Paracha Tsav – Chabbat Ha-Gadol

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Paracha Tsav / פרשה צו

Chabbat Ha-Gadol / שבת הגדול

7/8 avril 2017 – 12 Nissan 5777 / י’ב ניסן תשע’ז

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Les Horaires :

Vendredi soir :
19h00 : Min’ha suivi de Chir Hachirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
19h50 : Allumage des bougies de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 20h12)
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal

Samedi matin :
09h10 : Cha’harit
D’var Thora par Alain CERNES
L’office sera suivi d’un Kiddouch communautaire.
Pour ceux qui le souhaitent, et qui sont pas là à PESSAH, à la fin de l’office bénédiction des arbres « birkat hailanot ».

Samedi après-midi :
18h30 : Conférence – En cette veille de Pessah, nous avons le plaisir d’accueillir Rosine COHEN, qui fera une conférence sur Pessa’h. Venez nombreuses et nombreux !!
18h30 : Cours sur le Alé Chour du Rav Wolbe, et Hala’hots de Pessah par le Rav Mikael MOUYAL.

19h30 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
19h45 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit.
D’var Thora par le Rav Mikaël Mouyal
20h31 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
21h21 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit


Birkat HaLévana :

La Birkat Ha-Lévana (prière pour la lune) pourra être faite entre le 3 et le 11 avril 2017, lorsque la lune est visible.


Nettoyage des voitures :

Suite au succès rencontré les 3 années passées, notre équipe efficace et dynamique vous propose de nettoyer minutieusement votre voiture pour Pessa’h !!

Dernière ligne droite avant la fête, si vous souhaiter prendre rendez-vous pour ce dimanche 10 avril, contacter Elie Cahen (06.46.52.59.26) au plus vite afin de réserver le créneau horaire qui vous convient.


Pessa’h :

La fête de Pessa’h aura lieu du 10 avril au soir jusqu’au 18 avril au soir.
Voici quelques points de repères pour les dates et heures clés :

Pensez à remplir en ligne ou envoyer le pouvoir de vente du ‘Hamets au plus tôt afin de ne pas oublier. Il peut être rempli en ligne sur le site du Consistoire, ou en le téléchargeant et en l’envoyant par courrier. Il doit être impérativement envoyé avant le vendredi 07 avril 12h00 !


Bedikat ‘Hamets :

On fera Bedikat ‘Hamets (la recherche du ‘Hamets) à partir de la tombée de la nuit le dimanche 9 avril, à partir de 21h14.


Jeûne des premiers nés :

Les premiers-nés doivent jeûner le lundi 10 avril, de 5h28 à 21h16, sauf s’ils participent au Siyoum qui sera animé par Samuel COHEN SALMON sur la massekhet TAANIT / MEGUILA מסכת תענית \ מגילה après la Téphila de lundi matin à 7h00, Siyoum vers 7h50.


Biour ‘Hamets :

On ne consommera plus de ‘Hamets lundi 10 avril à partir de 10h43, et il sera interdit d’en posséder à partir de 12h02 (Biour ‘Hamets).
Rappel : Il est préférable de prononcer la formule Kol ‘Hamirah après avoir brulé son ‘Hamets.
Il sera interdit de posséder du Hamets et d’en consommer jusqu’à la sortie des étoiles mardi 18 avril, à 21h38 !


Pessa’h / פסח

10/18 avril 2017 – 15/22 Nissan 5777 / ט’ו ניסן תשע’ז

Les Horaires :

Dimanche 9 avril :
21h13 : Recherche du ‘Hamets

Veille de Pessa’h :

Lundi 10 avril :
07h00 : Cha’harit
07h50 : Siyoum pour les premiers nés suivi d’une séoudat –petit déjeuner- offerte.
Le sioum sera fait bh par Samuel COHEN SALMON sur la massekhet TAANIT / MEGUILA מסכת תענית \ מגילה.

10h43 : Limite de consommation du Hamets
12h02 : Heure limite pour Biour (suppression) du ‘Hamets

19h00 : Min’ha suivi de Arvit
19h30 : Allumage des bougies (allumage entre 19h12 et 20h17)
Allumer une bougie de 24H pour pouvoir allumer les bougies le 2ème soir
On ne commencera le Seder qu’à partir de 21h16

1er jour :

Mardi 11 avril :
09h30 : Cha’harit
Changement de Saison : on commence à réciter Morid Ha-Tal à partir de Moussaf.
Birkat Ha-Ilanot dans la synagogue à la fin de l’office.

19h00 : Cours par le Rav Mikael MOUYAL
20h00 : Min’ha suivi de Arvith
20h36 : Shquiya / שקעת החמה
Décompte du 1er jour de l’Omer, à partir de 21h17
Il est interdit de préparer le Seder et le repas du soir avant 21h17
Allumage des bougies du 2ème jour de Yom Tov à partir d’une flamme existante

2ème jour :

Mercredi 12 avril :
09h30 : Cha’harit

19h30 : Cours par le Rav Mikael MOUYAL
20h15 : Min’ha, suivi d’un cours
21h28 : Arvith, sortie de la fête. Havdala sur le vin (ou jus de raisin) uniquement.

‘Hol Hamoéd :

Jeudi 13 avril :
07h30 : Cha’harit

vendredi 14 avril :
07h30 : Cha’harit

Chabbat ‘Hol Hamoéd Pessa’h :

Vendredi 14 avril :
19h00 : Min’ha, suivi de Arvith
19h50 : Allumage des bougies (heure maximum d’allumage 20h22)

Samedi 15 avril :
09h10 : Cha’harit

19h00 : Cours par le Rav Mikael MOUYAL
19h45 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
20h00 : Min’ha
Suivi de la séouda chélichit.
Dvar Thorah par le Rav Mikael MOUYAL
21h33 : Arvith, fin de Chabbat. Havdala complète.

Dimanche 16 avril :
08h00 : Cha’harit

19h00 : Min’ha suivi de Arvit
19h20 : Allumage des bougies (heure maximum pour l’allumage : 20h26)
Allumer une bougie de 24H pour pouvoir allumer les bougies du dernier soir

7ème jour :

Lundi 17 avril :
09h10 : Cha’harit

19h00 : Min’ha, suivi de Arvit
21h33 : Allumage des bougies du dernier jour de Yom Tov, à partir d’une flamme existante

8ème jour :

Mardi 18 avril :
09h10 : Cha’harit (avec Yzkor vers 11h00)

19h30 : Cours par le Rav Mikaël Mouyal
20h15 : Min’ha, suivi de la Séoudat Machia’h et d’une étude jusqu’à la fin de la fête.
21h38 : Arvit, et fin de la fête
On ne consomme pas et l’on ne fait pas entrer de ‘Hamets chez soi avant 21h38 ! Les personnes ayant vendus leur ‘Hamets, attendre une heure après la fin de la fête pour pouvoir l’utiliser à nouveau.

Pessah Cachère vé-Saméa’h
פסח כשר ושמח


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guemara pour jeunes adultes chaque lundi soir de 20h à 21h à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud.


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith Mila, Bar et Bat Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc.) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Le coin ‘Hidouchim

« Ordonne à Aharon » (6,2) :

Rachi explique que le terme « ordonne » vient pour empresser. Mais quel est le lien entre « ordonne » et « empresse » ?
En fait, nos Sages enseignent que celui qui fait une bonne action après en avoir été ordonné est plus grand que celui qui la réalise sans en avoir reçu d’ordre, de son propre chef. La raison de cela est que celui qui reçoit un ordre, se sent automatiquement obligé et même un peu forcé. En revanche, celui qui accomplit une bonne action de sa propre volonté, le fait parce qu’il en a envie, ce qui est plus facile. Il est toujours plus difficile d’accomplir un acte sous la contrainte. Il en ressort que lorsqu’il y a un ordre et que la nature humaine tend à ne pas vouloir s’y plier, alors il faut redoubler d’empressement pour l’accomplir malgré tout. C’est pourquoi le terme « ordonne » vient exprimer une connotation d’empressement.
(Rabbi Héchel de Cracovie)

« Il fera sortir la cendre à l’extérieur du camp, dans un endroit pur » (6,4) :

Chaque matin, le Cohen devait accomplir cette Mitsva de ramasser la cendre de la combustion des sacrifices de la veille et de la sortir du camp. L’une des allusions de cet acte est que la cendre symbolise les personnes les plus inaptes du peuple d’Israël, qui n’ont plus cette étincelle sacrée et se trouvent donc, spirituellement parlant, à l’extérieure du camp. Ils sont en dehors du peuple et n’ont plus de lien avec celui-ci. La Thora vient ici nous dire que même ces Juifs les plus éloignés et détachés de leur source, finiront par trouver leur réparation et par réintégrer leur origine. Car Hachem agit de sorte à ce qu’aucun Juif ne soit repoussé et exclu. C’est pourquoi, il ne faut pas désespérer même de ces Juifs. Et même si à présent, cette cendre (allusion à ces juifs) est « sortie à l’extérieur du camp ».
Malgré tout, elle est gardée « dans un endroit pur », en attendant sa réparation et son retour à sa purification.
(Beth Yaacov)

« S’il offre un sacrifice de remerciement » (7,12) :

Le Midrash enseigne que tous les sacrifices sont amenés à disparaître (dans les temps futurs). Mais le sacrifice de remerciement ne disparaîtra jamais. Une des manières d’interpréter, de façon allusive, cet enseignement, est la suivante.
Quelqu’un qui a eu le mérite extraordinaire de n’avoir jamais commis de faute, même involontairement, et qui de ce fait n’a jamais eu besoin d’apporter un sacrifice pour expier une faute, devra déjà remercier Hachem juste pour avoir eu ce grand mérite. Ainsi, dans le cas où tous les sacrifices sont annulés, pour cet homme qui n’a commis aucune faute, malgré tout le sacrifice de remerciement ne sera pas annulé. Car, il devra remercier Hachem de tout son cœur pour lui avoir permis de vaincre son mauvais penchant et de ne jamais fauter.
(Divré Chaar ‘Haïm)

« Moché fit comme Hachem le lui ordonna, et l’assemblée se réunit à l’entrée de la tente d’assignation » (8,4) :

Ce verset fait allusion au fait que lorsque le Juste réalise la Volonté d’Hachem et fait « comme ce que Hachem le lui ordonne », alors automatiquement « l’assemblée se réunit ». En effet, tout le monde se réunit et se rassemble autour de lui et le cœur de tous s’éveille à se rapprocher de lui, pour apprendre de lui et tirer leçon de son comportement.
(Rabbi Mena’hem Mendel de Kotsk)

Le coin Halakha

Lorsqu’on prépare la viande pour la fête, il est interdit de dire : « Cette viande est pour Pessa’h », mais on dira : « Cette viande est pour la fête », pour ne pas qu’il y est d’ambiguïté avec la viande du sacrifice de Pessa’h, qui n’est plus d’actualité de nos jours où le Temple n’est malheureusement pas encore reconstruit.
Il est interdit de consommer de la Matsa la veille de Pessa’h, afin de garder la primeur de la Matsa pour le Seder où elle sera consommée pour la Mitsva. Malgré tout, il sera autorisé de consommer la Matsa Achira (enrichie avec un jus) la veille de Pessa’h, car elle ne permet pas de s’acquitter de la Mitsva le soir de Pessa’h. De plus, on ne mangera pas beaucoup la veille de Pessa’h pour garder l’appétit pour manger la Matsa de Mitsva, le soir du Seder.
Certains ont coutume de ne pas consommer de salade verte, et en particulier la romaine (ou encore des endives) la veille de Pessa’h, car elle est utilisée le soir du Seder pour la Mitsva de consommer le Maror et il convient de lui laisser la primeur pour le Seder.
Il convient de s’entretenir du récit de la sortie d’Egypte jusqu’à ce qu’on soit pris par le sommeil (bien sûr avec la condition d’avoir réalisé toutes les étapes du Seder). Le Zohar enseigne qu’Hachem se réjouit de ce récit et réunit toute l’armée céleste en leur disant : « Venez écouter la louange d’en-bas ». Et comme nous le disons dans la Haggada : « Quiconque multiplie de raconter la sortie d’Egypte est digne d’éloge ».

Le coin discours

La Paracha de Tsav poursuit la description des sacrifices, évoquée dans Vayikra. Concernant l’offrande de ‘Hatat (expiatoire) qui venait pour réparer certaines transgressions importantes commises involontairement, le verset précise : « A l’endroit où l’on abattra la ‘Ola (holocauste), on abattra (aussi) le ‘Hatat ». La Thora rattache le lieu de l’abattage du ‘Hatat à celui du ‘Ola, qui était abattue au côté nord de l’autel. On peut, dès lors, se demander pourquoi la Thora ne se contente-t-elle pas de dire que le ‘Hatat était abattu sur le côté nord ? Pourquoi le Texte nous laisse le déduire par la comparaison établie avec la ‘Ola ?
Pour le comprendre, il nous faut au préalable expliquer la raison d’être de la ‘Ola. Nos Sages expliquent que quand un Juif avait eu une mauvaise pensée, et qu’il souhaitait l’expier, alors il offrait la ‘Ola. La Thora ne sanctionne pas les mauvaises pensées en général (sauf les pensées idolâtres). Ainsi, comparé aux fautes pour lesquelles on apportait le ‘Hatat, qui venait pour des actions interdites particulièrement graves, bien que commises involontairement (comme par exemple la transgression du Chabbat), les fautes qui entraînaient la ‘Ola étaient plutôt légères. Bien plus, pour une mauvaise pensée, la Thora n’exige nullement d’apporter une ‘Ola. Ainsi, seule une personne pieuse, qui voudrait être pure de tout manquement, même liée à une pensée, pouvait venir offrir cette ‘Ola, de son propre bon vouloir.
D’après cela, Rachi (sur la Guemara Sotta) explique que la Thora souhaite éviter que celui qui venait offrir un ‘Hatat, en ressente une certaine honte. Puisque le ‘Hatat venait pour une faute importante (bien qu’involontaire), celui qui l’apportait, risquait de se sentir gêné, car tous ceux qui étaient autour de lui en déduiraient qu’il a commis un acte grave. Pour le mettre à l’aise, la Thora a déterminé exactement le même endroit pour l’abatage du ‘Hatat que pour celui du ‘Ola. Ainsi, quand les gens verront que le sacrifice est abattu au nord, ils pourront alors penser que cet homme apporte en fait une ‘Ola (abattue aussi au nord) pour une simple mauvaise pensée.
Ils ne pourront plus en déduire que sa faute est grave. De la sorte, la honte de ce pécheur sera évitée.
Nous voyons de là combien la Thora accorde de l’importance au respect de chaque individu. Elle essaie de couvrir au maximum même la faute de quelqu’un de coupable. L’essentiel pour la Thora est qu’il vienne se faire pardonner sa faute.
Pour sa part, le Rav Chelomo Yosseph Zévine (dans son ouvrage LaThora Vélamoadim) explique que le ‘Hatat, bien que venant expier un acte, ne pouvait atteindre ce but que si son offrant regrettait vraiment sa faute et décidait de s’en repentir de tout son cœur.
Seul un sacrifice accompagné de cet état d’esprit de repentance pouvait obtenir expiation d’une faute. De la sorte, c’est au même endroit qu’on abattait la ‘Ola, qui venait pour une pensée du cœur, qu’on devait aussi abattre le ‘Hatat. Car bien que ce dernier venait pour un acte interdit, la vraie réparation ne pouvait intervenir que grâce aux pensées du cœur qui l’accompagnaient, à savoir le profond repentir qui émane du cœur, par la prise de conscience de la faute, le regret, la décision de ne plus recommencer…
D’autre part, le Chem Michmouel propose une autre explication qui va un peu dans le même sens. Il cite un enseignement de son père, le Avné Nezer, qui dit que la ‘Ola est abattue au nord qui se dit “Tsafon – צפון”, car elle vient pour obtenir réparation pour les pensées. Or celles-ci sont enfouies et cachées en l’homme, et ne sont pas visibles. Or “caché” se dit aussi “Tsafoun – צפון” (le nord est d’ailleurs le point cardinal où le soleil est le plus “caché”). Ainsi, on peut comprendre pourquoi la ‘Ola, qui venait pour les pensées, était abattue au nord. Mais le ‘Hatat qui venait pour un acte visible et dévoilé, pourquoi devait-il aussi être abattu au nord ?
Pour le comprendre, posons une autre question. Pourquoi une personne qui a commise une faute involontaire devait-elle se faire pardonner ? Elle ne l’a pas fait exprès et ne devrait donc pas vraiment en être responsable !
Le Chem Michmouel explique tout cela en disant qu’un Juif ne peut commettre une faute involontairement que s’il a déjà ressenti un désir et qu’il a développé certaines pensées concernant cet interdit. Et bien qu’il a toujours veillé à ne pas passer à l’acte et le transgresser, malgré tout les pensées et le désir qu’il a ressentis pour cette faute, ont créé un lien entre lui et l’interdit, au point d’en venir à présent à le commettre involontairement. La faute involontaire qui entraîne le ‘Hatat provient donc des pensées qu’il a eu pour celle-ci. Le sacrifice qu’il doit apporter en tant qu’expiation doit donc être abattu au nord (Tsafon), comme la ‘Ola qui venait pour des pensées, car c’est la pensée de la faute qui a fini par générer l’acte involontaire. C’est donc surtout cette pensée qu’il faut amender.
Enfin, le Mé Hachiloa’h, le Keli Yakar et le ‘Hatam Sofer se rejoignent pour apporter l’explication similaire suivante. Ils font remarquer que le ‘Hatat est l’offrande de celui qui souhaite se repentir d’une faute importante commise. En revanche, la ‘Ola est l’offrande de l’homme Juste qui ne peut supporter avoir à son crédit ne serait-ce qu’une mauvaise pensée. Il s’empresse donc d’offrir une ‘Ola pour se racheter de cette pensée. La Thora vient aussi nous dire que l’homme qui se repent et qui se présente avec son ‘Hatat, se nettoie de sa faute grâce à son repentir au point d’en venir au niveau du Juste qui se présente avec sa ‘Ola. Le repentir élève l’homme au niveau du Juste en effaçant toute trace de la faute. Le ‘Hatat du repentant l’élève au niveau idéal du Juste et du pieux qui viennent offrir la ‘Ola. Cela aussi est en allusion dans les mots : « A que le ‘Hatat est l’offrande de celui qui souhaite se repentir d’une faute importante commise. En revanche, la ‘Ola est l’offrande de l’homme Juste qui ne peut supporter avoir à son crédit ne serait-ce qu’une mauvaise pensée. Il s’empresse donc d’offrir une ‘Ola pour se racheter de cette pensée. La Thora vient aussi nous dire que l’homme qui se repent et qui se présente avec son ‘Hatat, se nettoie de sa faute grâce à son repentir au point d’en venir au niveau du Juste qui se présente avec sa ‘Ola. Le repentir élève l’homme au niveau du Juste en effaçant toute trace de la faute. Le ‘Hatat du repentant l’élève au niveau idéal du Juste et du pieux qui viennent offrir la ‘Ola. Cela aussi est en allusion dans les mots : « A l’endroit où l’on abattra la ‘Ola, on abattra le ‘Hatat » …

Le coin histoire

Un jour, un Tsadik était assis autour d’une table, en compagnie de ses disciples. Soudainement, le Tsadik demanda à ses élèves : « Est-ce que vous croyez dans le Créateur du monde ? »
Tous répondirent d’une seule voix : « Bien sûr que nous croyons en Lui ! »
Alors, le Tsadik reprit et leur dit : « Certes. Mais sachez que moi je ne crois pas ! »
Tous les disciples furent choqués et attendaient une explication.
Le Tsadik leur demanda : « Est-ce que vous croyez que cet objet autour duquel nous sommes assis, c’est une table ? »
Les élèves répondirent : « Nous n’avons pas besoin de croire en cela. Nous voyons clairement que c’est une table ! »
Et le Rabbi de conclure : « De même, ai-je besoin de croire qu’il y a un Créateur à l’univers ? Je Le vois clairement ! »…
Le peuple Juif a tellement expérimenté la proximité avec Hachem (sortie d’Egypte, ouverture de la mer, don de la Thora, traversée du désert…), qu’il n’est nullement nécessaire de recourir à la foi pour Le connaître. Nous savons qu’Il existe, nous ne le croyons pas !


Chabbat Chalom !!

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