Chabbat Chémot

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Paracha Chémot – Chabbat Mévaré’him / פרשה שםות – שבת םברכים

20-21 janvier 2017 – 23 Tevet 5777 / כ’ג טבת תשע’ז

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Ce Chabbat, nous avons l’honneur d’accueillir le Hazan tunisien David MADAR dans notre communauté qui animera les offices. L’office sera suivi d’un grand Kiddouch tunisien !

Les Horaires :

Vendredi soir :
17h05 : Allumage des bougies de Chabbat (début de Chabbat à 17h11)
17h15 : Min’ha suivi d’un cours sur les Halakhot, puis de Chir Hachirim
18h00 : Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rav Michael MOUYAL

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Hazan David MADAR
L’office sera suivi d’un grand Kiddouch tunisien offert.

Samedi après-midi :
16h30 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
16h45 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit offerte par Solange et Maurice ISRAEL Léilouy Nichmat Suzanne Sultana Lassere bat Tamar et Yossef PORTAL (ז״ל).
D’var Thora par le Rav Mickaël MOUYAL
17h30 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
18h23 : Arvit, suivi de la Havdala.

18h30 : Cours mixte durant une heure après la Havdala. Le Rabbin Mickael MOUYAL vous offre la possibilité d’étudier le livre « Alé Chour » afin de construire sa personnalité.
Le Alé Chour est un véritable classique de la philosophie rabbinique rédigé par le Rav Chlomo WOLBE.

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit


Roch ‘Hodech Chévat :

Roch ‘Hodech Chévat aura lieu Chabbat prochain, samedi 28 janvier (à partir de vendredi 27 janvier au soir).


Birkat Ha-Lévana :

La Birkat Ha-Lévana (prière pour la lune) pourra être faite entre le 3 et le 11 février lorsque la lune est visible.


Conférence :

Venez nombreuses et nombreux assister à la conférence du Grand Rabbin Gilles Bernheim : “L’étude de la Thorah et l’observance des Mitsvoths pour faire face aux défis de la société moderne

Samedi soir 4 février à 20h30, au 134 bis rue du Point du Jour, 92100 Boulogne Billancourt.


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir de 20h à 21h à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

« Tout garçon qui naîtrait, vous le jetterez dans le Nil, et toute fille vous la laisserez vivre » :

On peut se demander pourquoi le fait de laisser vivre les filles, fait également parmi du décret. En effet, pourquoi dans l’énoncé du décret apparaissent les termes « et toute fille vous la laisserez vivre » ? Si on ne les tue pas, elle vivront automatiquement !
En fait, les égyptiens firent le calcul suivant. Si on décrète de tuer les garçons et les filles, alors les Juifs arrêteront d’avoir tout enfant, sachant qu’il serait jeté dans le Nil. Et si aucun enfant ne naîtrait, alors aucun ne serait tué. C’est ainsi que les égyptiens décrétèrent que les filles vivront. De la sorte, les Juifs continueront à avoir des enfants, en comptant qu’une fille naisse. Mais, forcément, des garçons aussi naîtront et ils pourront les tuer. Ainsi, dans leur perversité, les égyptiens laissèrent vivre les filles dans le but de pouvoir appliquer le décret de tuer les garçons. Le fait d’épargner les filles est donc une partie intégrante du décret.
(Ben Ich ‘Hay)

« Un homme de la maison de Lévi alla et prit une fille de Lévi » :

Pourquoi la Thora ne donne pas le nom de ces deux personnes, à savoir Amram et Yokheved ?
En fait, ce mariage a entraîné la naissance de Moché. Or, Hachem a prévu cette naissance pour le besoin de tout le peuple d’Israël, pour que Moché soit leur libérateur. Ainsi, si la Thora avait donné les noms, on aurait dit que ce sont ces deux personnes (Amram et Yokheved) qui furent la cause de la naissance de Moché. Mais la Thora vient nous dire qu’il n’en est pas ainsi. Car la cause de cette naissance fut le besoin de tout le peuple d’Israël et non le besoin de ses parents. Moché est né pour le peuple Juif et non pas pour ses parents. Seulement, Hachem trouva que Amram et Yokheved furent aptes à engendrer Moché. Mais il n’est pas né pour eux. C’est pourquoi, le nom de ses parents n’est pas précisé.
(Maharal de Prague)

« Il (Moché) le jeta (le baton) et celui-ci devint un serpent » :

Le bâton symbolise la direction et le pouvoir. Il vient faire allusion au grand principe selon lequel c’est Hachem qui dirige le monde.
En revanche le serpent incarne le mal et l’obscurité. Or, ce serpent provient du bâton. Cela enseigne que même le mal et l’obscurité proviennent aussi de la Vitalité Divine. Bien que le mal s’oppose (en apparence) à la Divinité, il n’en reste pas moins que c’est Hachem qui le crée et lui donne l’existence. Mais quand on se renforce et qu’on l’attrape, le serpent redevient le bâton. Quand on se renforce dans la Emouna (la foi) que même ce mal n’est qu’une apparence, mais qu’en vérité il ne vient que d’Hachem, et que l’on ne prête pas attention à son apparence extérieure de mal, alors le mal et l’obscurité de l’exil disparaissent et la vérité apparaît. On mérite alors de voir comment tout et même ce mal est inclut dans le Projet Divin et que Seul Hachem est le dirigeant. Alors, le “serpent” redevint “bâton”.
(Sefat Emet)

« Il (Moché) fut en chemin et Hachem le rencontra pour le tuer » :

Hachem était prêt à tuer Moché parce qu’il a retardé la Milah (circoncision) de son fils. Pourtant, le Midrash dit que si ce n’est pas Moché qui libère le peuple d’Israël, aucun autre ne le libérera. On voit de là que l’on ne peut passer outre aucune Mitsva de la Thora, et même pour sauver le peuple Juif. La loi doit être respectée. Il ne peut y avoir de libération sans une pleine réalisation de la Thora. La fin ne justifie aucunement les moyens.
(Les Maîtres du Moussar)

Le coin Halakha

La louange de Ychtaba’h est très importante. Il faut prononcer les 13 éloges (de Chir Oucheva’ha jusqu’à Kedoucha Oumalkhout) sans interruption, ni en s’interrompant par le silence et encore moins par une parole. Malgré tout, on n’est pas tenu de les prononcer d’une seule respiration, car il convient de les dire avec ferveur comme celui qui énonce les louanges d’un roi.
Si on entend un Kadich ou une Kedoucha pendant que l’on prononce les 13 éloges, on devra y répondre, puis on reprendra au début des 13 éloges pour les dire sans interruption.
La louange de Ychtaba’h est la conclusion de la bénédiction de Baroukh Chéamar. Ces deux textes sont l’un l’introduction et l’autre la conclusion des Psouké Dézimra (versets de chants). Ainsi, on ne pourra réciter la bénédiction de Yichtaba’h, que si l’on a récité le Baroukh Chéamar ainsi que quelques psaumes des Psouké Dézimra.
Si on a pris de l’avance par rapport à la communauté, on pourra dire Ychtaba’h pour pouvoir étudier en attendant la communauté. En effet, normalement il est interdit de s’interrompre entre Ychtaba’h et le Yotser. Seulement, pour le besoin d’une Mitsva cela est autorisé. Seulement, on s’efforcera d’étudier par la pensée et non par la parole (entre Ychtaba’h et le Yotser), chose qui est même interdite de faire pendant les Psouké dézimra (entre Baroukh Chéamar et Ychtaba’h inclus).

Le coin discours

La Paracha de Chemot traite essentiellement de la période où les enfants d’Israël ont été asservis en Egypte. Au début de la Paracha, la Thora dit : « S’est levé un nouveau roi sur l’Egypte, qui ne connaissait pas Yosseph ». Pour expliquer comment est-ce possible qu’un roi d’Egypte ne connaisse pas Yosseph, qui a sauvé l’Egypte et l’a dirigée pendant 80 ans, Rachi dit : « Il a fait comme s’il ne connaissait pas Yosseph ». Le Rav Nénedik s’interroge sur cette explication de Rachi. En effet, la Thora dit qu’il ne connaissait pas Yosseph, sous entendu qu’il ne le connaissait pas du tout. Comment peut-on ainsi déformer le texte et dire qu’il faisait semblant de ne pas le connaître ?
Il explique que tel est le principe général. Une personne qui fait comme s’il ne sait pas, c’est qu’en réalité il ne sait vraiment pas.
Car quand on connaît quelque chose réellement, on ne peut plus ignorer la réalité et faire comme si elle n’existait pas. Ainsi, on n’a jamais vu un homme sain d’esprit marcher dans la rue tout nu. C’est qu’il sait bien combien cela est vulgaire et honteux. La conscience de la réalité l’empêche de faire cela. Si le roi fait comme s’il ne connaît pas Yosseph, c’est qu’en réalité il ne le connaît vraiment pas.
Cependant, certains commentateurs essaient d’expliquer ce que signifie qu’il ne connaissait pas Yosseph, d’après un sens plus symbolique. Ainsi, le Imré Ech dit que la vie de Yosseph démontre que malgré toute la volonté de ses frères de le faire disparaître et de lui nuire pour empêcher ses rêves de se réaliser et pour ne pas qu’il règne sur eux, ce sont justement ces tentatives qui ont menées à sa réussite et à sa grandeur. Quand Hachem décide d’élever quelqu’un, rien ne sert de le rabaisser, Seule la Volonté Divine se réalisera et les actions de ses ennemis pour lui nuire seront utilisées par Hachem pour justement le mener à sa réussite. Mais, Pharaon ne connaissait pas Yosseph, c’est à dire qu’il ignorait cet enseignement qui ressort de la vie de Yosseph. Car s’il en avait conscience, il n’aurait pas essayer de nuire aux Hébreux de peur que le mal qu’il leur ferait entraînerait justement leur délivrance et leur grandeur. Et effectivement, la Thora nous dit que « plus il les oppressait, plus ils se multipliaient ». Le mal que Pharaon imposait aux Hébreux pour ne pas qu’ils se multiplient entraîna l’inverse de sa volonté et Pharaon n’a réussi qu’à se causer des nuisances à lui-même.
Le Keli Yakar adopte le même raisonnement que le Imré Ech. Mais il ajoute en plus que de la sorte on peut comprendre la première partie du verset : « S’est levé un nouveau roi sur l’Egypte », c’est à dire que ce nouveau roi s’est en fait “élevé” sur l’Egypte, c’est à dire “contre” l’Egypte. Comme « il ne connaissait pas (l’histoire de) Yosseph », c’est ainsi qu’en fait, en voulant nuire aux Hébreux, il ne nuisit qu’à l’Egypte, « Il s’éleva contre l’Egypte ».
De son côté, le ‘Hatam Sofer rapporte les propos du Targoum qui dit : « Qui ne réalisa pas l’ordre de Yosseph ». Il ignorait Yosseph, c’est à dire les décrets de Yosseph. C’est que Yosseph avait institué que tous les Egyptiens devaient se circoncire, ce qu’ils firent. Mais, ce nouveau roi qui se leva ignora ce décret de Yosseph et l’annula. Il décréta qu’à présent les Egyptiens ne devaient plus se circoncire. Mais, explique le ‘Hatam Sofer, cela était un remède pour les Hébreux et ne servit que de moyen pour amener la libération des enfants d’Israël. En effet, la Thora nous dit que quand la fille de Pharaon vit le panier sur le Nil, elle a su que le bébé était un Hébreu. C’est ainsi qu’elle accepta de le confier à des Hébreux, à savoir à ses vrais parents qui lui enseignèrent l’existence de Hachem et lui révélèrent que lui aussi était un Hébreu. Sans cela, il n’aurait rien su de tout cela. Très certainement, si la fille de Pharaon n’avait pas su que le bébé était un Hébreu, Moché n’aurait pas pu être apte à délivrer le peuple Juif de l’Egypte. Tout dépendait du fait qu’elle sache que le bébé était un Hébreu.
Seulement, nos Sages enseignent que Pharaon décréta de jeter dans le Nil tous les garçons et même les Egyptiens et pas seulement les Hébreux. De fait, comment la fille de Pharaon a-t-elle pu savoir que le bébé était un Hébreu et pas un Egyptien. C’est que, comme le dit le Ramban, elle constata qu’il était circoncis. Il en ressort que si Pharaon n’avait pas supprimé l’ordre de Yosseph que les Egyptiens aussi se circoncisent, alors tous les Egyptiens aussi l’auraient été et la fille de Pharaon n’aurait pas pu savoir que le bébé était Hébreu, avec toutes les conséquences que cela auraient entraîné. Ainsi, en voulant faire mal en annulant l’ordre de Yosseph, en fait Hachem était en train, sur son dos, de préparer la délivrance.
Enfin, le Midrash fait remarquer combien Pharaon a été ingrat. Yosseph a sauvé l’Egypte de la famine. Et Pharaon fait comme s’il n’avait jamais existé. Au lieu de se sentir redevable à Yosseph et son peuple, il pervertit ce sentiment de dépendance qu’il devait ressentir et le retourna contre les Hébreux en les asservissant et en les faisant atrocement souffrir. Et, comme le dit le Midrash, quiconque renie le bien qu’un homme lui a fait, finira par renier le Bien que Hachem lui fait. Pharaon commença par ignorer Yosseph, « Il ne (re)connaissait pas (le bien de) Yosseph ». Et il finit par ignorer Hachem Lui-Même en déclarant : « Qui est Hachem pour que j’écoute Sa Voix ? »…

Le coin histoire

Un jour, le Rav Yona Sousna demanda au Rav Yits’hak Cadouri d’écrire une amulette pour un ami qui avait besoin d’aide. Pas simple d’écrire une amulette, car cela nécessite d’avoir des pensées Cabbalistiques et des intentions très profondes.
Le Rav y travailla pendant plusieurs heures. Il était assis près de la table, avec toutes les intentions nécessaires. Ignorant ce qu’il faisait sa femme l’appela pour venir manger. Le Rav ne l’entendit pas. Comme elle s’inquiétait pour sa santé, elle s’approcha, donna un coup sur la table et dit : « Yits’hak, pourquoi ne viens-tu pas ? Le plat refroidit ! »
A cause de l’impact du coup, la bouteille d’encre se renversa sur l’amulette, après des efforts de plusieurs heures. Mais au lieu de se mettre en colère, le Rav commença à se tordre de rire et dit : « Elle sait ce qu’elle fait.»… (extrait de « Rabbenou Yits’hak Cadouri)
Cette histoire nous apprend comment, peu importe la situation, une personne doit toujours maîtriser sa colère. Et au contraire, on doit vivre avec une grande joie et une intense confiance en Hachem, convaincu que tout vient de Lui pour le bien. Combien la joie apporte de bien dans la vie. Apprenons donc à voir le monde avec de nouveaux yeux, les yeux de la confiance en Hachem. Alors, on se délectera de chaque moment de la vie, sachant sur Qui on se repose et conscient qu’on a réellement sur Qui compter.


CCIBB – Centre de Loisirs, Février 2017 :

Les directeurs du centre de loisirs Anne Marie Amsallem et Jonathan Cahen, ainsi que la fantastique équipe d’animation accueilleront pour les prochaines vacances du 13 février au 17 février 2017 vos enfants de 6 à 13 ans dans une ambiance juive exceptionnelle !!

Au programme : Journée thématique Pourim, Cirque, Cinéma, Stages sportifs, Initiation à l’escalade, Bowling.

145 euros la semaine – Places limitées
Informations et réservations auprès de Jonathan CAHEN au 06.21.07.17.09


Chabbat Chalom !!

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