Chabbat Roch ´Hodech Vaéra

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Paracha Vaéra – Chabbat Roch ‘Hodech / פרשה וארא – שבת ראש חודש

27-28 janvier 2017 – 1er Chevat 5777 / א שבט תשע’ז

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Les Horaires :

Vendredi soir :
17h20 : Allumage des bougies de Chabbat (début de Chabbat à 17h22)
17h25 : Min’ha suivi de Chir Hachirim
18h00 : Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par le Rabbin Didier KASSABI
L’office sera suivi d’un Kiddouch offert par Nathalie et Avi COHEN à l’occasion de l’anniversaire de Avi COHEN.

Samedi après-midi :
16h45 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
17h00 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit offerte.
D’var Thora par le Rav Mikaël MOUYAL
17h41 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
18h33 : Arvit, suivi de la Havdala.

18h45 : Cours mixte durant une heure après la Havdala. Le Rabbin Mickael MOUYAL vous offre la possibilité d’étudier le livre « Alé Chour » afin de construire sa personnalité.
Le Alé Chour est un véritable classique de la philosophie rabbinique rédigé par le Rav Chlomo WOLBE.

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit


Birkat Ha-Lévana :

La Birkat Ha-Lévana (prière pour la lune) pourra être faite entre le 4 et le 10 février, lorsque la lune est visible.


Conférence :

Venez nombreuses et nombreux assister à la conférence du Grand Rabbin Gilles Bernheim : “L’étude de la Thorah et l’observance des Mitsvoths pour faire face aux défis de la société moderne

Samedi soir 4 février à 20h30, au 134 bis rue du Point du Jour, 92100 Boulogne Billancourt.


Conférence :

La rabbanite Mariacha DRAI donnera une conférence pour les femmes : “Libérée, Délivrée ! Comment se libérer de nos chaînes intérieures?

Samedi soir 11 février à 20h30, au 134 bis rue du Point du Jour, 92100 Boulogne Billancourt.


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir de 20h à 21h à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

« Je vous ferez sortir de sous les souffrances de l’Egypte » :

Le terme Sivlot (סבלות) que l’on a traduit par “les souffrances”, peut aussi être rapproché du terme “Sovel” (סובל) qui signifie “supporter”. D’après cela le verset dit : « Je vous ferez sortir de sous le fait de supporter l’Egypte”. En effet, tant que les Hébreux supportaient l’esclavage d’Egypte, ils ne pouvaient pas être libérés. Mais, Hachem va les faire sortir de sous cette situation où ils supportent l’Egypte. Car c’est uniquement quand ils vont ressentir l’ampleur de l’esclavage et qu’ils ne vont plus pouvoir supporter l’exil, alors Hachem les délivrera. Tant que les Juifs supportent l’exil alors ils ne peuvent pas en sortir. Il faut en venir à ne plus supporter notre situation en exil. Alors intervient la délivrance.
(‘Hidouché Harim)

« Lève-toi tôt le matin et tiens-toi debout devant Pharaon » :

Moché avait l’habitude, du fait de sa grande humilité, de plier sa tête devant tout homme, pour le saluer. Ainsi, Hachem dit ici à Moché que quand il se présentera devant Pharaon, il ne devra pas se courber devant lui, pour ne témoigner envers lui aucun signe de soumission, aussi infime soit-il. Le verset fait allusion à cela en disant : « Tiens-toi debout devant Pharaon », sans aucunement te plier devant lui, comme tu le fais devant tout homme.
(Ohr Ha’haïm)

« Cela est le Doigt de D.ieu » :

Nos Sages expliquent que même les sorciers d’Egypte n’ont pas pu reproduire la plaie des poux. Ceci, car la sorcellerie ne peut pas faire apparaître un élément plus petit qu’un grain d’orge, comme ici les poux.
D’après cette remarque, on peut résoudre une question. En effet, le Rambam explique que l’on peut apprendre du Texte que toutes les plaies n’ont pas sévi en terre de Gochen, où vivaient les Hébreux. Hachem a fixé une limite à chaque plaie pour ne pas qu’elle s’applique à Gochen. La seule exception à cette règle c’est la plaie des poux, où la Thora ne fait nullement apparaître qu’elle ne s’est pas appliquée à Gochen. C’est ainsi que certains commentateurs tendent à dire que les poux furent présents même à Gochen, mais n’y causèrent aucun dégât. Mais on peut également dire que les poux aussi n’étaient pas présents à Gochen. Alors pourquoi la Thora ne le dit pas, même par allusion ? C’est qu’en fait la raison pour laquelle la Thora précise pour les autres plaies qu’elles s’arrêtèrent à Gochen, c’est pour attester que la plaie vient d’Hachem et pas de la sorcellerie, qui ne pourrait pas faire de différence entre Gochen et le reste de l’Egypte. Mais comme pour les poux, les sorciers égyptiens ont déjà reconnu d’eux-mêmes que : « Cela est le Doigt de D.ieu » et non le fait de la sorcellerie, il ne fut donc pas nécessaire d’indiquer en plus qu’ils n’étaient pas à Gochen.
(Taama Dikra)

« Il endurcit le cœur de Pharaon » :

Un des principes essentiels est l’existence du libre arbitre. Ainsi, pourquoi Hachem endurcit-Il le cœur de Pharaon, lui enlevant ainsi son libre arbitre ? En fait, quand Pharaon vit les plaies qui frappèrent son pays, son cœur s’attendrit et il voulait libérer les Hébreux. Ainsi, c’est la contrainte des plaies qui faillit le faire plier et non pas sa volonté elle-même. C’est pourquoi, Hachem dut lui endurcir le cœur pour rééquilibrer la balance et lui rétablir un vrai libre arbitre. Et cela, pour ne pas qu’il libère les Hébreux du fait de la contrainte des plaies mais de par sa réelle volonté et de par un vrai choix.
(Ramban, Beth Halévi)

Le coin Halakha

Le Midrash Rout enseigne que lorsque l’âme de l’homme remonte au Ciel pendant le sommeil de la nuit, elle ne peut réellement se réintroduire et s’installer dans le corps de la personne que lorsqu’elle répondra au Barékhou, pendant la prière du matin en communauté, en disant : « Baroukh Ado – Nay Hamévorakh Léolam Vaéd ». C’est pourquoi, il convient grandement de s’efforcer de prier Cha’harit avec un Minyan (en présence d’au moins dix hommes Juifs) pour pouvoir répondre au Barékhou.
Au moment où l’officiant dit “Barékhou…”, certains ont l’habitude d’être rigoureux de se tenir debout pour y répondre, parce que c’est un texte de sainteté (Davar Chébikdoucha). Cependant, d’après la loi, cela n’est pas obligé. On a tout à fait le droit de rester assis en répondant au “Barekhou”. Tel est d’ailleurs l’usage de la majorité de la communauté Séfarade. Néanmoins, le vendredi soir, lors de la prière d’Arvit, on a l’usage de se tenir debout, car c’est à ce moment (lorsqu’on répond au Barekhou) que l’on reçoit une partie de l’âme supplémentaire de Chabbat.
Que ce soit lorsque l’on prie Cha’harit ou Arvit, après avoir répondu au Barekhou, on ne pourra plus s’interrompre par la parole, même pour le besoin d’une Mitsva (comme c’est le cas juste après Ychtaba’h). Il faudra alors enchaîner immédiatement avec la suite
de la prière (que l’on nomme le “Yotser”). On pourra uniquement répondre au Kadich, Kedoucha, Barekhou et même les Amen des bénédictions (mais si on a commencé le Yotser, on ne pourra plus répondre aux Amen).

Le coin discours

Dans notre Paracha, Hachem s’adresse à Moché et lui dit de parler à Pharaon, pour qu’il libère les Hébreux d’Egypte. Mais alors, Moché fait remarquer que : « Voici les enfants d’Israël ne m’ont pas écouté. Et comment Pharaon va-t-il donc m’écouter ?! »
Rachi explique que ce verset fait partie des 10 raisonnements “à fortiori” de la Thora. Mais, les commentateurs constatent que ce raisonnement à fortiori contient une objection. En effet, lorsque la Thora relate que Moché a parlé aux Hébreux, effectivement ils ne l’ont pas écouté. Seulement le Texte révèle : « Ils n’ont pas écouté Moché à cause de leur souffle serré et du dur labeur ». Si les Juifs n’ont pas écouté Moché uniquement du fait de leurs souffrances, Pharaon, lui, qui ne souffrait pas d’un dur labeur, pourrait alors écouter. Le raisonnement à fortiori se retrouve donc objecté ! Comment le rétablir ?
Le Rabbi de Loubavitch l’explique simplement. Il dit que quand la Thora énonce un raisonnement à fortiori, il n’est pas nécessaire que ce raisonnement s’applique dans tous les détails. Il suffit de l’appliquer dans une partie du tout pour qu’il soit déjà valide. Ainsi par exemple, dans la Paracha de Mikets, quand le serviteur accusa les frères de Yosseph d’avoir volé la coupe, les tribus rétorquèrent : « Voici que l’argent que l’on a trouvé dans nos sacs, nous te l’avons rendu. Et comment allons-nous voler … de l’argent ou de l’or ?! » Et là aussi Rachi fait remarquer qu’il s’agit d’un des 10 raisonnements à fortiori de la Thora. Pourtant, ce raisonnement ne peut pas s’appliquer concernant Binyamin et Chimon, qui ne sont pas revenus de l’Egypte avec l’argent (Chimon est resté en prison et Binyamin était avec son père). Ainsi, il suffit que cette logique s’applique pour une partie du tout (à savoir les autres tribus) pour être validée. De même ici, certes tous les Hébreux souffraient. Mais la tribu de Levi faisait exception et n’était pas asservie. Ainsi, le raisonnement à fortiori de Moché pouvait s’appliquer sur eux et cela suffit déjà pour le valider.
Mais beaucoup de commentateurs essaient malgré tout de résoudre l’objection et de rétablir le raisonnement, même pour les Hébreux qui étaient soumis au dur labeur. Parmi toutes les explications, nous allons en citer deux proposées par le Sefat Emet.
La première explication est que Moché connaissait le principe selon lequel un prophète d’Israël ne reçoit la Parole Divine que par le mérite du peuple. Bien plus, toute la réussite de la mission d’un prophète dépend étroitement du niveau des enfants d’Israël. Ainsi par exemple, après la faute du veau d’or, Hachem dit à Moché « Va et descends ». C’est à dire, comme l’expliquent nos Maîtres, « Descends de ta grandeur », car toute la grandeur du prophète lui vient du peuple.
De la sorte, Moché fait remarquer à Hachem que si les Hébreux ne l’ont pas écouté, même si c’était à cause de leurs souffrances, malgré tout si les Hébreux ne sont pas prêts à être libérés, alors toute la mission de Moché va être compromise. Et, Pharaon ne pourra pas l’écouter, même si lui n’est pas soumis au dur labeur. Toute la réussite de la mission de Moché auprès de Pharaon dépend du peuple. Si le peuple ne l’écoute pas, peu en importe les raisons, alors assurément Pharaon aussi ne pourra pas l’écouter !
La deuxième explication du Sefat Emet est que Moché, en tant que berger fidèle et aimant de son peuple, connaissait la sainteté et la valeur extraordinaire du peuple d’Israël. Et parallèlement à cela, il savait combien Pharaon était mauvais et perverti. Son cœur était impur et bouché. D’après cela, le raisonnement à fortiori se lit de lui-même. « Si les enfants d’Israël ne m’ont pas écouté », même si c’était à cause de leur souffrance, « comment Pharaon pourra-t-il m’écouter ? » Car, les Hébreux, même avec toutes les souffrances et le labeur qu’ils vivaient, sont bien mieux que Pharaon même sans souffrance et sans labeur. C’est que la sainteté des Hébreux est tellement grande que même avec leurs souffrances, ils ont un cœur bien plus ouvert que Pharaon, dans toute son impureté. « Si malgré tout les Hébreux ne m’ont pas écouté, comment Pharaon pourra-t-il le faire ?! »
Enfin, rapportons un commentaire du Admour de Roughin, qui explique ce verset autrement, sans l’interpréter comme un raisonnement à fortiori. Il explique que Moché était gêné de se rendre auprès de Pharaon pour lui demander de libérer le peuple d’Israël. En effet, il craignait que Pharaon l’écoute et qu’ainsi ce soit une accusation contre les Hébreux. Car alors on dira : “Pharaon écoute et les Hébreux n’écoutent pas ?!” Cela risquait d’être une accusation contre les enfants d’Israël et d’éveiller l’attribut de rigueur contre les Juifs. Telle est, d’après cette approche, le sens du verset : « Voici que les enfants d’Israël ne m’ont pas écouté. Et comment vais-je me présenter devant Hachem si Pharaon m’écoute ! » Cela risquerait d’éveiller une accusation contre les Hébreux.
On trouve la même approche concernant la faute de Moché quand il a frappé le rocher pour en sortir de l’eau, au lieu de lui parler.
Rachi explique que Moché se dit : « Si je parle au rocher et qu’il sorte de l’eau, cela risquerait d’éveiller une accusation contre les Juifs. En effet, un rocher dur, sans oreilles ni compréhension, s’exécute à sortir de l’eau sur ma simple parole, alors que les Juifs, qui ont un cœur pour comprendre et des oreilles pour entendre, et eux n’écoute pas ma parole ! » Ainsi, pour annuler cette éventuelle accusation, Moché frappa le rocher, comme pour dire : le rocher a besoin qu’on le frappe pour sortir de l’eau et lui aussi ne se contente pas d’une simple parole ! Là encore, on retrouve un Moché fidèle et aimant son peuple, prêt à se sacrifier pour lui…

Le coin histoire

Un étudiant de la Yéchiva de ‘Hevron, à Yérouchalaïm, avait invité Rav Aryé Lévin à son mariage. Il avait demandé à l’un de ses amis de venir chercher Rav Aryé chez lui pour l’amener à la cérémonie qui devait avoir lieu l’après-midi à 17 heures.
Ayant calculé que la cérémonie commencerait avec un peu de retard et voulant éviter à Rav Aryé une attente déplaisante, l’ami est venu avec vingt minutes de retard. Il en a expliqué la raison à Rav Aryé et celui-ci lui a répondu avec sévérité : « Ce garçon se marie aujourd’hui, il a la tête pleine de toute sorte de tracas, et vous voulez que je lui en ajoute encore, par mon retard ? Il vaut mieux que je perde une heure de mon temps dans la salle du mariage, plutôt que de lui causer du souci par mon retard »… (Extrait de l’ouvrage “Un homme un Juste”).
De cette petite anecdote, on voit combien nos Maîtres sont soucieux de ne causer de la peine ou des tracas à personne. Combien il est important de réfléchir pour ne pas gêner ni offusquer personne. Pour cela, il faut prendre en compte toute sorte d’argument. Ici, Rav Lévin a su peser le pour et le contre et préférer même perdre du temps plutôt que de causer du souci au marié.


CCIBB – Centre de Loisirs, Février 2017 :

Les directeurs du centre de loisirs Anne Marie Amsallem et Jonathan Cahen, ainsi que la fantastique équipe d’animation accueilleront pour les prochaines vacances du 13 février au 17 février 2017 vos enfants de 6 à 13 ans dans une ambiance juive exceptionnelle !!

Au programme : Journée thématique Pourim, Cirque, Cinéma, Stages sportifs, Initiation à l’escalade, Bowling.

145 euros la semaine – Places limitées
Informations et réservations auprès de Jonathan CAHEN au 06.21.07.17.09


Chabbat Chalom et ´Hodech Tov !!

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