui aurait été une souffrance trop grande pour Avraham, qu’il ne méritait pas, c’est pourquoi Hachem ne lui montra pas les oblations qu’apporteront les Juifs nécessiteux. (‘Hatam Sofer)

« Tu ne feras pas cesser le sel de l’alliance » (3, 13) :

Le sel devait toujours se trouver avec les sacrifices. Rachi explique que quand Hachem créa le monde et sépara les eaux d’en-haut des eaux d’en-bas, ces derniers furent peinées d’être éloignées d’Hachem. Alors, Il les consola en leur promettant que dans tous les sacrifices on mettra du sel provenant des eaux des mers. Mais alors, on peut se demander pourquoi on ne les a pas plutôt consolé en leur promettant de verser de l’eau sur l’autel pour tous les sacrifices ? Pourquoi la consolation passa par l’offrande du sel ?
En fait, quand le soleil tape sur les mers et que l’eau s’évapore, le sel reste en-bas et ne s’élève pas. Ainsi, le sel c’est la partie la plus basse de l’eau qui ne s’élève pas, même quand l’eau s’élève et s’évapore. Hachem consola les eaux en leur promettant que même leur partie la plus basse, qui est le sel, méritera malgré tout de s’élever, en en mettant toujours dans tous les sacrifices. (Emet Léyaacov)

« Tout sang vous ne mangerez pas » (4, 17) :

En dehors du fait d’interdire la consommation du sang, ce verset vient aussi faire allusion à un autre enseignement. Le sang symbolise l’ardeur et la vitalité. Quand on mange, on doit le faire dans l’optique du Service d’Hachem, pour prendre des forces pour mieux faire les Mitsvot. Mais, on ne doit pas manger avec ardeur et gourmandise, ne cherchant que le plaisir physique, avec un sang bouillonnant. L’intention première doit être de se sanctifier et sanctifier la matérialité. (Rabbi Chemouel de Slonim)

« Lorsque le prince fautera » (4, 22) :

Le terme “lorsque” laisse entendre que le prince sera certainement amené à fauter. Il faut se demander pourquoi.
En fait, le prince risque, de par son rôle de chef et de dirigeant, d’en venir à ressentir de l’orgueil et de la fierté. Or, quand un homme ressent de l’orgueil, il se rapproche considérablement de la faute. L’orgueil est un des moteurs les plus forts de la faute. C’est pourquoi, le chef, de par l’orgueil qu’il risque de ressentir du fait de son poste, risque très probablement de fauter. (Zohar)

« Ce sera quand il fautera et sera coupable » (5, 23) :

Selon nos Sages, l’expression “ce sera (והיה)” a une connotation joyeuse. Mais en quoi est-ce joyeux qu’un homme faute ?!
En fait, la joie s’exprime dans le fait qu’un homme qui a fauté en prenne conscience et reconnaisse sa faute. Car c’est seulement ainsi qu’on peut se repentir et corriger sa faute. Mais le déni du péché éloigne l’homme de sa réparation. C’est une grande joie pour un homme d’être capable d’avouer ses tords et de pouvoir reconnaître ses erreurs. (Divré Chalom)

Le coin étude

L’un des sujets relatifs aux sacrifices et dont parle notre Paracha est le fait de mettre du sel sur les sacrifices. La Thora dit à ce propos : « Tout ton sacrifice de Min’ha (oblation) tu saleras avec du sel ». On peut tout d’abord se demander quelle est la raison de cette Mitsva de saler toutes les offrandes (voir le coin ‘Hidouchim). De plus, puisque tous les sacrifices devaient-être salés, pourquoi la Thora parle-t-elle explicitement de l’oblation, qui est l’offrande de farine ? Enfin, concernant la redondance du Texte : « Tu saleras avec du sel », le Talmud dit que cela vient enseigner que même le Chabbat il faut saler les sacrifices. Mais, puisque le fait de mettre du sel n’est pas interdit Chabbat, pourquoi a-t-on besoin que la Thora nous apprenne qu’il faille saler les offrandes même pendant Chabbat ? Pourquoi auriait-on pensé, sans ce verset, qu’il ne faut pas saler les sacrifices le Chabbat ?
En fait, une des significations des sacrifices est d’élever le monde vers Hachem. Ce monde paraît être éloigné de sa source, qui est le Créateur, et on pourrait penser qu’il est déconnecté de Lui. Cet éloignement est encore plus fort à cause des fautes des hommes. Ainsi, Hachem a donné la Mitsva des sacrifices pour élever le monde et le reconnecter à son origine. C’est pour cela que le sacrifice se dit “Korban-קרבן”, qui veut dire rapprochement. Car il rapproche le monde matériel de son Origine Divine. Par cela, la conséquence de la faute, qui est l’éloignement du monde de son Créateur, peut être réparée. C’est ainsi que les offrandes expient les fautes.
Le monde matériel est composé de quatre catégories : le minéral, le végétal, l’animal et l’humain. Puisque la vocation du sacrifice est d’élever le monde, on doit donc y retrouver ces quatre catégories. Le sel vient représenter le minéral, le bois que l’on dispose sur l’autel représente le végétal, la bête que l’on sacrifie c’est l’animal, et enfin il y a l’homme qui apporte le sacrifice et s’élève par son intermédiaire. Ainsi, la raison d’être du sel que l’on dispose sur les sacrifices, c’est pour élever le règne minéral. Mais, il existe une offrande qui semble ne pas pouvoir respecter ce processus : c’est l’oblation. Le nécessiteux, qui apporte la farine, n’amène aucune bête pour représenter le règne animal. De ce fait, on aurait pu penser que son sacrifice n’a pas pour vocation d’élever les quatre règnes, puisque il manque l’animal. De la sorte, on pourrait croire que le minéral non plus n’a pas l’obligation d’apparaître. C’est pourquoi, c’est particulièrement concernant les oblations que la Thora explicite qu’il faut saler les sacrifices. Car on aurait pu penser que l’oblation fait exception. La Thora prend donc soin de l’inclure clairement. Mais finalement, pourquoi l’oblation aussi doit-elle être salée ? Si l’animal est absent, pourquoi le minéral aussi ne le serait-il pas ?
C’est que concernant l’oblation, la Thora dit : « Une âme (נפש (qui offrirait un sacrifice d’oblation ». La Thora désigne celui qui apporte l’oblation comme étant “une âme” ! Et nos Sages d’expliquer que puisque c’est le pauvre qui offre l’oblation, c’est comme s’il offrait son âme ! L’âme dont il est question et qui porte le nom de נפש ,c’est l’âme animale (et non l’âme divine) qui est l’âme qui donne la vie animale et physique à l’homme. Ainsi, même celui qui offre l’oblation apporte le représentant de l’animal, à travers son âme animal. Et si l’oblation aussi respecte ce processus d’élévation des quatre catégories du monde, le sel aussi doit donc y être offert.
Nos Sages enseignent que le Chabbat, toute la création s’élève et réintègre sa source supérieure. On aurait donc pu penser que les sacrifices du Chabbat ne viennent donc pas élever le monde puisque le Chabbat en soi permet déjà d’élever toute la création. On aurait donc pu croire que le Chabbat, on n’a pas besoin de saler les sacrifices. La Thora ressent donc la nécessité de préciser que le Chabbat aussi, il faut saler les sacrifices. Car, l’élévation du monde le jour du Chabbat n’est pas visible. Seule la partie profonde et cachée du monde, sa dimension spirituelle, s’élève. Mais l’apparence du monde reste inchangée. C’est pourquoi, même le Chabbat, il est nécessaire d’élever la matérialité du monde et d’apporter pour cela du sel sur les sacrifice.

Le coin Halakha (lois sur la lecture de la Méguila)

Les hommes et les femmes sont concernés par la Mitsva d’écouter la Méguila, le soir (mercredi soir 20 mars) et le lendemain dans la journée. Chacun doit entendre chaque mot, de la bouche même du lecteur qui doit lire dans une Méguila en parchemin cachère. Il convient de s’arranger pour ne pas se faire déranger par l’agitation des enfants (faudrait-il même mieux ne pas les emmener !). Si on n’a pas entendu un ou quelques mots, on pourra les lire pour les rattraper soi-même, même dans une Méguila imprimée.
Il est bien préférable d’écouter la Méguila en grand nombre, tout au moins avec un Minyan. En cas d’impossibilité, on lira en privé.
Même celui qui lit pour des femmes récitera les bénédictions avant la lecture. Si la lecture se fait sans Minyan, on ne récitera pas les bénédictions après la lecture. Celui qui lit même pour 10 femmes récitera les bénédictions avant et après. Celui qui ne connaît pas les Ta’amim (l’air), pourra lire sans l’air. A priori, la Mitsva de lire la Méguila mercredi soir commence de la tombée de la nuit (19h40) jusqu’à l’aube (5h17). Le jeudi, la lecture peut se faire du lever du soleil (6h51) à son coucher (19h04). En cas de grande difficulté ou à posteriori, on sera quitte si on a lu le jeudi matin à partir de 5h17 (tous ces horaires ne s’appliquent qu’à Paris).

Le coin histoire

L’un des grands conférenciers des Etats-Unis, Rav Yosseph Yits’hak Jicobsohn, fut un jour invité à la fête de Bar-Mitsva d’un enfant d’un de ses amis. La fête se déroula avec beaucoup de faste. Quand le père de l’enfant dansa avec le Rav, il se mit tout à coup à fondre en larmes. Le Rav voulut en comprendre la raison. Alors le père lui demanda : « Penses-tu que je suis devenu “quelque chose” ? »
Voyant que le Rav ne comprenait pas la question, le père s’expliqua : « Quand j’étais à l’école, j’étais mauvais élève. Je ne réussissais-pas les contrôles. Et même avec les autres élèves je ne m’entendais pas. Un jour que j’avais encore eu une mauvaise note, le professeur, qui avait un air déçu, me dit : “Tu es un grand échec. Rien ne sortira de toi. Tu perds ton temps !”. A présent, 40 ans sont passés, et je traîne toujours cette parole avec moi. Pas un jour ne passe sans que j’y pense. Ainsi, j’ai toujours besoin qu’on me dise que je suis devenu quelque chose. En dansant avec vous, cette parole est remonté en moi. C’est pour cela que j’ai éclaté en sanglot ».
Ce récit nous apprend combien doit-on veiller aux paroles que l’on adresse à un enfant. Son image de lui pour toute sa vie se forge en fonction des mots qu’on leur dit. Un mot négatif peut détruire, mais un mot positif d’encouragement peut aussi construire un enfant.

Le coin ‘Hizouk

Concernant l’impie, on dit dans la Hagada de Pessa’h : “S’il était là-bas, il n’aurait pas été libéré”. L’accent est à mettre sur le terme “là-bas”.
C’est à dire qu’à l’époque de la sortie d’Egypte, l’impie n’aurait pas été libéré. Cela suggère que par contre, concernant la délivrance future tant attendue, même les plus grands impies seront libérés. Car alors, de véritables impies, cela n’existera pas. (Rabbi M. M. de Rimanov)


Chabbat Chalom !

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