Chabbat Vayigach

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Paracha Vayigach / פרשה ויגש

14/15 décembre 2018 – 7 Tévèt 5779 / ז’ טבת תשע’ט

Début : 16h35 – Fin : 17h49

Les Horaires :

Vendredi soir :
16h30 : Allumage des bougies et entrée de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 16h35)
16h30 : Min’ha, suivi d’un cours sur les halakhot/lois des prières du matin (pessouké déZimra) par Mickael LELOUCHE
17h45 : Chir haChirim suivi de Kabbalat Chabbat et Arvit
Dvar Torah par Mickael LELOUCHE

Samedi matin :
09h00 : Cha’harit
Dvar Torah par Alain CERNES
L’office sera suivi d’un kiddouch

Samedi après-midi :
16h00 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
16h10 : Min’ha
Suivi de la Séouda Chélichit, des chants de Chabbat et du D’var Torah par Alain CERNES
16h54 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
17h49 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit

Chabbat Chalom !


Carnet de familles :

Bar mitsvah
Jeudi matin, Simon MAMANE viendra mettre ses Téphilines à l’ACJBB Sud pour célébrer sa Bar Mitsvah. Nous lui adressons un grand Mazal Tov ainsi qu’à ses parents Caroline et Raphaël MAMANE, à sa sœur Elisa & à son frère Joseph, ainsi qu’à toute la famille MAMANE.
Simon participera aux prières et à la lecture de la Thora Chabbat prochain à l’ACJBB Sud, Paracha de Vayé’ḥi.
מזל טוב


Birkat ha-Lévana :

La Birkat ha-Lévana (prière pour le renouvellement de la lune) pourra être récitée entre le vendredi 14 décembre 2018 au soir et le vendredi 21 décembre 2018 au soir, lorsque la lune est visible.


Jeûne du 10 Tévèt :

Le jeûne du 10 Tévèt va tomber ce mardi 18 décembre 2018. Il commencera le matin à 06h55 et se terminera le soir à 17h40.


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guémara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h00 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.

Retrouvez tous les cours du Rabbin Kassabi sur cette page !!


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


Le Rabbin Kassabi : « A l’origine, Béréchit » sur France 2 :

Dimanche 2 décembre, Le Rabbin KASSABI a reçu Gilbert Montagné pour parler de la Tsédaka dans l’émission « A l’origine, Béréchit » sur France 2.
Retrouvez le replay ici !


Mélavé Malka pour femmes, par Emounah :

🎉Mélavé Malka- Conférence🎉

Envie de vivre une fin de Chabbat autrement qu’en faisant la vaisselle, venez après Chabbat pour passer un moment convivial !!!


Emounah Boulogne est ravi d’accueillir Sarah MIMERAN, conférencière spécialiste du couple et de l’éducation sur le thème : « De la retenue à la parole d’amour » ❤❤❤❤

Ce Samedi 15 décembre 2018
À 20h15 à l’espace Alfred Zemour
Synagogue de Boulogne Billancourt

Nous aborderons b »H la beauté, mais aussi les enjeux de la retenue, peut-être comme étape intermédiaire et préliminaire de la parole d’amour, elle-même multiple au sein du couple, et libératrice.

Nous comptons sur votre présence !!
Buffet Sushi

PAF : 10 € / public féminin

Inscrivez vous !

LÉILOUY NICHMAT YVETTE HAYA BAT IDA KASSABI


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
le Mikvé est ouvert :
– dimanche de 19h à 21h
– du lundi au jeudi de 20h à 22h
– vendredi soir : uniquement sur RDV , en envoyant un sms à Mme Yael Kassabi au 06.22.76.15.04
– samedi soir : 1h après Shabat pendant 2h

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kélim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Téfila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Nous avons signé la semaine dernière le contrat avec Eiffage Construction.
Le projet démarre donc vraiment !!

Il faut cependant très rapidement, compéter le financement du projet par les dons et les promesses de don. Nous vous invitons donc à faire des dons uniques ou mensuels pour participer au projet. Si vous souhaitez nous faire part de votre promesse de don qui interviendra dans l’avenir, vous pouvez le faire en nous adressant un message par email ou par courrier.

Assurances du Projet

Dans le cadre de la construction du Centre Culturel Juif de Boulogne, nous lançons un appel à candidature en vue de trouver un courtier dont la mission serait de prendre en charge les diverses assurances obligatoires auxquelles l’association doit souscrire: dommage-ouvrage, décennale, etc.
Toute proposition devra être reçue au plus tard le 20 décembre 2018.
Contacter l’architecte pour toute question.

Nous continuerons de vous aviser ici de l’état d’avancement des opérations.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ACJBB ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Si vous avez des question, envoyez-nous un message !

Je participe à la collecte pour la construction


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Yéhouda s’approcha de lui (Yosseph) » (44, 18) :

Ce verset qui évoque le rapprochement entre Yéhouda et Yosseph fait allusion à deux principes nécessaires au repentir. Tout d’abord, reconnaître et avouer sa faute, ce qui est en allusion dans le personnage de Yéhouda, signifiant la reconnaissance. Puis, le rajout dans les bonnes actions et les Mitsvot, ce qui est en allusion dans le personnage de Yosseph, signifiant le rajout.

« Mon maître demanda à son serviteur : “Avez-vous un père ou un frère” » (44, 19):

Toute la gravité de l’accusation du vol de la coupe provient du fait que le vice-roi (qui n’est autre que Yosseph) affirme que cette coupe est particulièrement importante pour lui car elle lui sert à deviner les choses. D’après cela, Yéhouda fait remarquer à Yosseph que si cela est vrai qu’il devine grâce à cette coupe, pourquoi lui a-t-il demandé : « Avez-vous un père ou un frère ? » Pourquoi n’a-t-il pas deviné la réponse grâce à sa coupe. Par cet argument, Yéhouda voulait faire remarquer que cette accusation est mensongère et qu’en réalité, la coupe n’a aucune force particulière. (Michnat Dérabbi Eliezer)

« Yosseph dit à ses frères : “Je suis Yosseph” … “Je suis Yosseph votre frère” » (45, 3-4) :

Pourquoi Yosseph parla-t-il en deux temps ? Il commença par leur dire : « Je suis Yosseph », ce qui bouleversa ses frères. Puis, il leur dit : « Je suis Yosseph votre frère » ! Ne pouvait-il pas dire directement : « Je suis Yosseph votre frère » ?
En fait, au départ Yosseph ne savait pas si ses frères regrettaient de l’avoir vendu. Il ne pouvait donc pas les considérer véritablement comme ses frères s’ils ont toujours de mauvais projets à son égard. Mais quand il vit qu’en entendant ses propos ils furent bouleversés et eurent honte, il en déduisit qu’ils regrettaient leur acte et en avaient profondément honte. Alors, il leur dit : « Je suis Yosseph votre frère ». A présent que la haine est terminée et qu’ils regrettent de l’avoir vendu, la fraternité peut être rétablie. (Ketav Sofer)

« Et maintenant ne vous attristez pas » (45, 5) :

A quoi fait allusion le terme : “Maintenant” ?
En fait, nos Sages enseignent que la faute de la vente de Yosseph fut payée plusieurs générations plus tard, par les dix martyrs qui furent tués par les romains (dont Rabbi Akiva). Ainsi, Yosseph voulait faire allusion à cela à ses frères. Il leur dit : « Et maintenant, ne vous attristez pas ». Par cela, c’est comme s’il leur disait : « Maintenant, dans cette génération, vous n’avez pas à vous attrister, car vous n’allez pas payer pour la faute de la vente. Mais dans le futur, dans la génération des 10 martyrs, c’est là que vous aurez lieu de vous attrister, car c’est là que vous allez payer cette faute par la mort des dix martyrs ! » (Rabbi ‘Haïm Vital)

« Il offrit des sacrifices au D.ieu de son père Yits’hak » (46, 1) :

Pourquoi n’est-il pas dit que Yaacov apporta des sacrifices « au D.ieu de ses pères », pour inclure aussi Avraham ? Pourquoi spécifier uniquement son père Yits’hak ?
En fait, Yaacov savait qu’il allait être puni pour ne pas avoir honoré son père pendant les 22 ans qu’il s’était absenté et qu’il était chez Lavan. A présent, quand 22 ans étaient passés depuis la disparition de Yosseph, et qu’il s’apprêtait à retrouver son fils, Yaacov sut que désormais la punition venait de s’achever. En effet, il souffrit 22 ans de l’absence de son fils, pour les 22 ans où il n’avait pas pu respecter ses parents. Alors, il se réjouit d’avoir fini de payer cette faille et remercia Hachem car à présent il était finalement nettoyé de cette faute. C’est ainsi que pour remercier Hachem, il offrit des sacrifices. Et c’est pour cela qu’il les offrit « au D.ieu de son père Yits’hak », car la punition pour ne pas avoir honoré son père pendant ces 22 ans, venait de s’achever. (Zeved Tov)

« Seule la terre des prêtres (de l’Egypte), il (Yosseph) ne l’a pas acquise » (47, 22) :

Alors que Yosseph acheta toute l’Egypte, on peut se demander pourquoi n’a-t-il pas acheté également la terre des prêtres ?
En fait, quand Yosseph fut accusé par la femme de Potifar d’avoir tenté de l’agresser, il fut au départ condamné à la mort. Seulement, parmi les juges se trouvaient des prêtres égyptiens, qui savaient que Yosseph était en réalité innocent. Ils sont donc intervenus pour qu’on épargne sa vie. Et finalement, il fut “seulement” emprisonné. Pour témoigner sa gratitude à ces prêtres, qui ont agi pour lui sauver la vie, Yosseph a laissé leur terre entre leurs mains et ne l’a pas acquise, au même titre que tout le reste de l’Egypte. Ce comportement de Yosseph vient enseigner l’importance de toujours témoigner sa gratitude à tout bienfaiteur. (Chené Lou’hot Haberit)

« Vous donnerez le cinquième à Pharaon » (47, 24) :

Un verset de la Paracha de Bo dit que : « La résidence des enfants d’Israël qui résidèrent en Egypte fut de 430 ans ». C’est à dire que théoriquement, l’exil d’Egypte aurait dû durer 430 ans. Finalement, les Hébreux restèrent 210 ans en Egypte. De plus, la période de souffrance intense dura 86 ans sur ces 210 ans. Or, 86 c’est le cinquième de 430. Ainsi, la grande souffrance constitua le cinquième de la durée théorique de l’exil. Cela est en allusion dans notre verset : « Vous donnerez le cinquième à Pharaon ». (Na’hal Eliahou)

Le coin étude

Après une longue discussion avec Yéhouda, Yosseph finit par se dévoiler à ses frères. Alors, il leur dit : « Je suis Yosseph ». La Thora relate qu’en entendant ces mots, « ses frères ne purent lui répondre, car ils étaient perturbés devant lui ». En apparence, on aurait tendance à expliquer qu’ils furent perturbés de par la peur que Yosseph ne se venge. Mais, nos Sages expliquent qu’en réalité, ils furent perturbés par la honte. Les frères reçurent les propos de Yosseph comme une profonde réprimande et remise en cause, et en ressentirent une grande honte. Et nos Sages de conclure que cette réprimande était à l’image de la réprimande qu’Hachem adressera à l’humanité dans les temps futurs. Seulement, on peut s’interroger sur tout cela. D’une part, en quoi les mots : « Je suis Yosseph » constituent-ils une réprimande, alors qu’en apparence, par ces termes Yosseph ne fait que se dévoiler à ses frères ? Et d’autre part, quel lien y a-t-il entre ce passage et la réprimande qu’Hachem adressera au monde dans les temps futurs ?
En fait, il faut savoir au préalable que le comportement et le mode de vie de Yosseph se distinguaient de ceux de ses frères. Alors que les autres tribus s’isolaient pour servir Hachem. Pour eux, on ne peut s’élever spirituellement qu’en s’éloignant du monde matériel et profane. Il est nécessaire d’adopter un comportement visiblement pieux, en recul avec le monde. Mais Yosseph voyait les choses différemment. Il optait plutôt quant à lui pour cacher sa piété sous une apparence de superficialité. Il adoptait des habitudes profanes, soignait sa coiffure et son vestimentaire, et dissimulait sa sainteté. C’est d’ailleurs cette attitude qui suscita l’intérêt de la femme de Potifar, qui le trouvait beau et séduisant, jusqu’à vouloir l’attirer à elle. Et même quand il devint vice-roi de l’Egypte, Yosseph poursuivit cette manière d’être. Il était mêlé aux affaires politiques et économiques du pays. Extérieurement, on ne pouvait distinguer sa grandeur. Mais, au fond de lui, dans ses pensées et dans son coeur, il était pleinement attaché à Hachem. Il utilisait un revêtement profane pour y envelopper une redoutable sainteté et une très grande proximité avec Hachem. Si pour ses frères, le monde matériel était à éloigner, ne pouvant servir de moyen pour servir le Créateur. Pour Yosseph, la matérialité est un vecteur de sainteté. Il se servait du profane pour l’emplir discrètement de sainteté. Ce monde n’était pas à écarter.
Ainsi, ne remarquant que l’apparence superficielle et profane de Yosseph, ses frères ne sont pas parvenus à saisir sa grandeur et sa sainteté. Pour eux, Yosseph s’était éloigné du droit chemin et menait une vie ancrée dans le matériel. Rien de bien ne sortirait de lui.
Ils finirent aussi par s’en débarrasser. La profonde sainteté que dissimulait Yosseph, ils ne la remarquèrent pas ni ne la distinguèrent.
Mais quand Yosseph finit par se dévoiler à ses frères, alors qu’auparavant sa sainteté était constamment cachée et il ne l’avait encore jamais mise à jour, mais à ce moment là, il la laissa se dévoiler. La lumière intense de sa sainteté éclata au grand jour. C’est dans cet état de grande élévation qu’il formula les mots : « Je suis Yosseph ! » Et enfin, pour la première fois, ses frères se trouvèrent face à la grandeur si puissante de Yosseph. Enfin, ils comprirent qu’au delà de son apparence d’homme simple et profane, se cachait un être redoutable en sainteté. Et là, ils furent perturbés “devant lui”, ou littéralement : “de sa face – מפניו”. C’est qu’en voyant l’éclat qui rayonnait de son visage, ils en furent perturbés. A cet instant, ils comprirent qu’ils s’étaient grandement trompés à son sujet, et qu’ils avaient en réalité affaire à un homme saint. Ils ressentirent une grande honte de cette erreur. C’était pour eux une vraie réprimande.
Dans les temps futurs aussi, Hachem se dévoilera dans le monde matériel et proclamera : « Je suis Hachem ». Alors, on comprendra que ce monde, que l’on a utilisé pour son profit et parfois même pour se laisser aller à des fautes, qu’il était en réalité empli de la Lumière Divine qui s’y cachait. Et alors, on ressentira aussi une grande honte, d’avoir utilisé un monde empli de Divinité, pour transgresser la Volonté Divine, ce qui constitue une offense au sacré. Cette réprimande future sera bien à l’image de celle de Yosseph.

Le coin Halakha

Certains propos sont considérés comme de la poussière de médisance. Il ne s’agit pas de médisance à proprement parler, mais en fait néanmoins partie. Ainsi, le fait de dire : « Ne parlez pas d’untel. Je ne veux pas vous dire ce qui s’est passé avec lui », est considéré comme de la poussière de médisance. De même, le fait de raconter du bien sur une personne devant quelqu’un qui ne l’aime pas, est de la poussière de médisance, car cela va mener son ennemi à dire du mal de lui. Ainsi, ce bien dont il parle amène au mal.
Il est tout autant interdit de dire de la médisance d’une personne en son absence qu’en sa présence. Toute parole qui peut nuire à son prochain physiquement, moralement ou financièrement est interdit au titre de médisance. Et même dire quelque chose qui puisse lui faire peur est interdit à ce titre. La réparation pour avoir dit de la médisance dépend du niveau de la personne. S’il est érudit en Thora, il se consacrera encore plus à l’étude. S’il est ignorant, il fera preuve de grande modestie. La médisance est l’une des quatre fautes qui empêche celui qui la transgresse de jouir de la Présence Divine, avec la moquerie, le mensonge et la flatterie.

Le coin histoire

Rabbi ‘Haïm Kanievski évite particulièrement tout ce qui s’apparente au Ribbit (prêt à intérêt). Ainsi, son seul compte bancaire se trouve dans une banque où le problème de Ribbit ne se pose pas.
Un jour, il fut invité à être Sandak (celui qui tient le bébé) à une Brit Mila (circoncision). R. ‘Haïm prit place dans la voiture de celui qui devait l’y accompagner, mais quand ce dernier mit le contact, le véhicule refusait de démarrer, et ce à plusieurs reprises. Comme R. ‘Haïm était attendu, il n’eut d’autre choix que de se faire conduire par quelqu’un d’autre. Et là, le voyage se déroula sans difficulté.
Il s’avéra par la suite que la voiture du premier chauffeur lui avait été achetée par son père par de l’argent gagnée par des prêts à intérêt. Du Ciel, on avait évité à Rabbi ‘Haïm de profiter, même de façon indirecte, d’argent obtenu de manière interdite.
Ce récit montre que quand quelqu’un décide de faire attention à une loi de la Thora, Hachem veille sur lui pour qu’il n’en vienne pas, même involontairement ou même indirectement, à transgresser cette loi.

Le coin ‘Hizouk

Il est dit : « Elle se lève la nuit et donne de la nourriture à sa maison ». On peut en tirer la leçon suivante. Si une personne sent que c’est difficile de servir Hachem et qu’elle est éloignée de la Lumière Divine, comme “la nuit” où il fait obscur, et que malgré tout “elle se lève” dans le service Divin, alors, elle permet au flux de bénédiction de descendre : “Elle donne de la nourriture à sa maison”. (Niflaot ‘Hadachot)


Chabbat Chalom !

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