Chabbat Mattot-Mass’é

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Paracha Mattot-Mass’é / פרשה מטות-מסעי

2/3 août 2019 – 2 Av 5779 / ב’ אב ה-תשע’ט

Début : 21h10 – Fin : 22h24

Les Horaires :

Vendredi soir :
20h00 : Allumage des bougies et entrée de Chabbat (heure maximum pour l’allumage : 21h10)
19h00 : Chir haChirim
19h15 : Min’ha, suivi de Kabbalat Chabbat et Arvit
D’var Thora par le Rav Mikael MOUYAL

Samedi matin :
09h00 : Cha’harit
D’var Thora par le Rav Mikael MOUYAL
La Haftara sera lue par Liam BENSIMON
L’office sera suivi d’un kiddouch offert Caroline et David BENSIMON à l’occasion de la lecture de la Haftara qui sera lue par Liam.

Samedi après-midi :
19h30 : Cours mixte sur la Paracha par le Rav Mikael MOUYAL
20h30 : Téhilim – Lecture collective des Téhilim – Alpha/Beta
20h45 : Min’ha
Suivi de la Séouda Chélichit, des chants de Chabbat et du D’var Torah par le Rav Mikael MOUYAL
21h27 : Shquiya / שקעת החמה

Samedi soir :
22h24 : Fin de Chabbat, Arvit et Havdala

Dimanche :
08h00 : Cha’harit
19h30 : Min’ha suivi de Arvit
Offices à l’occasion de la Hazkara de Esther bat Chimon (ז״ל), la maman de notre amie Alexandra COHEN.
Les offices seront suivis d’une séoudate mitzva.

Chabbat Chalom !


Roch ‘Hodech Av :

Roch ‘Hodech Av aura lieu ce vendredi 2 août 2019 (à partir de ce soir, jeudi 1er août).


Birkat ha-Lévana :

La Birkat ha-Lévana (prière pour le renouvellement de la lune) pourra être récitée entre le dimanche 11 août au soir et le jeudi 15 août 2019 au soir, lorsque la lune est visible.


Jeûne du 9 Av :

Cette année, le jeûne du 9 Av est repoussé au dimanche 11 août 2019. il commencera samedi soir à 21h16 et se terminera dimanche soir à 21h57.


Ben haMétsarim – Les 3 semaines du 17 Tamouz au 9 Av :

Nos Sages ont institué de s’endeuiller chaque année depuis le 17 Tamouz jusqu’au 9 Av (du dimanche 21 juillet 2019 au dimanche 11 août 2019). Nous commémorons la perte du Beth-Hamikdach. C’est un 17 Tamouz que les romains enfoncèrent la muraille d’enceinte de la ville avant que, le 9 Av, le Temple ne fut détruit.

L’équipe Torah-Box vous offre une fiche-pratique récapitulant les principales interdictions et permissions pendant ces 3 semaines, afin de respecter cette période de deuil dont l’intensité augmente graduellement chaque semaine. Cette année, le jeûne du 9 Av étant repoussé au dimanche 11 août, les règles et restrictions concernant « la semaine où tombe Ticha béAv » ne s’appliquent pas.


Offices et cours de la semaine à la Synagogue :

43 rue des abondances

Cha’harit – 1er office :
6h55 : Lundi et jeudi
7h00 : Mardi, mercredi et vendredi
8h00 : Dimanche et jours fériés

Cha’harit – 2ème Office :
7h45 : dans la Soucah/Pergola
suivi d’une étude par le Rabbin Didier Kassabi du lundi au jeudi, et par le Rav Avner Ibgui le vendredi

Min’ha suivi de Arvit :
19h30 : du dimanche au jeudi

Retrouvez les horaires de la synagogue ici.


Comptes-rendus de l’AG de l’ACJBB :

Retrouvez tous les comptes-rendus de l’Assemblée Générale de l’ACJBB sur le blog de la Synagogue de Boulogne Billancourt : http://synaboulogne.blogspot.com/


Beth Hamidrach :

Le Rabbin Didier Kassabi donne un cours de Guémara chaque lundi soir à 20h00 à la Synagogue de Boulogne Billancourt, 43 rue des abondances. Les cours reprendront en septembre !

Retrouvez tous les cours du Rabbin Kassabi sur cette page !!


Talmud Thorah :

Les cours ont lieu chaque dimanche (hors période de vacances scolaires) dans l’enceinte de la Synagogue (43 rue des abondances).
L’avenir de nos enfants passent par une éducation juive de qualité que nous devons leur offrir.

Aucun enfant ne doit rester en marge de cette transmission des valeurs de la Torah.

Continuez à inscrire vos enfants. Nous vous attendons nombreux pour les inscriptions auprès du Rabbin Didier Kassabi.


Bné Akiva de Boulogne :

Les activités du Bné Akiva de Boulogne vont reprendre ב’ה à la rentrée !!!
Le Bné Akiva de Boulogne et l’agence juive recherchent 1 appartement 3P pour loger 2 jeunes filles qui arrivent en Septembre pour accompagner le Bné Akiva pendant l’année.
Si vous connaissez des opportunités, merci de nous en faire part


Participons à la collecte des fondations du Centre Culturel Juif de Boulogne Billancourt :

La construction du Centre Culturel Juif de Boulogne a été lancée le 23 juin 2019. En plus de la campagne de collecte, nous avons décidé d’entreprendre une collecte « des Fondations du Centre Culturel« . A l’image de la construction du Michkan, où Moché a demandé à tous les Bnei Israel de verser un demi-shekel pour financer les socles qui soutiennent les poutres du Michkan, nous invitons tous les boulonnais, hommes, femmes et enfants, à contribuer aux fondations du Centre Culturel.

La liste de tous les contributeurs sera affichée pour que chacun puisse dire qu’il a fait partie des fondateurs.

Le montant est unique pour que dans cette phase, chacun puisse avoir une part égale à son voisin, quels que soient ses moyens et sa générosité, chacun à part égale.

Nous invitons donc tous les fidèles de notre communauté à participer et surtout à inviter tous nos coreligionnaires, familles, amis, voisins à participer aussi au projet.

Ainsi nous aurons collectivement le mérite de répondre à l’injonction divine de la Paracha Térouma :
« וְעָשׂוּ לִי, מִקְדָּשׁ; וְשָׁכַנְתִּי, בְּתוֹכָם. » – « Et ils me construiront un sanctuaire, pour que je réside au milieu d’eux » Amen !

Robert Ejnes
Président

Mobilisons-nous :
Je participe à la collecte des fondations du Centre Culturel Juif !


Participez à l’écriture d’un Sefer Torah à la mémoire d’Elie Botbol :

La Communauté juive de Boulogne-Billancourt, s’associe au projet de la famille d’Elie (ז״ל) et vous propose de participer à l’écriture du Sefer Tora qui sera écrit à la mémoire et pour l’élévation de l’âme de notre cher ami Eliahou ben Aaron ve Ra’hel BOTBOL (ז״ל)

Le Sefer Tora sera inauguré sDv pour à l’issue de la première année de deuil.
Chaque lettre est à acquérir pour un montant de 52€, et donne droit à un reçu Cerfa.
Vous pouvez acquérir une ou plusieurs lettres, un Passouk ou une Paracha dans ce Sefer Tora.

Tizkou leMitsvoth !

Je participe au Sefer Tora à la mémoire d’Elie Botbol (ז״ל)


« Les AMIS de la REFOUA » – Visite aux malades :

Des bénévoles de Boulogne proposent aux personnes qui le demandent : l’organisation d’une chaine de lecture de Téhilims pour la guérison de nos malades, de prendre de leurs nouvelles et leur rendre visite dans les hôpitaux.
Ces actions se font dans la plus grande discrétion et s’inscrivent dans le cadre du bénévolat.
Vous pourrez joindre – les AMIS de la REFOUA – au 06.03.75.34.15, ou par courriel à : israelalbert1@gmail.com
Vous pouvez aussi faire partie de ces bénévoles, nous vous remercions par avance.


Information ACJBB Boulogne Sud :

Retrouvez toutes les informations de l’office sur : www.acjbb-sud.org.
Si vous souhaitez recevoir par mail la newsletter de l’office, inscrivez-vous en nous envoyant un mail à officeboulognesud@gmail.com.
Retrouvez également toutes les informations sur la page Facebook de l’office : facebook.com/acjbbsud et sur Twitter : twitter.com/acjbbsud.


Sécurité SPCJ :

La sécurité est l’affaire de tous ! Le SPCJ a besoin de chacun d’entre nous !
La protection de la vie communautaire est plus que jamais l’affaire de tous ! Vous en êtes les premiers acteurs ! Votre mobilisation est essentielle et nécessaire !
Si vous souhaitez nous aider à assurer la protection de l’office, rapprochez-vous de nous !
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser et assurer des relais de garde, plus nous passerons du temps à prier !


Réservation des espaces communautaires :

Vous souhaitez organiser une manifestation (Brith-Mila, Bar-Mitsvah et Bat-Mitsvah, Mariage, Azkara, Soirée Mikvé Kala, etc… ) dans les espaces de la Synagogue de Boulogne, 43 rue des Abondances, contactez M. Alain Chicheportiche 06.95.62.58.41 – alainchicheportiche92@gmail.com

Vous souhaitez réserver la salle de Boulogne Sud, 134 bis rue du point du jour Boulogne Billancourt, contactez M. Patrick Sebban 06.03.02.30.78 – patrick.sebban2@paris.fr


Mikvé :

Mikvé pour les femmes
Le Mikvé est ouvert tous les soirs, du dimanche au jeudi 10 minutes avant l’heure de la fin du Chabbat précédent, pendant 1h30.
Le samedi soir, le mikvé ouvre 1h après la fin de Chabbat, pendant 1h30.
Pour les vendredis soirs et soirs de fête, prendre rendez-vous avec Mme Kassabi, au moins 2 jours avant au 06 22 76 15 04.

Mikvé vaisselle
Le Mikvé Kélim est ouvert tous les matins du dimanche au vendredi depuis l’heure de la Téfila jusqu’à midi.


Faire un don :

Pour faire vivre et participer activement à cet office, faites un don par internet ou envoyez vos chèques au 134 bis rue du Point du Jour. Toutes les participations sont bienvenues, les petits ruisseaux faisant de grandes rivières, nous parviendrons, tous ensemble, à faire vivre l’Office de Boulogne Sud.

Tizkou Lé-Mitsvot !!


Dons pour le Centre Culturel de Boulogne Billancourt :

Le nouveau centre culturel sera situé à l’angle des rues Marcel Dassault et d’Anjou. Le permis de construire, déposé en mars à la mairie a été purgé. Les travaux devraient commencer prochainement. Il comprendra notamment :

  • Une Synagogue
  • Le Centre Communautaire (CCIBB)
  • Une salle polyvalente
  • Une salle des fêtes
  • Et un Mikvé

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation du Centre Culturel de Boulogne

Etat du dossier

Le mardi 25 juin 2019, le contrat de construction a été signé avec Eiffage Construction. Les travaux commenceront d’ici le mois d’août.

Vous avez une occasion unique d’inscrire votre nom, celui de vos familles, celui de vos disparus, dans un projet qui marquera l’avenir de la vie juive à Boulogne-Billancourt.

Devenez acteur du devenir de la vie juive à Boulogne en faisant un don pour la construction du Centre Culturel de Boulogne. Vous pouvez décider de diriger votre don vers la synagogue ACJBB ou vers le CCIBB, en nous l’indiquant par message.

Si vous avez des question, envoyez-nous un message !

Je participe à la collecte pour la construction


Dvar Thorah et enseignements :

par le Rav Mikaël Mouyal

Léïlouy Nichmat Avraham Ben Mikhaël, ‘Haï Victor Ben Yakouta, Jaqueline Bat Esther et Paula Yakouta Bat Rosette

Le coin ‘Hidouchim

« Un homme qui ferait un voeu pour Hachem » (30, 2) (Matot) :

Un “vœu pour Hachem” signifie selon le sens simple, un vœu qui engage l’homme devant Hachem. Mais on peut aussi expliquer, d’après l’allusion, que ce verset évoque un vœu qu’un homme ferait devant Hachem, à savoir que Seul Hachem connaîtrait. C’est à dire qu’il ferait ce vœu dans sa pensée et dans son cœur, sans le prononcer, de sorte que Seul Hachem pourrait le savoir. Et le verset dirait alors que même un tel vœu que l’homme s’imposerait par la pensée, il devra le réaliser. « Il ne profanera pas sa parole », c’est à dire la parole qu’il s’est dite à lui-même dans son cœur. « Comme tout ce qui sortirait de sa bouche, il fera ». Cela vient signifier qu’il fera et réalisera même un tel engagement pris dans son cœur, « comme tout » autre vœu habituel « qui sortirait de sa bouche », qui serait formulé par la parole. Il convient de réaliser un vœu pris par la pensée tout comme un vœu verbal. (‘Hatam Sofer)

« Tes serviteurs comptèrent la tête des guerriers qui sont dans nos mains et il ne manquait personne » (31, 49) (Matot) :

Que signifie que ces guerriers sont “dans nos mains” ?
On peut l’expliquer de façon allusive. Nos Sages disent que les soldats de A’hav étaient des idolâtres. Malgré tout, quand ils allaient en guerre, tous revenaient vivants. Et ce, par le mérite qu’il n’y avait pas de médisance parmi eux. Ainsi, le fait de ne pas écouter de paroles médisantes protège des dangers de la guerre. De plus, nos Maîtres disent que les doigts ont été créés allongés pour pouvoir les enfoncer dans son oreille et ne pas écouter de la médisance. Ainsi, “les guerriers qui sont dans nos mains”, font allusion aux doigts de la main, qui permettent de revenir en vie de la guerre, par le fait qu’ils permettent de ne pas écouter de médisance. De plus, le verset dit, littéralement : « Tes serviteurs levèrent la tête (que l’on a traduit par : “comptèrent la tête”) des guerriers… ». Le fait de lever la tête signifie “donner de l’importance”. Ainsi, c’est parce que les Juifs donnèrent de l’importance aux doigts de la main, pour les utiliser en vue de se préserver de la médisance, qu’« il ne manquait personne » et que tous revinrent sains et saufs. (Ben Ich ‘Haï)

« Les enfants de Gad et les enfants de Réouven vinrent » (32, 2) (Matot) :

Les tribus de Gad et Réouven exposèrent devant Moché leur demande de s’installer à l’est du Jourdain. Cependant, puisque Réouven était l’aîné, pourquoi Gad a-t-il parlé avant Réouven ?
En fait, l’ancêtre de la tribu de Réouven (qui est Réouven lui-même) a commis une erreur en profanant la couche de son père et Yaacov l’a réprimandé en le qualifiant de quelqu’un d’impétueux. Ainsi, les descendants de Réouven redoutèrent cette nature d’impétuosité qui était en eux. C’est pourquoi, ils ne voulaient pas prendre l’initiative de demander à Moché d’hériter des terres de l’est du Jourdain, qui étaient en dehors de la terre d’Israël. En effet, ils craignirent que cette initiative provienne aussi de leur précipitation innée. C’est pourquoi, ils demandèrent à la tribu de Gad de prendre les devants, et eux ne feraient que les suivre. (Chakh sur la Thora)

« Aharon le Cohen monta sur Hor la montagne… et y mourut… le cinquième mois, le premier du mois » (33, 38) (Mass’é) :

La seule personne pour qui la Thora précise la date de décès c’est Aharon. On peut se demander pourquoi.
En fait, Aharon représentait le service Divin dans le Michkan. Sa mort au 5ème mois (mois de Av) vient signifier que ce mois est défavorable concernant ce service. Or, le service du Temple a remplacé celui du Michkan. La Thora veut faire allusion que le mois de Av sera défavorable concernant le Service dans le Temple. C’est ainsi que les deux Temples furent détruits le 9 Av. (Haamek Davar)

« Trois villes vous placerez au-deçà du Jourdain » (35, 14) (Mass’é) :

Nos Sages enseignent que les 3 villes de refuge situées au-deçà du Jourdain ne pouvaient fonctionner que quand celles situés en terre d’Israël fonctionneraient aussi. On peut se demander pourquoi ?
En fait, si les villes de refuge au-deçà du Jourdain fonctionnaient sans celles du pays d’Israël, les tueurs involontaires devraient alors alors de la terre sainte pour aller se réfugier dans les villes en dehors de la terre d’Israël. Pour éviter aux Juifs de quitter trop souvent la terre sainte pour se réfugier en dehors, c’est pourquoi les villes en dehors d’Israël ne pouvaient fonctionner que quand celles d’Israël aussi fonctionnaient. (Mechekh ‘Hokhma)

« La tribu des enfants de Yosseph a raison » (36, 5) (Mass’é) :

Pourquoi le Texte ne les appelle-t-il pas plus précisément “enfants de Ménaché” plutôt qu“’enfants de Yosseph” qui est trop général ?
En fait, suite à l’incident de Réouven avec Bilhaa, Yaacov retira le droit d’aînesse à Réouven pour le donner à Yosseph. Seulement, certains pourraient prétendre que Yosseph ne méritait pas vraiment le droit d’aînesse mais qu’il a agi activement pour le recevoir. En effet, Yosseph rapporta à son père des paroles médisantes sur ses frères. Et certains pourraient le soupçonner d’avoir fait cela pour que son père lui donne, à lui, le droit d’aînesse. La preuve que cette hypothèse est fausse est que les descendants de Yosseph (du côté de Ménaché) ont revendiqué devant Moché que les filles de Tselof’had doivent se marier avec des hommes de leur tribu. De sorte que, comme ils le dirent, « l’héritage ne dévie pas d’une tribu à une autre tribu ». Ainsi, la tribu de Ménaché a démontré qu’ils s’opposent au fait de détourner un héritage de l’un à l’autre. Par cela, ils attestèrent que leur ancêtre aussi n’a jamais cherché à détourner l’héritage du droit d’aînesse de Réouven à un autre (en l’occurrence lui-même). Ainsi, par leurs propos, les enfants de Ménaché nettoyèrent leur ancêtre Yosseph de tout soupçon. C’est pourquoi, la Thora les appellent “enfants de Yosseph”, car par ces propos-là, ils apportèrent une attestation pour disculper Yosseph leur ancêtre. (Imré Chefer)

Le coin étude

La Thora rapporte que les tribus de Réouven et de Gad, qui avaient de grands bétails, demandèrent à Moché de pouvoir hériter des terres de l’est du Jourdain, en dehors de la terre d’Israël, qui étaient adaptées au bétail. Comment comprendre une telle demande ?
Les commentateurs rapportent que ces tribus étaient tellement attachées à Moché, qu’ils ne voulaient pas se séparer de lui. Comme Moché allait être enterré à l’est du Jourdain, ils souhaitaient rester à ses côtés. Seulement, le Texte dit clairement que ces deux tribus avaient un grand bétail. Quel est le lien entre l’attachement à Moché et la demande d’hériter l’est du Jourdain du fait de leurs bétails ?
En fait, nos Sages enseignent que la Manne descendit dans le désert pour le peuple Juif par le mérite de Moché. De plus, les Hébreux quittèrent l’Egypte avec de très nombreuses bêtes. Ainsi, il est clair qu’à part la Manne, les Juifs consommaient aussi dans le désert la viande de leurs animaux. Mais, les tribus de Réouven et de Gad, qui étaient tant attachés à Moché, ne voulaient se nourrir que de la Manne, qui était obtenue justement par le mérite de Moché. Ainsi, ils ne consommaient pas de viande, mais uniquement de la Manne.
Par conséquent, ces tribus avaient donc des bétails beaucoup plus nombreux que les autres tribus, puisqu’ils n’abattaient jamais de leurs bêtes pour les consommer. C’est cela la raison pour laquelle ils avaient beaucoup plus de bêtes que les autres tribus. Ainsi, c’est leur attachement à Moché qui les conduisit à ne consommer que de la Manne et donc à préserver leurs bétails, qui étaient donc si importants qu’il leur devint nécessaire de s’installer dans des terres verdoyants favorables à leurs animaux.
Seulement, on peut encore approfondir la réflexion. Le lien entre les nombreuses bêtes de ces tribus et leur affection particulière envers la Manne n’est pas seulement superficielle. Il y a un lien encore plus étroit et plus profond entre ces deux éléments. En effet, la Manne était une nourriture qui venait du ciel, c’est à dire que c’était une nourriture spirituelle, au point que le Ramban dise que la Manne était un éclat de la Présence Divine. Ainsi, cette nourriture ne “matérialisait” pas ceux qui la consommaient. Dès lors, il est clair que ceux qui affectionnaient particulièrement la Manne et ne voulaient se nourrir que par elle, avaient des affinités encore plus grandes que les autres à la spiritualité. Or, en entrant en terre Sainte, l’essentiel de l’occupation de ceux qui vont s’y installer sera l’agriculture. Et il est clair que ce métier est très prenant et empêche grandement de pouvoir s’adonner à la méditation et à l’élévation spirituelle. En revanche, le métier de berger favorise au contraire le fait de se retrouver avec soi-même et ne perturbe pas autant la concentration. C’est ainsi que tous nos patriarches étaient bergers, car cette occupation se marie bien avec la volonté de s’isoler pour méditer et s’occuper de progresser spirituellement. Aussi, l’amour de la Manne des tribus de Réouven et Gad a entraîné qu’ils développent des tendances encore plus fortes à la recherche de spiritualité. Et cela a impliqué qu’ils optent pour être bergers, car cette profession était idéale pour eux, qui cherchaient à s’élever spirituellement. Ils choisirent donc une terre favorable pour cette activité.
Mais alors, on peut encore s’interroger, car cette démarche pouvait ressembler à la faute des explorateurs. En effet, selon nombre de commentateurs, la faute des explorateurs était de vouloir rester dans le désert, entourés de la Providence Divine miraculeuse, à ne s’occuper que de spiritualité, plutôt que d’entrer en terre sainte, où il faudra alors se consacrer à l’action matérielle. Leur erreur était que l’objectif même de l’occupation spirituelle est d’aboutir sur l’action concrète et pas de rester uniquement au stade de l’intellectuel.
Or, nous venons d’expliquer que les tribus de Gad et Réouven ont aussi cherché à développer leur affinité au spirituelle, et ne voulait pas “descendre” dans la matérialité et l’action en entrant en terre d’Israël. Ainsi, en quoi se distinguaient-ils des explorateurs ?
C’est qu’en fait, les explorateurs voulaient nier complètement l’intérêt de l’action concrète et matérielle en dissuadant tout le peuple à entrer en terre sainte. En revanche, ces deux tribus voulaient que le reste du peuple entre en Israël s’occuper de l’action matérielle dont ils savaient être l’objectif. Seulement, en restant, quant à eux, au-deçà du Jourdain, ils cherchaient à ce que leurs occupations spirituelles aident et renforcent le reste du peuple résidant en terre d’Israël dans leur travail crucial de s’occuper de l’action concrète.

Le coin Halakha

Quand entre le mois de Av, on diminue la joie. De plus, on évite de comparaître au tribunal car c’est une période difficile pour le peuple Juif. Ainsi, on essaiera de repousser ce jugement pour après le 10 Av. De plus, la coutume la plus répandue en Afrique du nord est de ne pas se couper les cheveux ni de se raser depuis le 17 Tamouz jusqu’après le 9 Av. Malgré tout, on aura le droit de se peigner et se brosser les cheveux. Cette année où le 9 Av tombe Chabbat et le jeûne est repoussé au dimanche, pour les Sefarades, on n’est pas concerné par les interdits supplémentaires qui s’appliquent d’habitude la semaine où tombe le 9 Av comme ne pas laver le linge, ne pas mettre de vêtements propres, ne pas se laver à l’eau chaude. En revanche, pour les Achkénazes, ces interdits s’appliquent depuis Roch ‘Hodech inclus. Il est d’usage de ne pas consommer de viande (même de volaille) ni de vin (ou jus de raisin) depuis Roch ‘Hodech Av. Pour beaucoup de Sefarades, le jour même de Roch ‘Hodech, cela sera permis. Bien sûr, Chabbat aussi cela sera permis.

Le coin histoire

Rabbi Moché Leib Kornbelit travaillait en tant que boucher pour gagner sa vie. Il était très pieux. Un jour, une dame qu’il ne connaissait pas entra dans la boucherie pour acheter un morceau de viande. Il lui en vendit, puis la dame sortit. Mais alors, en continuant de vérifier un autre morceau de la même bête, Rabbi Moché se rendit compte que l’animal était Taref et donc non cachère.
Le Rav frissonna à l’idée de faire manger une juive d’une viande interdite. Et il ne pouvait pas l’en informer puisqu’il ne la connaissait pas. Alors que fit il ? Il s’enferma dans la boucherie, ouvrit un livre de psaume et commença à implorer le Ciel à chaudes larmes de lui éviter de faire fauter quelqu’un. Après une petite heure, on tapa à la porte. Quand il ouvrit, Rabbi Moché vit cette cliente qui lui demanda de lui vendre de la viande. Elle expliqua qu’en arrivant chez elle, elle posa la viande sur l’épaisseur de la fenêtre, lorsque arriva un chat et arracha le morceau de viande sans rien en laisser…
Ce récit montre la force de la prière ainsi que l’aide qu’Hachem accorde à ceux qui le craignent pour les protéger de la faute. Mais aussi on voit combien un homme doit être sensible et redouter terriblement de provoquer que quelqu’un ne faute à cause de lui.

Le coin ‘Hizouk

Nos Sages ont enseigné qu’Avraham a ouvert la porte pour les convertis. Et si déjà il a permis qu’un véritable non-Juif puisse avoir la possibilité de devenir un Juif véritable, encore plus a-t-il ouvert la porte à un Juif qui a commis même de très grandes et nombreuses fautes de pouvoir se repentir et se rapprocher d’Hachem. Avraham a rendu possible même cela. Il n’y a donc pas lieu de désespérer. (Beit Avraham)


Chabbat Chalom !

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