Paracha Métsora – Chabbat haGadol

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Paracha Métsora / פרשה מצרע

Chabbat haGadol / שבת הגדול

12/13 avril 2019 – 8 Nissan 5779 / ח’ ניסן תשע’ט

Début : 20h18 – Fin : 21h28

Les Horaires :

Vendredi soir :
20h00 : Allumage des bougies et entrée de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 20h18)
19h00 : Min’ha, suivi de Chir haChirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
Dvar Torah par le Rabbin Mickael MOUYAL

Samedi matin :
09h00 : Cha’harit
Dvar Torah par le Rabbin Mickael MOUYAL
Après l’office, Birkatt Ha-Ilanott : bénédiction sur les arbres fruitiers en fleurs.
L’office sera suivi d’un kiddouch offert par Linda et Michel BOUSSIDAN pour une Séoudat Odaya à l’occasion du Chabbat haGadol.

Samedi après-midi :
18h15 : Cours mixte sur la Paracha et étude du livre du Alé Chour du Rav Wolbe par le Rabbin Mickael MOUYAL
19h30 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
19h45 : Min’ha
Suivi de la Séouda Chélichit, des chants de Chabbat et du D’var Torah par le Rabbin Mickael MOUYAL
20h38 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
21h28 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit

Chabbat Chalom !


Birkat ha-Lévana :

La Birkat ha-Lévana (prière pour le renouvellement de la lune) pourra être récitée entre le jeudi 11 avril 2019 au soir et le jeudi 18 avril 2019 au soir, lorsque la lune est visible.


Offices et cours de la semaine à la Synagogue :

43 rue des abondances

Cha’harit – 1er office :
6h55 : Lundi et jeudi
7h00 : Mardi, mercredi et vendredi
8h00 : Dimanche et jours fériés

Cha’harit – 2ème Office :
7h45 : dans la Soucah/Pergola
suivi d’une étude par le Rabbin Didier Kassabi du lundi au jeudi, et par le Rav Avner Ibgui le vendredi

Min’ha suivi de Arvit :
19h00 : du dimanche au jeudi


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guémara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h00 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.

Retrouvez tous les cours du Rabbin Kassabi sur cette page !!


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


Pessa’h 5779 :

Pessa’h aura lieu cette année du vendredi 19 avril 2019 au soir, au samedi 27 avril au soir.

Voici un petit mémo du Consistoire avec les date clés :

Vous trouverez sur cette page le pouvoir de vente (à télécharger et renvoyer, ou à remplir directement en ligne), la liste des produits autorisés, ainsi que toutes les informations nécessaires pour bien préparer votre fête et passer un bon Pessa’h.


Participez à l’écriture d’un Sefer Torah à la mémoire d’Elie Botbol :

La Communauté juive de Boulogne-Billancourt, s’associe au projet de la famille d’Elie (ז״ל) et vous propose de participer à l’écriture du Sefer Tora qui sera écrit à la mémoire et pour l’élévation de l’âme de notre cher ami Eliahou ben Aaron ve Ra’hel BOTBOL (ז״ל)

Le Sefer Tora sera inauguré sDv pour à l’issue de la première année de deuil.
Chaque lettre est à acquérir pour un montant de 52€, et donne droit à un reçu Cerfa.
Vous pouvez acquérir une ou plusieurs lettres, un Passouk ou une Paracha dans ce Sefer Tora.

Tizkou leMitsvoth !

Je participe au Sefer Tora à la mémoire d’Elie Botbol (ז״ל)


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
Le Mikvé est ouvert tous les soirs, du dimanche au jeudi 10 minutes avant l’heure de la fin du Chabbat précédent, pendant 1h30.
Le samedi soir, le mikvé ouvre 1h après la fin de Chabbat, pendant 1h30.
Pour les vendredis soirs et soirs de fête, prendre rendez-vous avec Mme Kassabi, au moins 2 jours avant au 06 22 76 15 04.

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kélim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Téfila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • Une salle des fêtes
  • Et un Mikvé

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Nous finalisons les discussions avec le constructeur, le Groupe EIffage. La première tranche (clos et couvert) devrait être signée début avril et les travaux de terrassement commenceront rapidement ensuite.

Nous organiserons une cérémonie de début de chantier à laquelle vous serez tous conviés.

Parallèlement, nous travaillons sur le financement du projet.

Nous continuerons de vous aviser ici de l’état d’avancement des opérations.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ACJBB ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Si vous avez des question, envoyez-nous un message !

Je participe à la collecte pour la construction


Les paniers de Pessa’h:

Comme chaque année, nous vous invitons à nous mobiliser pour que ceux qui ont des difficultés financières pour préparer Pessa’h puissent le faire sereinement grâce à chacun d’entre nous.

Tsedek, sous la direction de notre ami Eric Chetrit, fait un grand travail avec discrétion pour soutenir tous ceux qui ont besoin de nous. Ils savent qu’ils peuvent compter sur la générosité des membres de notre communauté.

Avec les paniers de Pessa’h collectés par Tsedek, nous aidons les nécessiteux de notre communauté, ainsi que des familles en Région parisienne et en Israel qui sont dans le besoin.

Les paniers de Pessa’h sont à 52€.
Merci d’avance pour votre générosité.

Paiement sécurisé en ligne, ou par chèque adressé à ACJBB Tsedek à Synagogue de Boulogne – 43 rue des Abondances – 92100 Boulogne-Billancourt

Vous pouvez également faire un don pour les paniers de Pessa’h du Consistoire au Secours juif.

Je donne pour les paniers de Pessa’h !


CCIBB – Centre de Loisirs Été 2019 :

Les directeurs du Centre de loisirs Anne-Marie AMSALLEM et Jonathan CAHEN, ainsi que la fantastique équipe d’animation accueilleront pour les prochaines vacances du 8 au 26 juillet 2019 vos enfants de 6 à 13 ans dans une ambiance juive exceptionnelle !!!

Le programme, toujours diversifié, alliera loisirs, sports, culture et identité juive.


Au programme : Parc Astérix, Parc St Paul, Mer de Sable, France Miniature, Bateaux mouches et autres sorties … Stage de hip-hop, stages sportifs, jeux, ateliers artistiques, maccabiades, journée israélienne et de nombreuses surprises …

145 € la semaine (possibilité de bourse) – Places limitées
Informations et réservations auprès de Jonathan 06.21.07.17.09 ou sur ccibb.net.


Le Rabbin Kassabi : « A l’origine, Béréchit » sur France 2 :


Le Rabbin Didier KASSABI, dans A l’Origine sur France 2, a reçu l’écrivaine et scénariste Emilie Frèche pour évoquer le thème du : « Vivre ensemble, égaux et différents« .

Retrouvez le replay ici (émission du dimanche 31 mars 2019) !


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Ceci sera la loi du Metsora (sorte de lépreux) le jour de sa purification » (14, 2) :

Pourquoi le Texte a-t-il besoin de dire : “le jour de sa purification” et pas “lors de sa purification” ?
En fait, il arrive souvent qu’un fauteur qui souhaite se repentir, trouve le chemin trop long et trop difficile, ce qui a tendance à le décourager. Mais en réalité, il faut s’armer de courage et d’espoir, car selon la Thora, dès qu’un homme décide et désire sincèrement se repentir, même s’il est encore très entaché par la faute, à l’instant même où il aura pris cette ferme décision, il sera déjà considéré comme un Juste et il faut le voir comme quelqu’un de pur. Le Metsora, qui a cette plaie du fait de ses fautes, est considéré comme pur en un seul jour, le jour même où il souhaite se purifier. Ce jour là est déjà “le jour de sa purification”, même s’il est encore sali par la faute. Il n’a pas besoin d’attendre de finaliser complètement tout son repentir pour être pur. (Beer Maïm ‘Haïm)

« Et du bois de cèdre, du ver à soi et de l’hysope » (14, 4) :

Le Metsora devait utiliser ces différents éléments pour sa purification. Rachi explique que s’il s’était auparavant enorgueilli comme le cèdre, il se rabaissera à présent comme le ver et l’hysope. Seulement, on peut s’interroger. Puisque l’hysope, tout comme le cèdre, est un végétal, contrairement au ver à soi, pourquoi le verset ne les a-t-il pas réuni en disant : « du bois de cèdre, de l’hysope et du ver à soi », comme le Texte le fait quand il développe la purification par la vache rousse, dans la Paracha de ‘Houkat ?
En fait, la Thora veut faire allusion au fait que la Tsara’at (sorte de lèpre) est une punition Divine pour la médisance. Or le ver, en plus d’être un message d’humilité, a aussi la caractéristique de pouvoir ronger avec sa bouche. En juxtaposant le cèdre et le ver, la Thora enseigne que le médisant doit réfléchir au fait qu’il agit comme le ver. Il peut ruiner même un cèdre par sa bouche. (Keli Yakar)

« Il renverra l’oiseau vivant » (14, 7) :

Le Metsora devait utiliser deux oiseaux pour sa purification. Il en abattait un, et le deuxième était épargné. Ainsi, puisque le deuxième restait vivant, il est logique qu’il allait être libéré et renvoyé dans la nature. Pourquoi le verset a-t-il besoin de l’expliciter ?
En fait, on peut l’expliquer de façon morale. Dans le processus de purification, on immergeait l’oiseau qui allait rester vivant dans le sang de l’oiseau que l’on a abattu. Or, quand quelqu’un “se trempe” dans le sang de son prochain, et que la vie d’autrui lui est nullement importante, il ne devrait pas pouvoir se trouver parmi les autres personnes, car il leur sera dangereux. Et on a donc besoin d’un verset particulier pour lui permettre de retrouver sa liberté et être “renvoyé” dans la société. (Rav Moché Aharon Chtern)

« S’il est pauvre et n’a pas les moyens » (14, 21) :

A propos de certains sacrifices, la Thora propose au pauvre d’apporter une offrande moins chère. Mais si un riche apporte un sacrifice de pauvre, certaines opinions considèrent qu’il est quitte. En revanche, concernant un Metsora riche, tous les avis pensent que s’il apporte un sacrifice de Metsora pauvre, il n’est pas quitte. Pourquoi cette différence ?
En fait, l’une des raisons que la Guemara rapporte pour lesquelles la Tsara’at frappait une personne, c’était à cause de l’avarice. Or, il est clair que si un riche souhaite apporter un sacrifice de pauvre, c’est qu’il est atteint d’avarice et qu’il redoute de dépenser de l’argent. Ainsi, cela prouve qu’il n’a pas encore corrigé ce défaut qui est une des causes de la Tsara’at. Si un homme n’a pas réparé la cause de sa faute, son sacrifice ne peut être valable. L’offrande ne répare la faute que de celui qui s’est repenti. (Rav Yaacov Landau)

« Voici la loi de celui qui a en lui la plaie de Tsara’at » (14, 32) :

Ce verset a été dit concernant un Metsora nécessiteux qui n’a pas les moyens d’apporter les sacrifices habituels. Alors que concernant le Metsora qui a les moyens, il est dit : “Ceci sera la loi du Metsora”. Comment expliquer la différence d’expression entre les deux ?
En fait, la Tsara’at est une punition pour la médisance. Or, un indigent a souvent tendance, du fait de sa situation, à se sentir petit et misérable. Alors qu’un riche a des raisons de se sentir grand et fort. En général, un homme dit du mal des autres parce qu’il se sent supérieur. Le nécessiteux ne devrait donc pas médire des autres. Si malgré tout il le fait, c’est que ce mal est profondément encré en lui. Ainsi, il médit même si cela s’oppose à son état. C’est pourquoi, le concernant la Thora dit : « Voici la loi de celui qui a en lui la plaie de Tsara’at ». Si un indigent médit et devient Metsora, c’est que ce mal est bien enraciné en lui ! (Oznaïm LaThora)

« Quand le Zav se purifiera de son flux, il comptera sept jours pour sa purification… » (15, 13) :

Le Zav est un homme qui a eu des écoulements anormaux. Le verset précité est le premier des 3 versets (15, 13-14-15) qui décrivent sa purification. Ces 3 versets contiennent en tout 49 mots, allusion aux 49 jours du Omer, qui s’étendent de Pessa’h à Chavouot. Ainsi, la Thora fait allusion que cette période du Omer est également une période de purification et de progression spirituelle, à l’image du Zav qui doit se purifier. La Thora dit ici que la purification du Zav dure 7 jours, allusion aux 7 semaines de purification du Omer. Et si c’est l’impureté des écoulements qui est la référence pour la période du Omer, c’est que cette période est propice pour se repentir et corriger les fautes commises par la Berit, telle que la faute d’entraîner des écoulements, D.ieu Préserve. (Pardes Yosseph)

Le coin étude

La Paracha de la semaine rapporte que quand les Hébreux entreront en terre Sainte et s’installeront dans les maisons qui avaient auparavant appartenu aux peuples de Canaan, alors Hachem placera des tâches de Tsara’at (sorte de lèpre) sur les murs des maisons. Rachi explique que cela était en réalité une bonne nouvelle, car les habitants de Canaan, sachant que les Hébreux allaient hériter de la terre, cachèrent leurs trésors dans les murs de leurs maisons, pour ne pas qu’ils les trouvent. Et suite à ces tâches de Tsara’at, on devra les détruire et ainsi, les Hébreux trouveront les trésors. Mais pourquoi, pour dévoiler les trésors, Hachem a-t-il choisi précisément ce moyen là d’envoyer la Tsara’at sur les murs et détruire les maisons ? Et aussi quel est le sens profond de ces trésors ?
En fait, avant d’entrer en terre d’Israël, les Hébreux vécurent 40 ans dans le désert. Leur vie était miraculeuse. Ils étaient complètement séparés de la matérialité de la vie et pouvaient constamment observer la Présence Divine Qui les accompagnait. Après cette période, les Juifs entrèrent en terre d’Israël. Et là, leur vie changea radicalement. Tous les miracles cessèrent. Leur vie devint bien plus naturelle. A présent, ils allaient devoir travailler, semer, labourer…, pour pouvoir finalement consommer leur pain. En apparence, ce passage entre la vie idyllique du désert et la vie concrète en Israël semblait être une chute, c’était un passage entre la spiritualité et la matérialité. Mais en réalité, il n’en était rien. En effet, l’objectif de la vie de l’homme n’est pas de pouvoir contempler la Lumière Divine sans effort. Mais le but de la vie est de se trouver dans un monde qui semble hostile au Service Divin, dans un monde où la Présence Divine est cachée et ne peut pas être ressentie aisément. Et au cœur même de ces difficultés et de cet éloignement, l’homme, par ses efforts et son investissement dans la pratique de la Thora et des Mitsvot, doit réussir à faire rayonner la Lumière Divine de l’intérieur même de l’obscurité.
Pendant 40 ans de vie surnaturelle, les Hébreux devaient s’habituer à vivre à proximité d’Hachem, pour se remplir de spiritualité et de foi, de sorte que lorsqu’ils rentreront en terre Sainte, ils seront armés et prêts à affronter le monde naturel et matériel dans le but d’y dévoiler cette Lumière Divine qu’ils ont connues toutes ces années. La vie dans le désert n’était donc qu’une préparation à la vie en terre Sainte. L’objectif à atteindre était bien cette dernière. C’est là que le travail du peuple Juif d’éclairer l’obscurité devait se jouer.
Ce grand travail ne s’arrête pas dans la mission de sanctifier la vie naturelle et profane. Mais, l’aboutissement se trouve dans le fait de faire rayonner la Lumière Divine au sein même de l’impureté. Tout ce qui existe reçoit sa vitalité d’Hachem, et même le mal et l’impureté Seulement, dans ce qui est mal, la Vitalité Divine est considérablement cachée et dissimulée. Elle est entourée d’une importante “écorce” qu’est le mal, qui l’empêche de se dévoiler. C’était cela l’état du pays de Canaan avant l’arrivée du peuple d’Israël. Les 7 peuplades de Canaan y avaient commis des méfaits très importants et s’y étaient véritablement corrompues et perverties. C’est ainsi que la Thora, dans la Paracha de A’haré Mot, recommande aux Hébreux de ne pas reproduire les actions des Canaanéens et de ne pas se comporter comme eux. Par tous leurs immoralités, ils ont imprégnés la terre de Canaan d’une profonde couche d’impureté.
A présent, on peut revenir au sujet de notre Paracha. Quand les Hébreux rentreront en terre d’Israël (qui était auparavant Canaan), des tâches de Tsara’at apparaîtront sur les murs des maisons. Ces tâches, qui étaient impures, exprimaient et reflétaient le mal et les impuretés que les Canaanéens avaient multiplié dans ce pays. Mais, quand les Juifs s’y installeront, là commencera leur mission sacrée. Hachem révélera le mal se trouvant dans ce pays sous la forme de ces tâches de Tsara’at. Et alors, ils briseront les murs marqués par ces tâches, ils “casseront” cette “écorce” d’impureté pour y révéler les “trésors” cachés. Car telle est la vocation de notre peuple : chasser l’obscurité, briser l’impureté pour révéler la lumière et les trésors spirituels qui s’y dissimulent.

Le coin Halakha (lois de Pessa’h)

La nuit qui précède la veille de Pessa’h, cette année jeudi 18 avril à partir de 21h30, on procède à la recherche du ‘Hamets, à la lueur d’une bougie en cire. On doit examiner tous les endroits où on a pu y entrer du ‘Hamets. On ne doit procéder à aucun travail ce soir-là avant d’avoir recherché le ‘Hamets, et même on n’étudiera pas. Avant de rechercher le ‘Hamets on récitera la bénédiction « Baroukh Ata… Acher Kidechanou… Al Biour ‘Hamets ». On veillera à ne pas parler entre la bénédiction et le début de la recherche. Une fois que l’on a déjà commencé la recherche, il sera autorisé de parler de choses liées à la recherche, mais on essaiera de ne pas parler de sujets extérieurs. Si on a plusieurs maisons à vérifier, on ne récitera qu’une seule fois la bénédiction, et ainsi on acquittera toutes les autres maisons. On peut nommer plusieurs personnes qui écouteront la bénédiction puis se répartiront chacun dans un endroit différent pour y rechercher le ‘Hamets. Après la recherche, on fera attention au ‘Hamets que l’on aura conservé pour garder jusqu’au lendemain, pour ne pas qu’il se disperse dans la maison, ce qui nous obligerait de recommencer la recherche. Après la recherche, on annulera le ‘Hamets en disant le texte de “Kol ‘Hamira”, pour que tout ‘Hamets non trouvé soit considéré comme non existant.

Le coin histoire

Une semaine avant Pessa’h, un homme entra chez Rabbi ‘Haïm Kanievsky. Il avait un œdème pulmonaire qui lui causait de grandes souffrances et il n’arrivait pas à s’en débarrasser.
Rabbi ‘Haïm sourit et dit : « Du Batsek (de la pâte) dans les poumons ? (Il fit là un jeu de mot car un œdème se dit en hébreu “Batseket”, ce qui renvoie à “Batsek”, de la pâte.) Tu n’as qu’à le vendre également lors de la vente du ‘Hamets ! »
L’homme, qui accordait une grande confiance au Rav, ajouta dans son contrat de vente du ‘Hamets qu’il vend aussi un “œdème pulmonaire” ! Il expliqua au Rav responsable de la vente, qui était abasourdi, qu’il accomplissait par là le conseil de Rabbi ‘Haïm.
Deux jours après la fin de la fête, notre homme retourna chez Rabbi ‘Haïm pour lui annoncer, non sans émotion, que l’examen qu’il venait de faire montrait que son œdème avait disparu…
En plus de montrer combien les Grands d’Israël peuvent avoir de l’humour, ce récit illustre combien grande est la force de la confiance que l’on place dans nos Maîtres, et surtout combien grande est la force de leurs paroles et bénédictions.

Le coin ‘Hizouk

Il est une Mitsva de se souvenir chaque jour de la sortie d’Egypte. En effet, les Hébreux étaient tombés dans l’impureté d’Egypte au point qu’ils ont failli atteindre la 50ème porte d’impureté, celle du non retour. Et Hachem les a libérés juste avant cela. De même, chaque jour il faut se rappeler qu’aussi bas nous avons pu tombé et nous pouvons nous trouver, Hachem nous sauvera et nous laissera jamais nous perdre.


Chabbat Chalom !

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