Chabbat Tsav

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Paracha Tsav / פרשה צו

22/23 mars 2019 – 16 Adar 2 5779 / ט’ז אדר ב תשע’ט

Début : 18h47 – Fin : 19h55

Les Horaires :

Vendredi soir :
18h45 : Allumage des bougies et entrée de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 18h47)
18h45 : Min’ha, suivi de Chir haChirim, Kabbalat Chabbat et Arvit
Dvar Torah par le Rabbin Mickael MOUYAL

Samedi matin :
09h00 : Cha’harit
Dvar Torah par le Rabbin Mickael MOUYAL
L’office sera suivi d’un kiddouch communautaire.

Samedi après-midi :
17h00 : Cours mixte sur la Paracha par le Rabbin Mickael MOUYAL
18h00 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
18h15 : Min’ha
Suivi de la Séouda Chélichit, des chants de Chabbat et du D’var Torah par Remy LEVY
La Séouda chélichit est offerte par Liliane Zrihen THENEVIN léilouy nichmat Yehouda Zrihen (ז״ל).
19h07 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
19h55 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche matin :
08h00 : Cha’harit

Chabbat Chalom !


Pourimland :

Venez nombreuses et nombreux assister à la 17ème édition de la fête de Pourim organisée par PourimLand, et la Communauté Juive de Boulogne, ce dimanche 24 mars 2019, de 11h00 à 18h00, au gymnase Denfert Rochereau, 42 rue Denfert Rochereau, 92100 Boulogne Billancourt.

Plus de 3.000 m² de jeux, tombola, plus de 12.000 cadeaux distribués aux enfants, de nombreuses structures gonflables. Tout est fait pour accueillir adultes et enfants dans une ambiance festive et conviviale !

Nous vous attendons nombreuses et nombreux ! Parlez-en autour de vous !!!


Offices et cours de la semaine à la Synagogue :

43 rue des abondances

Cha’harit – 1er office :
6h55 : Lundi et jeudi
7h00 : Mardi, mercredi et vendredi
8h00 : Dimanche et jours fériés

Cha’harit – 2ème Office :
7h45 : dans la Soucah/Pergola
suivi d’une étude par le Rabbin Didier Kassabi du lundi au jeudi, et par le Rav Avner Ibgui le vendredi

Min’ha :
13h00 : du lundi au jeudi, D’var Torah du Rabbin Didier Kassabi. Vous avez la possibilité de réserver un plat chaud pour déjeuner pendant le cours.
13h30 : Min’ha, du dimanche au jeudi

Arvit :
19h30 : du dimanche au jeudi


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guémara pour jeunes adultes chaque lundi soir à 20h00 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances.

Retrouvez tous les cours du Rabbin Kassabi sur cette page !!


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


Participez à l’écriture d’un Sefer Torah à la mémoire d’Elie Botbol :

La Communauté juive de Boulogne-Billancourt, s’associe au projet de la famille d’Elie (ז״ל) et vous propose de participer à l’écriture du Sefer Tora qui sera écrit à la mémoire et pour l’élévation de l’âme de notre cher ami Eliahou ben Aaron ve Ra’hel BOTBOL (ז״ל)

Le Sefer Tora sera inauguré sDv pour à l’issue de la première année de deuil.
Chaque lettre est à acquérir pour un montant de 52€, et donne droit à un reçu Cerfa.
Vous pouvez acquérir une ou plusieurs lettres, un Passouk ou une Paracha dans ce Sefer Tora.

Tizkou leMitsvoth !

Je participe au Sefer Tora à la mémoire d’Elie Botbol (ז״ל)


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
le Mikvé est ouvert :
– dimanche de 19h à 21h
– du lundi au jeudi de 20h à 22h
– vendredi soir : uniquement sur RDV , en envoyant un sms à Mme Yael Kassabi au 06.22.76.15.04
– samedi soir : 1h après Shabat pendant 2h

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kélim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Téfila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • et une salle des fêtes

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Il faut très rapidement, compéter le financement du projet par les dons et les promesses de don. Nous vous invitons donc à faire des dons uniques ou mensuels pour participer au projet. Si vous souhaitez nous faire part de votre promesse de don qui interviendra dans l’avenir, vous pouvez le faire en nous adressant un message par email ou par courrier.

Nous continuerons de vous aviser ici de l’état d’avancement des opérations.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ACJBB ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Si vous avez des question, envoyez-nous un message !

Je participe à la collecte pour la construction


Les paniers de Pessa’h:

Comme chaque année, nous vous invitons à nous mobiliser pour que ceux qui ont des difficultés financières pour préparer Pessa’h puissent le faire sereinement grâce à chacun d’entre nous.

Tsedek, sous la direction de notre ami Eric Chetrit, fait un grand travail avec discrétion pour soutenir tous ceux qui ont besoin de nous. Ils savent qu’ils peuvent compter sur la générosité des membres de notre communauté.

Avec les paniers de Pessa’h collectés par Tsedek, nous aidons les nécessiteux de notre communauté, ainsi que des familles en Région parisienne et en Israel qui sont dans le besoin.

Les paniers de Pessa’h sont à 52€.
Merci d’avance pour votre générosité.

Paiement sécurisé en ligne, ou par chèque adressé à ACJBB Tsedek à Synagogue de Boulogne – 43 rue des Abondances – 92100 Boulogne-Billancourt

Vous pouvez également faire un don pour les paniers de Pessa’h du Consistoire au Secours juif.

Je donne pour les paniers de Pessa’h !


Conférence par le Bnai B’rith :

Le Bnai B’rith Ile de France et les associations Marinette Artman, Paris Jérusalem, et Hanouka ont le plaisir de vous convier à une conférence exceptionnelle de l’historien Georges Bensoussan sur le thème « Le Sionisme, entre mythologie et histoire » le mardi 26 mars 2019 à 19H45 précises à l’Espace Alfred Zemmour de la Synagogue de Boulogne (43 rue des Abondances 92100 Boulogne-Billancourt).


Dans le contexte actuel de diabolisation du Sionisme, Georges Bensoussan apportera un éclairage historique sur les questions clés du Sionisme pour appréhender les enjeux et la signification du Sionisme aujourd’hui.

Inscription sur http://tiny.cc/4hqp3y ou par e-mail à bbmarinette@gmail.com. PAF de 10 euros.


Séminaire pour la relève communautaire des jeunes – devenez les dirigeants de demain !

Vous aimez votre communauté, vous voulez participer à son développement, vous pensez rester vivre à Boulogne pour le moment ?

Nous vous proposons de participer au prochain week-end des futurs dirigeants communautaires organisé par le Consistoire du 5 au 7 avril 2019.

Contactez-nous synamail@acjbb.com pour nous parler de vos projets pour la communauté et nous étudierons ensemble le financement pour votre participation à ce séminaire.


CCIBB – Centre de Loisirs Été 2019 :

Les directeurs du Centre de loisirs Anne Marie Amsallem et Jonathan Cahen, ainsi que la fantastique équipe d’animation accueilleront pour les prochaines vacances du 8 au 26 juillet 2019 vos enfants de 6 à 13 ans dans une ambiance juive exceptionnelle !!!

Le programme, toujours diversifié, alliera loisirs, sports, culture et identité juive.


Au programme : Parc Astérix, Parc St Paul, Mer de Sable, France Miniature, Bateaux mouches et autres sorties … Stage de hip-hop, stages sportifs, jeux, ateliers artistiques, Maccabiades, journée israélienne et de nombreuses surprises …

145 € la semaine (possibilité de bourse) – Places limitées
Informations et réservations auprès de Jonathan 06.21.07.17.09 ou sur ccibb.net.


Bné Akiva :

Les activité du Bné Akiva reprennent nationalement sous la direction d’Eliezer Borgenicht, nouveau Chalia’h national.
Pour préparer les activités à venir, le Bné invite tous les jeunes de 15 à 18 ans à un weekend de formation au leadership, Chabbat plein. Des jeunes de toute la France seront présents à ce week end. Réservez rapidement. Le nombre de place est limité.

Tefilot de Chabbat, repas, animations, de vendredi après-midi jusqu’à dimanche midi, à 1h30 de Paris.
Paf : seulement 40€, incluant les déplacements, l’hébergement, les repas, les animations, etc.
Inscriptions par site HelloAsso sécurisé.

Je réserve pour le Weekend du Bné Akiva.


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Ceci est la loi de l’holocauste, c’est l’holocauste sur le feu de l’autel » (6, 2) :

Ce verset peut être traduit, de façon plus littérale, de la manière suivante. « Ceci est la Thora qui monte, elle monte sur le feu de l’autel ». En effet, la Thora que l’on étudie, pour pouvoir monter dans les Cieux et parvenir auprès d’Hachem, devra être étudiée avec amour, enthousiasme et ardeur. Cela est en allusion dans ce verset : « Ceci est la Thora qui monte », pour que la Thora puisse monter, il faut qu’elle soit étudiée « sur le feu de l’autel », avec le feu sacré de l’amour et de l’enthousiasme. (Toré Zahav)

« Il lèvera la cendre que le feu aura consumé » (6, 3) :

On peut voir dans ce verset une allusion dans le Service d’Hachem. Quand une personne lève la cendre et s’inspire d’elle, en se remplissant d’humilité, à l’image de Avraham qui dit : « Je suis poussière et cendre », alors il méritera d’être “consumé” par le feu sacré. Pour mériter d’être enflammé et enthousiasmé dans le Service d’Hachem, pour être empli du feu sacré, il faut commencer par s’emplir d’humilité et de modestie, au point de se voir “comme terre et cendre”. (Deguel Ma’hané Efraïm)

« C’est un (sacrifice) saint des saints, comme le ‘Hatat (sacrifice expiatoire) et le Acham (offrande de délit) » (6, 10) :

Le ‘Hatat et le Acham, qui sont des sacrifices liés à des fautes, sont appelés “saints des saints”, alors que les Chelamim et la Ola, qui sont des sacrifices volontaires offerts par un homme n’ayant pas fauté, ont une sainteté plus légère. Pourquoi cette différence ?
C’est que les sacrifices offerts suite à une faute implique que l’homme qui les apporte ait regretté sa faute et s’en soit repenti. Or, un homme qui se repent sincèrement s’élève à un niveau spirituel qui dépasse celui du Juste complet. C’est pourquoi ces offrandes ont le niveau de sainteté le plus haut, lié à la grandeur du niveau de l’homme qui s’est repenti. (Abravanel)

« Toute libation mélangée à l’huile ou sèche sera à tous les fils de Aharon, à l’un comme à l’autre » (7, 10) :

Rachi explique que la libation (offrande de farine) mélangée à l’huile, c’est une offrande volontaire, et la libation sèche, c’est celle qui venait pour expier une faute. Ainsi, ce verset vient préciser qu’indifféremment, que ce soit le Juste qui apporte une offrande volontaire et que ce soit un Juif qui a fauté, qui apporte à présent un sacrifice expiatoire, tous deux devront être considérés par « tous les fils de Aharon, à l’un comme à l’autre », c’est à dire “l’un comme l’autre” et au même titre que l’autre. Car même le Juif qui a fauté, à présent qu’il se repent et apporte un sacrifice d’expiation, devra être regardé avec la même considération et la même bienveillance que le Juste qui apporte un sacrifice volontaire. On devra les considérer “l’un comme l’autre”. (Rabbi Yits’hak de Vorka)

« L’ustensile en argile où il (le sacrifice) aura été cuit, sera brisé » (7, 21) :

Ce verset a été dit concernant le sacrifice expiatoire, lié à une faute. Mais en réalité, même l’ustensile en argile où aura été cuit un sacrifice volontaire, devra être brisé. Ainsi, pourquoi cette loi a été dite explicitement concernant les sacrifices expiatoires ?
En fait, la Thora fait allusion au fait que quelqu’un qui aura commis une faute devra avant tout briser son coeur et rabaisser son orgueil. L’ustensile en argile fait allusion à l’homme, créé à partir de la terre. La Thora veut enseigner en allusion que si un homme a fauté, avant même d’apporter son sacrifice expiatoire, il devra briser sa fierté et son orgueil, qui est à l’origine de la faute. D’autant que l’humilité favorise grandement le repentir. (D’après le Keli Yakar)

« Celui qui offre son sacrifice de Chelamim à Hachem amènera son sacrifice à Hachem en Chelamim » (7, 29) :

Ce verset semble se répéter !?
En fait, on peut expliquer qu’il vient apporter une bénédiction et une sorte de promesse à l’homme. Celui qui apporte un sacrifice de Chelamim, qui vient essentiellement pour louer et remercier Hachem, recevra la bénédiction de pouvoir mériter d’apporter en d’autres occasions d’autres sacrifices de Chelamim. Que « celui qui offre son sacrifice de Chelamim » puisse recevoir la bénédiction et « amènera » à d’autres reprises « son sacrifice à Hachem en Chelamim ». (Devach Vé’halav)

« Moché dit à la communauté : “ceci est la chose qu’Hachem a ordonné de faire” » (8, 5) :

La Thora ne dit pas clairement quelle est cette chose qu’Hachem a ordonné de faire !
En fait, ce verset suit le rassemblement du peuple, comme il est dit : « La communauté s’est rassemblée à l’entrée de la tente d’assignation ». Or, pour que tout le peuple puisse se rassembler à l’entrée du Michkan, il fallait qu’Hachem réalise un miracle et qu’un endroit étroit puisse contenir un grand nombre de personnes. Mais Hachem ne réalise pas des miracles inutiles. Ainsi, Il voulait nous enseigner par ce miracle qu’un homme doit se contenter de peu. Même s’il ne dispose pas de toute la largesse et tout le luxe qu’il souhaite, il doit malgré tout se suffire et se contenter de ce qu’il a, même si c’est un peu étroit à son goût. Et c’est là que le verset vient dire : « Moché dit à la communauté : “ceci est la chose qu’Hachem a ordonné de faire” ». Hachem recommande à l’homme de faire et de réaliser dans sa vie cette leçon qui s’exprime par ce miracle, à savoir de justement se contenter de ce qu’il a et de ne pas rechercher absolument toute la largesse possible. (‘Hatam Sofer)

Le coin étude

La Thora énonce la Mitsva de laisser constamment brûler un feu sur l’autel des sacrifices. « Un feu constant brûlera sur l’autel ».
Puisque un feu venait déjà du Ciel pour consumer les sacrifices, pourquoi fallait-il en plus allumer un feu humain sur l’autel ?
De plus, Rachi explique que l’expression « un feu constant » fait allusion au feu des bougies de la Ménora (candélabre), à propos desquelles il est dit : « Pour allumer une bougie constante ». Notre verset vient ainsi enseigner que les bougies de la Ménora étaient allumées avec le feu que l’on allumait sur l’autel des sacrifices. Mais il faut en comprendre la raison.
En fait, quand Hachem réalise un miracle, Il souhaite le cacher au maximum. Hachem essaie le plus possible de dissimuler les miracles par des apparences naturelles, de sorte que l’on puisse expliquer que ce miracle n’est en fait qu’un simple concours de circonstances naturelles. La raison pour laquelle Hachem agit de la sorte et ne dévoile pas Ses miracles, c’est pour ne pas fausser le libre arbitre. Si Hachem réalisait des miracles qui sortent complètement des règles de la nature, alors les hommes auraient été contraints de reconnaître l’Intervention Divine. Il aurait alors perdu le choix de renier. Pour que l’homme puisse avoir le mérite de reconnaître, Hachem laisse la possibilité de renier. Et pour cela, Il voile Ses miracles par des apparences naturelles. Celui qui voudrait renier le miracle le pourrait et Hachem saura alors récompenser celui qui s’est efforcé de voir Sa Main, là où Il L’a cachée.
Il en est de même concernant le feu sur l’autel. Certes, un feu céleste, envoyé par Hachem, descendait pour consumer les sacrifices.
Mais, si ce feu était dévoilé et visible facilement, alors ce miracle aurait été dévoilé. L’homme n’aurait plus eu besoin de faire d’efforts et de développer sa foi pour reconnaître ce miracle et son mérite aurait diminué. C’est pourquoi, Hachem demanda d’allumer un feu humain sur l’autel, pour que celui-ci cache et dissimule le feu d’En-Haut. De la sorte, l’homme qui s’efforcera de rechercher la vérité et d’identifier malgré tout le feu céleste caché, aura un mérite complet.
Ainsi, Hachem cherche à cacher Son Feu, Il cache le miracle, pour que l’homme intervienne et fasse des efforts pour le retrouver.
L’homme a donc reçu l’ordre d’allumer un feu humain sur l’autel. Cet ordre présente les deux aspects que l’on a évoqués. D’une part, ce feu vient camoufler le miracle. Et d’autre part, ce feu que l’homme doit allumer symbolise la part et l’intervention humaine dans le Projet Divin. Hachem veut que l’homme agisse et fasse des efforts. Il veut que l’homme aussi allume son feu et ne se contente pas de celui qu’Il envoie du ciel. Et c’est justement pour cela qu’Il désire cacher le miracle.
La Thora procède aussi selon le même principe. Hachem a dévoilé dans le monde la Thora. Celle-ci provient des Cieux. C’est la révélation de la Parole Divine. Mais il s’agit là de la Thora écrite, qui émane du Ciel. Cette Thora est comparée au feu d’en-haut.
Mais, il existe aussi la Thora orale. Celle-ci, contrairement à la Thora écrite, apparaît après que l’homme s’investisse et s’adonne complètement à l’étude. Cette Thora émane d’en-bas. Mais en réalité, la Thora orale fait un avec la Thora écrite. Certes, elle donne l’apparence d’émerger de l’étude et des réflexions humaines, mais en réalité, elle est Divine. On peut dire qu’elle cache et dissimule la Parole Divine. Elle cache la Thora écrite. Mais, après tous les efforts que l’homme investira dans son étude, il finira par réaliser que cette Thora aussi est Divine. Elle exprime la Parole d’Hachem et ne forme qu’une seule entité avec la Thora écrite.
Dans le Michkan, l’arche sainte symbolisait la Thora écrite, et la Ménora faisait allusion à la Thora orale. Cette Ménora devait être allumée à partir du feu que l’on allumait sur l’autel. Car la lumière de la Thora orale, qui dissimule (en apparence) la Parole Divine et exige que l’on investisse de grands efforts pour La découvrir, procède selon le même principe que ce feu d’en-bas, qui lui aussi, dissimule le miracle et appelle à fournir des efforts pour identifier le Feu Divin qui se cache derrière.

Le coin Halakha (lois de Pessa’h)

Lorsqu’on prépare la viande pour la fête, il est interdit de dire : « Cette viande est pour Pessa’h », mais on dira : « Cette viande est pour la fête », pour ne pas qu’il y est d’ambiguïté avec la viande du sacrifice de Pessa’h, qui n’est plus d’actualité de nos jours où le Temple n’est malheureusement pas encore reconstruit. Il est interdit de consommer de la Matsa la veille de Pessa’h, afin de garder la primeur de la Matsa pour le Seder où elle sera consommée pour la Mitsva. Malgré tout, il sera autorisé de consommer la Matsa Achira (enrichie avec un jus) la veille de Pessa’h, car elle ne permet pas de s’acquitter de la Mitsva le soir de Pessa’h. De plus, on ne mangera pas beaucoup la veille de Pessa’h pour garder l’appétit pour manger la Matsa de Mitsva, le soir du Seder.
Certains ont coutume de ne pas consommer de salade verte, et en particulier la romaine (ou encore des endives) la veille de Pessa’h, car elle est utilisée le soir du Seder pour la Mitsva du Maror et il convient de lui laisser la primeur pour le Seder.
Il convient de s’entretenir du récit de la sortie d’Egypte jusqu’à ce qu’on soit pris par le sommeil (bien sûr avec la condition d’avoir réalisé toutes les étapes du Seder).

Le coin histoire

Rabbi Chemouel de Loubavitch avait usage de recevoir ses ‘Hassidim en entretien une heure par jour. Après cette heure, son
Chamach (secrétaire) lui préparait une nouvelle rechange d’habits, car les siens étaient alors trempés de sueur. Un jour que Rav David Tsvi ‘Hen attendait son tour, le Chamach lui dit : « Pourquoi le Rabbi transpire-t-il autant pendant seulement une heure d’entretien ?! » C’est alors que la porte du bureau s’ouvrit, et le Rabbi en sortit et s’adressa à son Chamach en lui disant : « Comment ne comprends-tu pas ?! Pendant cette heure, je reçois 25 personnes différentes, chacun avec ses soucis. Pour que je puisse donner un conseil à chacun, je dois d’abord ressentir sa peine comme il la ressent lui-même. Pour cela je dois “enlever” mes habits et “mettre” les siens, si on peut ainsi dire. Puis, je dois ensuite de nouveau “enlever” ses habits et “remettre” les miens, car pour pouvoir le conseiller, je ne peux pas garder ses vêtements, au même titre que lui, avec ses habits, il ne voit pas de solutions. En enlevant et remettant 50 fois des habits en une heure, est-il possible de ne pas suer ?! »
Ce récit nous montre combien doit-on écouter attentivement le problème de nos amis et les ressentir comme si c’était les nôtres.

Le coin ‘Hizouk

Même le plus grand impie, si on lui promettait qu’il finira par connaître Hachem et par devenir un Juste, il sera prêt à supporter toute la difficulté de la Thora et des Mitsvot avec joie. Mais le problème c’est qu’il désespère et n’y croit pas. Il se dit que puisqu’il ne sera jamais un Juste, alors mieux vaut qu’il se laisse aller à tout ce que son coeur désire ! (‘Hatam Sofer)


Chabbat Chalom !

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